Étiquette : Biodiversité

  • Hôtel à insectes : Invitez la biodiversité au jardin !

    Hôtel à insectes : Invitez la biodiversité au jardin !

    Prendre soin des insectes du jardin est un acte à ne pas prendre à la légère lorsque l’on souhaite avoir un jardin potager, productif et en accord avec la nature. En effet, la biodiversité du jardin abrite de nombreux insectes auxiliaires qui très utiles pour lutter contre les parasites, mais aussi des insectes pollinisateurs indispensables pour obtenir de bonnes récoltes. Ainsi, fournir un abri à cette faune bénéfique, permet d’optimiser tout l’écosystème du jardin ! L’hôtel à insectes constitue ce qui se fait de mieux en matière d’hébergement pour ces auxiliaires du jardin, mais quels intérêts offre précisément un hôtel à insectes ? Et comment l’installer de manière de manière optimale ?

    Principes de base de l’hôtel à insectes !

    L’hôtel à insectes est une construction qui permet d’optimiser la présence, par la survie hivernale, d’insectes et d’arachnides qui sont souhaités des écosystèmes. En effet, les insectes utiles, comme les nuisibles par ailleurs, hibernent sous forme d’œufs dans les écorces des arbres ou au stade adulte dans les interstices paisibles des murets de pierres ou encore dans le bois morts ! Cependant la dégradation de leur environnement entraine une disparité dans l’offre d’abris qui sont à leur disposition. C’est dans ce contexte et pour ces différentes raisons que l’hôtel à insectes devient une nécessité dans nos jardins. Cet abri de luxe permet à chaque espèce de disposer d’un espace dédié !

    hôtel à insectes

    Quels insectes auxiliaires y trouverons refuge ?

    Une grande variété d’insectes auxiliaires peuvent se voir offrir le gîte dans les hôtels à insectes. C’est le cas des chrysopes qui se se nourrissent des pucerons, les bourdons, certaines abeilles et guêpes solitaires (comme la megachile) qui assurent la pollinisation, divers diptères notamment les syrphes dont la larve se nourrit de pucerons, et l’adulte assure la pollinisation. Les forficules (pince oreille) qui sont eux aussi de très bons auxiliaires contre les pucerons. Sont aussi présent les fameux carabes dont les larves sont de grandes dévoreuses de parasites.

    nichoirs insectes

    Les clés du succès de l’hôtel à insectes !

    Le principal critère à prendre en compte est l’emplacement et l’implantation de l’abri : de préférence au Sud à l’abri des vents dominants. Il devra être équiper d’un toit imperméable pour le protéger de la pluie, et surélevé pour le protéger de l’humidité du sol. Une armature en bois permet de rendre l’ensemble plus étanche. L’endroit choisi devra être assez calme, à l’écart des allées et venues, et de préférence à d’un massifs de fleurs sauvages ou cultivées, afin que les insectes aient un accès facile à leur nourriture et à leur terrain de jeux favoris !

    Si vous souhaitez ouvrir un hôtel de luxe dans votre jardin, nul besoin de licence ou de payer de taxes…il suffit d’être bricoleur ou d’en acquérir un prêt à être installer, pour cela je vous invite à découvrir nos offres, cliquez-ici : Tout pour attirer la biodiversité au jardin ! [divider]

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  • Bouillie bordelaise : Toxique pour la biodiversité du jardin

    Bouillie bordelaise : Toxique pour la biodiversité du jardin

    Bien connue des jardiniers, la bouillie bordelaise est un produit de traitement extrêmement répandu et efficace contre bon nombre de maladies. Ce pesticide autorisé en agriculture biologique est utilisé de manière préventive dans les cultures de fruits et légumes ainsi que de certaines plantes d’ornement ! Cependant, ce produit est de plus en plus décrié, car le cuivre qu’il contient est toxique pour l’environnement et la biodiversité !

    Qu’est-ce que la bouillie bordelaise exactement ?

    De couleur bleue, la bouillie bordelaise est un pesticide fabriqué à base de chaux et de sulfate de cuivre, qui se présente sous la forme d’une poudre bleue que l’on dilue dans de l’eau ; on vaporise ensuite la solution sur les végétaux. Elle est notamment utilisée pour lutter contre les maladies cryptogamiques, c’est-à-dire causées par des champignons (cloque du pêcher, mildiou, tavelure…), ainsi que contre certaines maladies bactériennes (bactérioses…). Que ce soit sur les arbres fruitiers, les vignes, les tomates, les pommes de terre ou encore les fraises, la bouillie bordelaise est utilisée quasiment dans toutes les cultures de fruits et légumes, y compris en culture dite “bio” ou “naturelle” !

    bouillie-bordelaise
    Emballage commercial de la bouillie bordelaise !

    Que reproche-t-on à ce fameux traitement bleu ?

    Il y a quelques années, il a été question d’interdire la bouillie bordelaise en France (dans d’autres pays d’Europe, c’est déjà le cas), mais le projet a été abandonné. Pourtant, il n’y a pas de fumée sans feu : que reproche-t-on donc exactement à ce produit ?

    La bouillie bordelaise est employée en maraîchage et surtout en viticulture depuis le début du XXe siècle. Son usage est courant et banale, mais sa toxicité est paradoxalement encore mal cernée. Si le cuivre est, à faible dose, un oligo-élément indispensable à la vie, à des doses plus élevées, il présente une toxicité importante pour l’environnement. Un usage répété de la bouillie bordelaise conduit à une accumulation du cuivre dans le sol, car ce métal lourd ne se dégrade pas, hormis en milieu acide, et est conservé dans le sol. Une étude de l’INRA a trouvé plus de 200 mg de cuivre par kg de sol (sa teneur naturelle variant de 2 à 60 mg/kg). Ces concentrations peuvent être toxiques pour les micro-organismes du sol, pour la vigne elle-même ainsi que pour les animaux et les poissons. Le cuivre peut aussi tuer les vers de terre qui jouent un rôle important dans l’entretien du sol, de même qu’il inhibe l’activité de nombreuses bactéries et champignons utiles et auxiliaires.

    Les risques liés à l’inhalation ne semblent pas avoir été étudiés chez l’homme, mais l’OMS relève qu’une exposition chronique à des aérosols ou vapeurs de “bouillie bordelaise” chez des salariés induit une augmentation de l’absorption et de l’accumulation de cuivre dans l’organisme. En 1988, Holland et White ont montré que l’inhalation par le rat d’un aérosol de chlorure de cuivre, conduisait à des problèmes de reprotoxicité (délétion de la spermatogenèse, diminution du poids testiculaire, chute des hormones sexuelles).

    Les alternatives à la bouillie bordelaise !

    En France, la bouillie bordelaise est autorisée en agriculture biologique dans certaines limites. Depuis 2006, il ne faut plus dépasser 6 kg/ha/an (soit l’équivalent de 2 traitements avec une bouillie concentrée à 20 % de cuivre). Ce fongicide minéral est cependant à éviter au jardin !

    En effet, il existe d’autres solutions vraiment naturelles et 100% biologiques. C’est la exemple le cas du purin d’orties qui est, entre autre, un très bon fongicide naturel permettant de lutter efficacement contre le mildiou. Une autre alternative s’offre à vous, il s’agit du purin de prêles qui est également un excellent fongicide naturel qui peut être utiliser toute l’année afin de renforcer la résistance des végétaux aux maladies cryptogamiques telles que le mildiou, la rouille, l’oïdium, la tavelure, la cloque ou encore la moniliose par exemple.

  • Strasbourg : Capitale française de la biodiversité 2014

    Strasbourg : Capitale française de la biodiversité 2014

    Le concours “Capitale Française de la Biodiversité” existe depuis 2010 et récompense chaque année la ville de France la plus engagée dans la préservation de la biodiversité. Cette année, la ville de Strasbourg à été élue “Capitale française de la biodiversité 2014”. Pour cette 5ème édition, le thème choisi était « Agriculture urbaine, périurbaine et biodiversité». Le jury a ainsi distingué la stratégie déployée par la ville pour devenir une ville nourricière respectueuse de la biodiversité dans une démarche impliquant les associations et les habitants.

    Agriculture et biodiversité : La ville de Strasbourg se distingue !

    Depuis ces dernières années, la ville de Strasbourg à décuplée ses efforts pour intégrer la production agricole au tissu urbain, dans le respect de la biodiversité. Le soutien apporté aux circuits courts, notamment par la réduction du nombre d’intermédiaires et la vente directe, la construction de nouveaux jardins familiaux et potagers urbains collectifs, le développement de modes de culture alternatifs, ainsi que la reconversion en bio de parcelles cultivées en agriculture intensive, autant de démarches réalisées en concertation avec les habitants, les associations et les professionnels qui ont séduit le jury du concours.

    Strasbourg-Jardins

    Les autres villes primées par le concours !

    Outre Strasbourg, cette édition a également distingué :

    >>> Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) qui est primé dans la catégorie des petites villes et s’est imposé comme coup de cœur du jury qui a particulièrement apprécié la mise en place de la régie agricole bio et de la cantine 100 % bio, en lien avec la politique globale de préservation des terres agricoles.

    >>> Pau (Pyrénées-Atlantiques), à qui revient le prix des villes moyennes et qui a su lier jusqu’ici agriculture, biodiversité et solidarité autour d’une zone maraichère regroupant parcelles solidaires et pépinière de maraichers et qui est encouragée à poursuivre ses efforts.

    >>> La communauté d’agglomération de Marne-et-Gondoire (Seine-et-Marne), qui a été désignée lauréate du prix de la catégorie intercommunalités pour la mise en place d’un Périmètre de Protection des Espaces Agricoles et Naturels Périurbains (PPEANP) et la conception d’une malle pédagogique très complète sur l’agriculture.

    Quatre capitales régionales ont aussi été désignées !

    >>> En Aquitaine, Bègles (Gironde) est récompensée pour la mise en place d’un réseau de mini jardins partagés dans les délaissés de voiries et les dents creuses du milieu urbain.

    >>> En Île-de-France, Montreuil (Seine-Saint-Denis) a été choisie pour le long travail réalisé pour préserver la zone des murs à pêches et le développement de nombreux jardins collectifs.

    >>> En Rhône-Alpes, La Motte-Servolex (Savoie) a été désignée au titre de son implication pour faire évoluer les pratiques agricoles sur son territoire.

    >>> Enfin, Miramas (Bouches-du-Rhône) a remporté le prix régional en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour sa politique globale en matière de préservation de la biodiversité, notamment l’arrêt de l’usage des pesticides et la gestion écologique des espaces verts.

    L’évaluation des candidatures a été réalisée par un Comité scientifique et technique composé de chercheurs, de naturalistes, d’urbanistes, de praticiens et de spécialistes de la nature en ville, sur dossier et via des visites de terrain. Ce comité a estimé que « de très bonnes actions avaient été présentées, y compris par des collectivités non-lauréates. » Le recueil d’actions à paraitre fin novembre devrait donc regrouper de nombreux exemples, source d’inspiration pour les collectivités françaises. La cérémonie de remise des prix se déroulera lundi 24 novembre 2014, à la Halle Pajol, dans le XVIIIème arrondissement de Paris.

  • Araujia sericifera : Portrait d’une plante tueuse d’insectes

    Araujia sericifera : Portrait d’une plante tueuse d’insectes

    L’araujia porte-soie (Araujia sericifera) est une liane de la famille des Apocynacées, originaire d’Amérique du Sud. Cette espèce utilisée comme plante grimpante ornementale s’est diffusée dans l’ensemble des pays à climat tempéré de part sa floraison et son parfum. Cependant, sous cette apparente douceur se cache une “plante cruelle”. En effet, sa fleur fonctionne comme un piège à insectes, sans pour autant être une plante carnivore.

    Araujia sericifera, plante cruelle (1)
    Papillon de nuit mort d’épuisement – Photographie : Alsagarden.

    Un spectacle macabre au jardin !

    Tout au long de l’été ses fleurs parfumées sont visitées entre autre par les papillons de nuit, les moros-sphinx mais aussi par les abeilles. Au fond des petites fleurs en clochette blanches et roses se trouve le piège qui est présent sous forme d’une étroite fente en forme de V par laquelle doit passer la trompe pour atteindre le nectar. Mais, lors du retrait, la trompe du butineur glisse vers la partie resserrée du V et s’y coince. En France, les insectes pollinisateurs piégés meurent la plupart du temps d’épuisement et il n’est pas rare de retrouver au pied de la plante plusieurs dizaines de fleurs fanées contenant un insecte mort. D’ailleurs ont remarque souvent que certaines araignées s’installent à proximité des fleurs de l’Araujia sericifera afin d’achever ces proies faciles !

    Araujia sericifera, plante cruelle (3)
    Spectacle macabre – Photographie : Alsagarden

    Un système adapté, mais pas chez nous !

    Ce système de piège est enfaîte tout à fait adapté à son milieu d’origine puisque les espèces tropicales plus « musclées » que nos petits papillons de nuits et abeilles provoquent suffisamment de remue-ménage pour que deux petits sacs de pollen (ou pollinies) se fixent sur leur trompe ou leur corps pour être emportés au loin. C’est tout simplement une stratégie de la plante en vue de sa multiplication ! Il est tentant d’avoir cette magnifique plante grimpante au jardin. Cependant, je vous invite à ne pas planter cette espèce cruelle envers nos insectes indigènes ! Il en va de la survie des abeilles, des papillons et autres pollinisateurs.

    Araujia sericifera, plante cruelle (4)
    Une plante piège pour nos butineurs – Photographie : Alsagarden
  • Mes débuts en apiculture : La récolte des cadres de miel

    Mes débuts en apiculture : La récolte des cadres de miel

    Ce premier rucher offert par un ami apiculteur est installé au fond du verger familial depuis le printemps dernier. Suite à une visite d’été, il s’était avéré que les abeilles n’avaient pas encore beaucoup travaillé…du coup la récolte à été reporter. Mais le moment tant attendu est enfin venu ! La récolte des premiers cadres de miel reste un moment de pure émotion. Quel bonheur d’admirer le résultat découlant du travail de butinage des abeilles !

    Récolte miel, apiculture (2)

    L’apiculteur, un voleur aux yeux des abeilles !?

    Lors de la récolte, seuls les cadres situés dans la hausse, la partie supérieure de la ruche, sont prélevés. Ce miel correspond au surplus de la colonie. La partie basse du rucher permet de garder une réserve de miel suffisante (environ 20kilos) pour que les abeilles puissent se nourrir durant tout l’hiver.

    Récolte miel, apiculture (3)

    La récolte : Le bon moment, la bonne technique et les bons équipements !

    Avant d’entreprendre la récolte, assurez-vous que les cadres de la hausse soit suffisamment operculé, au minimum sur les 2/3 de sa surface (en dessous, vous risquez d’avoir un miel trop chargé en eau donc instable.) Le retrait des hausses doit s’effectuer mi-août au plus tard. Si certains apiculteurs travaillent leurs abeilles sans protection lors des visites s’entretient, il serait inconscient de faire une récolte sans une protection sérieuse. Lors de la récolte, il est donc impératif de bien s’équiper !

    Il faut également savoir que certains horaires sont plus intéressants pour l’opération, par exemple entre 11h et 15h par une belle journée…car la ruche est vide de toutes ses butineuses. C’est à dire que 50% des abeilles sont parties du corps. Pour prélever le miel dans la ruche, nous utilisons la technique classique de l’enfumage permettant de rendre les abeilles moins nerveuses. Ce qui permet de prélever délicatement chaque cadre et les brosser doucement pour s’assurer que la reine et les ouvrières redescendent bien dans la ruche.

    Récolte miel, apiculture (4)

    La récolte est la récompense du bon travail de l’apiculteur mais surtout des abeilles. Si la récolte n’est pas très bonne mais que votre ruche est populeuse et en bonne santé, c’est déjà une réussite et une promesse intéressante pour l’année suivante ! Dans un article à venir, nous verrons l’étape d’extraction et de maturation du miel.

  • Adopter des poules dans son jardin, une bonne idée ?

    Adopter des poules dans son jardin, une bonne idée ?

    Quel bonheur de retrouver dans son assiette des œufs frais, pondus du jour ! Élever dans son jardin quelques charmantes petites poules pondeuses n’est-ce pas là, une suite logique du jardin nourricier. Pourtant, les jardiniers restent réticent à en adopter : Le jardin peut il vivre en harmonie avec des poules ? Quelles sont les contraintes et les bénéfices des poules au jardin ? Quelles conditions sont requises pour avoir des poules dans son jardin ? Quelle est la législation en vigueur ? Toutes les réponses à vos questions sont dans cet article !

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    Couple de Padoue chamoisée. Une race européenne ancienne qui était déjà connue au XVIIIe siècle.

    Poules et jardin, une harmonie tout à fait possible !

    En respectant certaines règles, les poules seront vos alliées au jardin. En effet, en plus de vous fournir des œufs frais pratiquement toute l’année, les poules se régalent des petites limaces, escargots et autres insectes nuisibles. Elles aident aussi à désherber le jardin, grâce à elles plus de mousse dans la pelouse, oubliez le scarificateur ! Au verger, les fruits des arbre fruitiers tombés au sol sont vite consommés, ce qui évite les guêpes !

    Également, elles permettent d’animer un peu plus le jardin et font la joie des enfants qui apprendront avec plaisir à s’en occuper. Omnivores, elles mangent vos déchets de cuisine…les épluchures de légumes, les pâtes, les salades, les fromages, elles dévorent également les déchets du potager (fanes de carottes, cosses de pois …). Un seul volatile consomme en effet jusqu’à 150 kg de déchets par année. En échange, elles fournissent de l’engrais pour vos plantes puisque leurs fientes sont très riches en nutriments et une bonne source d’azote pour le compost.

    Cependant, il faut savoir qu’il est dans la nature d’une poule de gratter la terre. Toutefois, si vous lui offrez un espace suffisamment grand pour vivre, ce phénomène sera limité. Au printemps, ne laissez pas les poules vagabonder dans le potager où vos semis et plantations en prendraient un coup ! A la campagne ou en ville, les attaques de prédateurs (chat, renard, fouine…) sont à prévoir. Enfermez bien vos poules pour la nuit, et prévoyez leur un poulailler sécurisé.

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    La Poule-Soie, anciennement “Nègre-soie” est une race au plumage très duveteux !

    Ce que dit la lois concernant les poules, le poulailler et les potentielles nuisances !

    Il n’y a pas de réglementation particulières à observer si l’on a juste quelques poules (au maximum 50) dans son jardin. Mais comme dans toute réglementation, il y a des cas particuliers. En effet, certaines municipalités et lotissements liment ou interdissent les animaux de basse-cour, renseigner vous auprès de votre mairie.

    En ce qui concerne le poulailler, si la surface dépasse 20 m2 sur 2m de hauteur, il faut au préalable de la construction un permis de construire. Aucune distance légale entre la clôtures et le poulailler n’est imposée pour les élevage de moins de 10 animaux. Au-delà, vous devez garder une distance de 25 mètres des habitations et 50 mètres lorsque vous avez plus de 50 poules.

    Les voisins peuvent ne pas apprécier les nuisances, comme le chant du coq à l’aube ou encore les odeurs, selon le code de la santé publique (article R 1334-31) vous devez veiller à ce que vos animaux ne portent pas atteinte à la tranquillité ou à la santé de vos voisins. A défaut d’une solution à l’amiable, c’est le juge d’instance qui règle le litige. Il est aussi bon de savoir que si une de vos poule s’échappe chez le voisin, vous en êtes responsable tout comme des dégâts causés (articles 1382 et 1384 du code civile).

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    Deux coqs Chabo (anciennement Nagasaki), une très jolie race de poule naine d’ornement.

    Ainsi, les poules véritables alliées du jardinier sont des animaux domestiques rustiques et très dociles qui peuvent aisément vivent en harmonie dans nos jardin. Alors, dès demain, adoptons des poules ! Pour en savoir plus est notamment comment les choisir et bien s’en occuper, je vous conseille l’ouvrage de Jean-Michel Groult : Quelques poules dans mon jardin et pour construire soi-même le poulailler, découvrez l’ouvrage très pratique de Hervé Husson : Construire un poulailler.

  • Pourquoi l’agriculture a-t-elle perdu sa diversité ?

    Pourquoi l’agriculture a-t-elle perdu sa diversité ?

    La modernisation et intensification de l’agriculture a fortement réduit la diversité des plantes cultivées pour privilégier un petit nombre d’espèces et variétés. Saviez-vous par exemple que depuis les vingt dernières années, les semences potagères hybrides F1 inscrites au Catalogue Officiel, sont passées de 20 à 80 %. Pour les espèces de céréales telles que le maïs ou encore le tournesol, c’est quasiment 100 % ! Les agriculteurs ne peuvent donc plus conserver une partie de leur récolte comme semence d’une année sur l’autre !

    Qu’est-ce que l’érosion génétique ?

    Dans l’agriculture, l’érosion génétique se manifeste sous forme d’une uniformisation des variétés jugées plus productives au détriment des variétés locales bien adaptées au milieu. En d’autres termes, de nombreuses variétés, considérées comme peu rentables, disparaissent essentiellement sous les coups de butoir de l’industrie agro-alimentaire, dont l’imposition des OGM, par exemple. Selon la FAO, le remplacement de variétés locales par des variétés améliorées ou exotiques est la principale cause de l’érosion génétique dans le monde. Il est important de retenir aussi que la conséquence désastreuse de l’érosion génétique est la disparition de l’agriculture dite de subsistance, celle qui n’est pas commercialisable à grande échelle, mais qui nourrit ses producteurs.

    Le blé, un bel exemple d’uniformisation !

    le blé
    Près de 82 % des variétés de blés ont moins de 10 ans d’âge

    Aujourd’hui sur les 320 “variétés” de blé, inscrites au catalogue officiel, 82 % ont moins de 10 ans d’âge. En effet, après 1945, la sélection des semences s’est effectué sur les critères nouveaux des variétés améliorées. Cette sélection accroît notamment la dépendance des semences envers les produits chimiques. L’introduction du catalogue des semences a verrouillé le secteur, avec notamment l’imposition de critères favorables aux industriels. Parallèlement, le droit à ressemer des paysans a été contesté par ces groupes industriels.

    Les nombreuses variétés hybrides qui sont développées depuis ces dernières dizaines d’années tendent à remplacer les variétés anciennes au nom de la modernité. Tout cela dans l’objectif d’accroire la dépendance entre les agriculteurs et les multinationale de la semence et de la chimie. Pourtant, ces variétés ont de nombreux inconvénients liés au mode de sélection et aux critères industriels. Le cas des variétés de blé moderne illustre parfaitement cette tendance, avec l’explosion dans la population des intolérances au gluten.

    Une variété hybride F1, c’est quoi exactement ?

    Tomates_Cœur_de_bœuf hybride
    Tomate de variété hybride F1 liguria, de type cœur de bœuf.

    On appelle hybride F1 la première génération d’un croisement entre deux variétés distinctes. Ces variétés hybrides possèdent généralement une plus grande homogénéité dans la couleur et la forme ainsi qu’un rendement plus élevé que les variétés anciennes et traditionnelles, mais il faut savoir que ces graines entraînent une véritable dépendance que ce soit auprès des agriculteurs ou des jardiniers amateurs. En effet, les graines issus de cette culture d’hybrides sont instables. Ainsi vous n’obtiendrez que des graines qui donneront des plants aux caractéristiques « défectueuses ».

    N’étant pas homozygote, les plantes F1 ne peuvent s’auto-répliquer parfaitement, les graines produites par des plantes hybrides F1 sont des hybrides F2. La moitié de la vigueur hybride est perdu à chaque génération post F1 successive. Vous l’aurez compris, il est donc très difficile de produire avec de telle semence. Les agriculteurs ne peuvent donc plus conserver une partie de leur récolte comme semence d’une année sur l’autre. Il est donc nécessaire de racheter des semences F1 chaque année… donc une grande arnaque pour le porte-monnaie mais aussi pour la biodiversité qui profite aux grands semenciers tel que Monsanto !

    Au vu de l’érosion toujours croissante de la biodiversité cultivée par l’abandon des variétés traditionnelles au profit des variétés hybrides, sachez que la Jardinerie en ligne Alsagarden (www.alsagarden.com) se démarque en proposant aux jardiniers amateurs des semences exclusivement « naturelles », reproductible d’année en année.

  • Le gazon : L’anti-écologie au coeur des jardins !

    Le gazon : L’anti-écologie au coeur des jardins !

    Aucune mauvaise herbe, aucune petite fleur, pas même une abeille ou un bourdon, encore moins une coccinelle ou un papillon, vous l’aurez compris cet article parle des “beaux gazons” ! Nombreux sont les jardiniers qui se disent écolo et qui parlent d’économie d’eau et de biodiversité à longueur de journée, pourtant bien souvent ces mêmes jardiniers entretiennent de manière impeccable et systématique leur belle pelouse lisse et homogène, comprenant pas plus de 4 espèces végétales…conséquence, une pollution par les gaz, une pollution par les produits chimiques, un bruit infernal lors de la tonte, une utilisation abusive de l’eau et une perte de temps. Bref, il n’y a pas plus embêtant et anti-écologique qu’une pelouse bien entretenue !

    Une pelouse “nickel”, une question culturelle !

    Le fait de rêver d’un pelouse “nickel” revêt d’une dimension culturelle et d’une habitude dont il n’est pas si facile de se débarrasser. Dans les zones résidentielles, le gazon est même un objet de fierté ! Si vous décidiez courageusement d’arrêter de tondre, d’arroser, d’utiliser des herbicides sélectifs, des anti-mousses et parfois de scarifier votre pelouse, attendez-vous donc à subir le jugement de votre voisinage…la pression sociale est très forte !

    gazon, pelouse
    Le gazon, un objet de fierté !

    Les impacts environnementaux d’un beau gazon !

    Tout d’abord, le gazon est à l’origine d’une consommation importante d’eau d’arrosage. Sur les sols pauvres, les engrais sont lessivés par les pluies et les arrosages et peuvent ainsi polluer la nappe phréatique et les cours d’eau. De plus, l’usage de désherbants sélectifs permettant d’éliminer les végétaux jugés indésirables ou encore les produits anti-mousse sont de véritables plaies pour la biodiversité puisque ces intrants chimiques empêchent le développement des micro-organismes et des vers qui décomposent la matière organique en nutriments et aèrent le sol. Pour ces différentes raisons, selon les pratiques d’entretien, l’empreinte écologique des gazons peut être extrêmement élevée. Mais heureusement des alternatives au gazon classique existent.

    Des gazons alternatifs et écologiques !

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    Un gazon fleuri, véritable support à la vie !

    Avant toute chose, il faut cesser de considérer l’herbe comme une moquette lisse, impeccablement tondue…mais plutôt comme un support à la vie ! En effet, un bon gazon est aussi une étendu pouvant servir à abriter des insectes et notamment des auxiliaires du jardin. Une gestion plus écologique impose une gestion dite différenciée, conservez par exemple des zones non tondues ou fauchées pour accueillir une flore et une biodiversité animale plus élevée, et approcher les équilibres écologiques naturels (exemples : Mélange fleurs des papillons, ou encore le gazon poules et lapins).

    Il existe également des gazons fleuris, certains mélanges comme le gazon champêtre ou le gazon biodiversité sont conçus pour être plus écologiques et demandent moins d’entretien, moins de tonte et peu ou pas d’engrais. D’autres mélanges sont constitués d’espèces comme le Zoysia tenuifolia, particulièrement adaptée sur la côte atlantique et méditerranéenne car c’est une plante à faible consommateur d’eau et nécessitant très peu d’entretien.

    A certains endroits de votre jardin, sous les arbres par exemple, le gazon ne poussera pas bien, laisser alors la mousse ou les fougères s’installer, ce ne sont pas des intrus, c’est simplement que ces espèces sont adaptées à cette situation. Ne persistez pas contre nature, elle est plutôt bien faite ! J’espère que ce modeste article aidera au changement de mentalité qui je le crois est la clef d’un gazon et d’un jardin plus écologique ! N’hésitez pas à découvrir toutes nos offres de prairies fleuries, gazons alternatifs et écologiques, dans la jardinerie en ligne Alsagarden !


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  • Le déclin des abeilles…et des apiculteurs !

    Le déclin des abeilles…et des apiculteurs !

    Depuis les années 1990, les abeilles subissent des pertes de plus en plus importantes dans toutes les régions du monde. En France, chaque hiver ce sont parfois jusqu’à 35 % des colonies qui disparaissent. Cette hécatombe trouve certes de multiples origines, mais les plus importantes sont bien humaines. Les causes ne sont pas encore parfaitement établies mais les apiculteurs estiment que les produits phytosanitaires utilisés par l’agriculture intensive participe activement au déclin. La disparition des abeilles met de nombreux écosystèmes et agrosystèmes en danger car l’abeille est un vecteur indispensable dans le processus de pollinisation ! De plus, selon une étude le nombre d’apiculteurs est en chute libre tout comme les abeilles ! Explications…

    Les petits apiculteurs finissent par se décourager !

    Le nombre d’apiculteurs a baissé de près de 40 % en six ans, une disparition en nette accélération qui suit celle des abeilles, constate un audit de la filière apicole publié par FranceAgriMer et réalisé en 2011 par le cabinet Proteis +. Selon Marion Robert-Vérité, responsable du programme apicole de FranceAgriMer : “On suppose que la baisse du nombre d’apiculteurs est directement corrélée à la disparition des abeilles, même si on n’en a aucune preuve”. Ainsi, il est fort probable que les petits apiculteurs, largement majoritaires, qui perdent chaque hiver de nombreuses colonies et parfois toutes leurs ruches, « finissent par se décourager ». Ces apiculteurs « familiaux » représentent près de 91 % de la profession.

    Le déclin des abeilles (1)

    Mortalité des abeilles : De multiples causes !

    Les causes de la mortalité des abeilles sont multiples et semblent d’ampleur différente selon les pays. En effet, en Espagne c’est un champignon microscopique (Nosema ceranae) qui est considéré comme la principale cause de la mortalité des abeilles. En Belgique, on estime que le varroa (acarien parasite) affaiblit les abeilles, les rendant vulnérables aux virus et bactéries car le varroa est lui-même vecteur de virus ; aux États-Unis, on a trouvé une corrélation entre l’effondrement des abeilles, apparemment désorientées et ne retournant pas à leur ruche, avec une souche de virus IAPV (Dicistroviridae) ; en France, on suspecte aussi des pesticides ou des synergies entre pesticides, dont le Gaucho, qui par précaution a été interdit sur le tournesol depuis 1999 ; en Suisse, scientifiques et apiculteurs s’accordent pour désigner le Varroa comme la cause principale de la crise apicole.

    La Tribune de Genève souligne que si certains produits phytosanitaires sont aussi incriminés, soupçonnés qu’ils sont « d’affaiblir, même à des doses infimes, les capacités de résistance et d’orientation des abeilles », les interdire ne résoudrait pas la crise si cela revenait à augmenter l’usage de pratiques ou de produits encore plus dangereux. Pour Nadja Pieren (UDC/BE), « L’influence d’insecticides sur la mort des abeilles doit être relativisée, aucun lien direct entre l’utilisation de pesticides et la mort des abeilles n’a pu être prouvé ». Tandis que pour Thomas Minder (politicien suisse sans étiquette mais proche des écologistes) « Le lobby pharmaceutique est très fort […] le rôle des insecticides ne fait aucun doute ».

    Je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous qui fait le point sur les causes de la disparition des abeilles d’une manière très pédagogique !


    Le déclin des abeilles expliqué en 3 minutes par lemonde.fr

  • Les plantes préférées des abeilles dans votre jardin !

    Les plantes préférées des abeilles dans votre jardin !

    Sur les quatre-mille plantes référencées dans l’herbier français, environ six cent sont butinées quotidiennement par les abeilles. Ces plantes dites “mellifères” produisent du nectar, une substance liquide (principal composant du miel) très sucrée récoltée par les abeilles qui transforment ce nectar en miel. Beaucoup de plantes sont nectarifères, mais seulement une partie peut être butinée par les abeilles domestiques, du fait de leur morphologie. Ainsi pour aider les abeilles dans leur collecte, il est essentiel de favoriser la biodiversité en cultivant des espèces mellifères dans votre jardin !

    Les meilleures plantes mellifères et les favorites des abeilles !

    La valeur apicole d’une plante décrit sa capacité à fournir des matières premières à la ruche, ces matières étant : le nectar, principal composant du miel; le pollen, ingrédient de la gelée royale, présent par traces dans le miel; la propolis, utilisée comme mortier et anti-infectieux; le miellat, utilisé en complément du nectar. La Phacélie à feuilles de tanaisie (Phacelia tanacetifolia) est considérée comme l’une des plantes ayant la plus grande valeur apicole, car elle produit le plus de nectar. Cette plante, ainsi que la Bourrache officinale (Borago officinalis) et le mélilot blanc (Melilotus albus) sont butinées en priorité par les abeilles, devant le sainfoin cultivé (Onobrychis viciifolia) et le trèfle (Trifolium repens). Parmi les arbres et les arbustes, les plus apprécier par les abeilles sont  l’Aulne Glutineux (Aulnus Glutinosa), le Bouleau commun (Betula alba), le Châtaignier (Castanea sativa), le Chêne pédonculé (Quercus robur), l’Erable champêtre (Acer campestre), le Frêne à fleur (Fraxinus ornus), le Merisiers (Prunus avium), le Pommiers (Malus sylvestris), les Saules (Salix) et les Tilleuls (Tilia).

    abeille
    L’abeille participe à la pollinisation des plantes cultivées à hauteur de 80% !

    Comment favoriser le travail des abeilles dans votre jardin ?

    • Pour favoriser la biodiversité et faciliter le travail des abeilles, il est important de choisir des arbres, arbustes, plantes de massifs ou espèces potagères qui fleurissent au fil des saisons; ainsi les abeilles auront toujours plaisir à visiter votre jardin.
    • Si vous possédez un jardin, ou même simplement quelques jardinières sur un balcon ou un rebord de fenêtre, plantez et cultivez des espèces mellifères. Vous participerez ainsi à l’équilibre des colonies et la présence des abeilles favorisera la pollinisation de vos arbres fruitiers et plantes potagères.
    • Ne jamais utiliser de produits phytosanitaires ! En effet, les insecticides, pesticides et autres produits chimiques sont des produits toxiques, dangereux pour l’environnement, pour la santé humaine et surtout pour la biodiversité. Il est aujourd’hui prouvé que les abeilles sont mortellement désorientées par une faible dose d’insecticide, même lorsque elle est bien inférieure à la dose létale ! Utilisez des produits naturels comme le purin d’orties, le purin de rhubarbe…
    • Privilégiez les tontes le soir ou le matin lorsque l’activité des butineuses est moins intensive et préservez un espace non tondu dans votre jardin, surtout au moment de la floraison des trèfles et des pissenlits ! N’oubliez pas que pour les abeilles une pelouse bien tondue ressemble à un désert !
    • Les abeilles raffolent des “mauvaises herbes” : Les espèces sauvages, indigènes sont souvent plus riches en pollen et nectar que les fleurs sophistiquées. N’hésitez pas à laisser croître dans une portion de votre jardin les plantes adventice comme le pissenlit, l’ortie, l’achillée, le thym serpolet, les pâquerettes ou  encore le sainfoin.
    • Semez la diversité en choisissant des mélanges de fleurs mellifères, fleurs des prés, trèfle, réséda, bleuet, coquelicot, luzerne, qui composent de très jolis tapis colorés.
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    Semez des fleurs mellifères dans votre jardin !

    L’abeille joue un rôle plus qu’essentiel dans la préservation de la biodiversité, en participant à la pollinisation des plantes cultivées à hauteur de 80% ! La restauration d’espaces favorables aux abeilles est donc aujourd’hui un élément primordial pour sauvegarder la biodiversité. Comme le montre cet article, chacun peut agir dans son jardin et obtenir un jardin ou même un balcon favorable aux abeilles !

    SEMEZ UNE PRAIRIE FLEURIE DANS VOTRE JARDIN


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