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Catégorie : Ethnobotanique
Contraction d’ethnologie et de botanique, l’ethnobotanique est l’étude des relations entre l’homme et les plantes. A travers nos articles, découvrez le concept de jardin ethnobotanique, les plantes et les graines ethnobotaniques, les plantes chamaniques et les utilisations des plantes par les Hommes à des fins médicinales, alimentaires ou encore textiles dans le monde.

Des “Fruits Défendus” sans modération !
Comme nous allons le voir dans cet article, les plantes ne possèdent pas toujours des noms très chastes ou chrétiens. En effet, on trouve dans les coins les plus secrets de certains jardins, des plantes très osées, au nom sensuel, charnel, et parfois même érotique ! Le fruit défendu décrit dans le récit biblique de la Genèse a été présenté, à travers les siècles, comme symbolisant le péché de chair. Voici quelques variétés fruitières non défendues, ne vous privez donc pas de ces merveilleux fruits et consommer les sans modération !

Adam et Ève par Lucas Cranach l’Ancien (1526) Une figue au nom “délicieux” : La fameuse couille du Pape !
On ne saurait passer sous silence une variété de figue de Provence qui porte le nom délicieux de ‘Couille du Pape’. La légende rapporte qu’en l’An 800, une femme nommée Jeanne se serait fait élire “Papesse” en se grimant en homme. C’est pour cette raison qu’en 1305, lors de l’élection de Clément V, un Pape aux traits efféminés dut s’assoir sur un trône percé. Un Cardinal était chargé de vérifier ses attributs, déclarant en latin devant le concile : “Il en a une belle paire et elles sont bien pendantes comme nos figues”. C’est ainsi que les botanistes ont nommés les figues “Couille du Pape” dès le XIV siècle. Francis Miot, remarquable confiturier et confiseur d’Uzos, près de Pau, en a fait une gourmandise du même nom : la figue est confite, fourrée de pâte d’amende et de noix, aromatisée d’écorces d’orange confite et de rhum.

Pour en savoir plus sur la confiture Couille du Pape : www.francis-miot.com La ‘Téton de Vénus’ et la ‘Grosse mignonne’ : Deux favorites du Roi Soleil !
Louis XIV, le Roi Soleil avait fait de la pêche sa favorite. En effet, il fit cultiver pas moins de 30 variétés de pêches dans son jardin fruitier de Versailles. A cette époque, les variétés avaient bien souvent des noms évocateurs de sensualité féminine, c’était par exemple le cas de la « Belle de Chevreuse », la « Belle de Vitry », la « Grosse mignonne » et la fameuse « Téton de Vénus » ! La pêche ‘Téton de Vénus’ est une ancienne variété à très gros fruit dont la forme se termine par un mamelon parfois courbé, rappelant des seins d’où son nom. Les ‘Tétons de Vénus’ possèdent également une chair très sucrée, juteuse au parfum agréable.

Le pêcher ‘Tétons de Vénus’ (Prunus persica ‘Têton de Venus’) Connaissez-vous également la poire ‘Cuisse de Dame’ ? C’était une variété précoce déjà présente et cultivée vers 1600 dans les jardins de Louis XIV ! Cette variété à forme allongée de couleur rouge et jaune et juteuse et très sucrée.
Enfin, si vous vous sentez coupable, après avoir croquer dans ces “fruits défendus”, sachez qu’il existe des variétés fruitières qui vous repentirons de tout vos péchés, tel que le poirier ‘Bon Chrétien’ ou encore le poirier ‘Paradis’ !
Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !

En 2023 : Le premier potager extraterrestre !
Vous avez sans doute déjà entendu parler du projet ambitieux “Mars One” visant à installer une colonie humaine sur la planète Mars et l’occuper dès 2023. Pour cela, il semble nécessaire que les futurs colons puissent se nourrir d’eux-mêmes sans dépendre des ravitaillements terrestres. Des potagers seraient donc l’une des solutions à mettre en place. C’est dans ce contexte que l’université de Wageningen aux Pays-Bas mène actuellement des expériences afin de faire pousser des légumes sur un sol similaire à la planète Mars. Et les résultats sont assez propréteurs !

Les végétaux poussent mieux dans la terre de Mars que dans celle de notre planète !
Les chercheurs néerlandais ont divisé leur étude en trois parties. Un tiers des pots contient de la terre qui a exactement la même composition que le sol de la Lune, dans un autre tiers, c’est la terre de Mars qui a été reconstituée et dans le dernier tiers, c’est de la terre bien de chez nous. Les résultats sont étonnants. Si les végétaux sont presque tous morts avec la terre lunaire, avec celle de Mars, ça pousse beaucoup mieux qu’avec le sol de notre bonne vieille Terre. “Les plantes ont besoin de phosphore, de calcium et de potassium. On en trouve sur Mars et dans le sol de la lune, mais la concentration est beaucoup plus forte sur Mars et c’est pour ça que ça pousse aussi bien”, a expliqué Wieger Wamelinck, écologiste à l’Université de Wageningen.

Mais il reste encore aux chercheurs à régler deux problèmes majeurs, celui des métaux lourds présents en grande quantité dans le sol martien. Si des légumes venaient à y pousser, ils seraient très toxiques. Second problème, le climat sur la planète rouge. Il y fait très froid, -63° en moyenne et son atmosphère est composée de plus de 95% de CO2. “Nous devons trouver une solution, une sorte de maison de verre, un abri avec une atmosphère artificielle où les plantes terrestres pourront pousser sur le sol de Mars”, a indiqué Rob Van den Berg, directeur de Space Expo. Les chercheurs auront encore quelques années pour y réfléchir et améliorer leur projet de potager extraterrestre, les premiers colons devant quitter la Terre en 2022 pour une arrivée sur Mars en 2023.
Le projet sera financé par son exploitation médiatique sur le modèle de la téléréalité !
Une autre particularité du projet est qu’il serait financé grâce à une exploitation médiatique de l’expédition, sur le modèle de la téléréalité. Plus de 200.000 Hollandais se sont d’ailleurs déjà portés candidats. Mais mangeront-ils des légumes qui pousseront sur place ? Ce n’est pas encore gagné !

Et si vous souhaitez postuler au programme de sélection “Mars One”, sachez qu’il suffit d’être âgé de plus de 18 ans et de s’inscrire sur applicants.mars-one.com et de faire voter son profil pour se faire connaître. Se sont toutefois les experts de “Mars One” qui choisiront les candidats qui passerons à la seconde étape. Les heureux élus se rencontreront dans 3 nouveaux rounds et participeront à une formation continue à l’issus de laquelle ils pourront faire parti du premier équipage de quatre personnes à atterrir sur Mars en 2023.
Sources : mars-one.fr, rtl.be, citizenpost.fr
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Liu Xianzhen, portrait d’un cucurbitophile chinois
Avez-vous déjà entendu parler de Liu Xianzhen ? Ce jardinier chinois de 64 ans cultive des Cucurbitacées aux formes étonnantes dans un village, non loin de Pékin. Il est sans doute l’un des Cucurbitophiles les plus célèbre au monde grâce à ses cultures de calebasses bizarres !
En effet, Liu Xianzhen a réussi à leur donner des formes tout à fait étonnantes, parfois même très curieuses en dirigeant avec une grande patience leur croissance. Il façonne ses cucurbitacées de manière à obtenir des formes d’autres plantes, fruits ou encore des formes animales (comme le cygne sur la photo ci-dessous).

Quels sont les secrets de ce jardinier pour créer de telles formes ?
Pour créer ces formes insolites, Liu utilise ses mains et de la corde en plastique pour attacher les petits fruits. Cependant, la corde ne suffira pas à produire des figures très étonnantes. Liu doit s’appuyer sur ses mains pour produire des formes telles que le cou d’un cygne par exemple.
Habituellement, il plie le jeune fruit peu à peu, entre midi et 15 heures les jours de soleil, lorsque la température élevée et le soleil font que les courges sont plus malléables. “Parfois, je n’arrive même pas à finir une seule pièce en une heure”, dit-il, “parce que même avec un soin extrême, il est facile de casser le fruit” !

La culture de Cucurbitacées : Un modèle de développement ?
La demande pour ses courges insolites dépasse l’offre. Liu gagne plus de 100.000 yuans par an, l’équivalent de 16.020 dollars. Les prix varient selon les formes et les tailles des fruits. Quelques formes difficile à réaliser ou rares sont vendu plus chers. Une grosse cucurbitacée de 65 cm de haut et 40 cm de diamètre a été récemment vendu pour 12.000 yuans.
Grâce à Liu Xianzhen, le village est maintenant connu dans le monde entier. Chaque année et notamment durant la saison de récolte, lui et ses œuvres attirent dans son village des collectionneurs de Pékin, même aussi la Chine toute entière. Au cours des dernières années, le village, qui est situé au sud de Pékin, n’a cessé de croître et la fabrication des produits artisanaux issus des Cucurbitacées s’est fortement développer pour répondre à la demande des touristes toujours plus nombreux à venir admirer le travail de ce jardinier extraordinaire.

Si vous aussi vous souhaitez cultiver des Cucurbitacées, rendez-vous dans notre jardinerie en ligne : www.alsagarden.com, des graines de Calebasses, Courges, Potirons (…) y sont disponibles !
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- Cucurbitacées : Une incroyable diversité !
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Cucurbitacées : Une incroyable diversité !
La famille des Cucurbitacées est aujourd’hui l’une des familles végétales qui offre la plus incroyable diversité de fruits, en effet elle comprend environ 120 genres, 800 espèces et des milliers de variétés. Dans cet article, je vous propose de revenir brièvement sur l’histoire de cette famille botanique.
“Les plus anciennes traces de Cucurbitacées seraient datés entre 8000 et 12000 avant J-C” !
Historiquement, les Cucurbitacées font partie des plus anciennes plantes cultivées en Amérique. Leur domestication remonte sans doute à 6000 ans avant J-C, d’abord au Mexique, puis au Pérou. L’intérêt nutritionnel des fruits a encouragé la sélection des variétés, l’amélioration des techniques culturales et les échanges. En Extrême-Orient, les plus anciennes traces de Cucurbitacées trouvées proviendraient de Thaïlande et les restes découverts comprendraient des Lagenaria et des Cucumis qui seraient datés entre 8000 et 12000 avant J-C.

Les Cucurbitacées sur la route des grands explorateurs !
La culture des Cucurbitacées en Europe apparaît seulement un demi siècle après le voyage de Christophe Colomb sur le continent américain. Leurs culture s’est toutefois répandue très vite et au XIXe siècle de nombreuses améliorations variétales sont apparues : 28 cultivars pour les Cucurbita maxima et 20 pour les Cucurbita pepo. Aujourd’hui, il existe ainsi plus de 1 500 cultivars pour Cucurbita pepo.
Les années 80, un développement sans précédent !
Jusqu’au XXe siècle, les cucurbitacées étaient assez peu utilisées en cuisine. Le potiron rouge a certes connu un regain d’intérêt pendant la Seconde Guerre mondiale mais n’a laissé, bien souvent, que des mauvais souvenirs. Ce n’est véritablement que depuis la fin des années 1980 que la consommation des Cucurbitacées se développe, à la fois aux plans quantitatif et qualitatif.

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Les plantes de l’amour : Aphrodisiaques d’hier et d’aujourd’hui !
Le terme aphrodisiaque, dérivé d’Aphrodite, la déesse de l’Amour dans la mythologie Grecque, apparaît pour la première fois au 18ème siècle. Mais l’usage des plantes aphrodisiaques remonte jusqu’à l’Antiquité. L’usage de plantes aux vertus aphrodisiaques se retrouve sur les cinq continents ! La plupart des ces plantes aphrodisiaques étaient (et sont toujours pour certaines) utilisées afin de lutter contre l’infertilité, de stimuler le désir sexuel ou dans le but d’augmenter les performances sexuelles des hommes, mais aussi des femmes.

La Naissance de Vénus (détail), par Sandro Botticelli (1485). - Antiquité : “Des plantes aphrodisiaques réservées à l’élite” !
Durant l’Antiquité, ces plantes tant convoitées pour leurs vertus aphrodisiaques étaient bien souvent réservées à l’élite dirigeante (Rois, Empereurs…). On note par exemple que les Égyptiens et les Romains employée déjà la Sarriette dans la composition des philtres d’amour, elle était indiquée comme “un stimulant de l’appétit sexuel”. Cette plante bien connue et tant appréciée fut par la suite introduite un peu partout en Europe.

La Sarriette (Satureja Montana) déjà employée par les Égyptiens et les Romains ! - Moyen-Age : “Plantes aphrodisiaques = plantes diaboliques” !
Au Moyen-Age, les plantes aphrodisiaques étaient considérées comme diaboliques, du fait de la religion catholique très présente et restrictive à cette période. D’ailleurs, jadis il était plutôt d’usage de placer des feuilles de Gattilier dans les matelas des lits médiévaux ! En effet, cet arbuste appelé «chaste tree» en anglais est réputé calmer les ardeurs sexuelles. Il était très couramment cultivé dans les jardins du Moyen-Age à cet effet.

Vitex agnus-castus, une plante dite anti-aphrodisiaque. - Ginseng et Cordyceps : Deux aphrodisiaques mais pas pour toutes les bourses !
Aujourd’hui, en Chine et au Tibet ou la médecine par les plantes est encore très courante, les aphrodisiaques les plus connus, utilisés mais aussi exportés sont le fameux Ginseng ainsi que le champignon Cordyceps qui était d’ailleurs durant très longtemps totalement réservé à l’Empereur de chine et au dalaï-lama au Tibet. Le cordyceps sinensis, aussi appelé “champignon chenille” ou yarsagumbu est un champignon rare tout à fait singulier qui pousse en parasitant des larves d’insectes, notamment la chenille Hepialus fabricius. Le mycélium se développe sur la larve, ce qui la tue. Ce n’est qu’ensuite que le champignon se développe. Un kilogramme de se “champignon chenille” se négocie entre 3000 $ et 18 000 $ selon la qualité !

Champignons chenilles (Cordyceps sinensis), un aphrodisiaque étonnant ! Pour en savoir d’avantage sur le sujet, je vous conseille la lecture de l’ouvrage “Les plantes du plaisir” du Docteur Jacques LABESCAT, Phytothérapeute passionné qui nous livre conseils et préparations pour résoudre tous les “troubles” de l’amour grâce aux plantes. Bains aphrodisiaques, teintures mères revigorantes, infusions stimulantes: le choix est large et chacun y trouvera son compte.
Cet article n’est bien évidement pas exhaustif, si vous connaissez d’autres plantes aux vertus aphrodisiaques, n’hésitez pas à laisser un commentaire !
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Des plantes interdites et politiquement incorrectes !
Selon le botaniste Jean-Michel Groult, “jamais sans doute dans l’histoire de l’homme n’y a-t-il eu autant de plantes interdites, véritablement illégales”. En effet, la liste de ces plantes politiquement incorrectes s’allonge chaque année et les réhabilitations, comme pour l’absinthe sont choses rares. La majorité d’entre elles ne sont pas mauvaises en soi sauf si l’on s’en sert mal ! Mais plutôt que l’éducation, on préfère aujourd’hui l’interdiction ! Dans cet article, nous nous intéresserons à l’histoire de trois plantes en particulier, à savoir l’Absinthe, la Stevia rebaudiana et le Cannabis.
L’absinthe : L’exemple d’un plante aujourd’hui légale, mais à la réputation sulfureuse !

L’absinthe (Artemisia absinthium) de culture parfaitement légale ! L’absinthe est surtout connue pour avoir été l’ingrédient de base d’une boisson populaire au XIXe siècle. Rimbaud, Baudelaire et Verlaine étaient entre autres des buveurs d’absinthe. Interdite dans de nombreux pays depuis le début du XXe siècle, l’absinthe a été retirée du marché en grande partie à cause du tort qu’elle faisait aux producteurs de vin, en effet l’absinthe était vendu bien moins cher que le vin ce qui créer une situation de concurrence, de plus à cette époque les viticulteurs étaient confrontés à la crise du phylloxéra. L’absinthe est aujourd’hui de nouveau autorisée dans certains pays depuis quelques années, à condition que son taux de thuyone soit limité.
L’Absinthe est aussi de plus en plus connue dans la sphère des jardiniers, puisque l’on réalise des purins et macérations à partir de son feuillage. Dans le principe des cultures associées, l’absinthe, de par ses sécrétions racinaires d’absinthine, exerce un effet inhibiteur sur la croissance des plantes environnantes, ainsi que des adventices. Elle éloignerait également les pucerons des cultures.
La Stevia : L’histoire amère d’une plante aux multiples propriétés, restreint à l’ornement !

La fameuse Stevia rebaudiana, plante ornementale et décorative ! Encore totalement méconnue il y a une dizaine d’années, la Stevia rebaudiana est aujourd’hui de plus en plus présente dans nos produits alimentaires du quotidien ! Malgré tout en France l’usage de la plante est toujours très restreinte. En effet, il est interdit de la commercialiser à des fins alimentaires et de communiquer sur ces propriétés édulcorantes ! C’est ainsi que cette plante qui ne possède pas une beauté exceptionnelle est vendu exclusivement comme une plante ornementale et décorative. La loi autorise uniquement les extrait de la plante concentré à 97% au minimum.
La DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) impose que dans l’Union Européenne, cette plante soit uniquement proposer comme une plante ornementale, sous peine de poursuite judiciaire. De ce fait, nous ne pouvons donner plus d’informations sur cette plante. Ainsi, pour en savoir plus sur ce végétal, n’hésitez pas à faire une petite recherche complémentaire sur internet !
Le cannabis : Une plante aux feuilles palmées qui n’a pas finit de faire parler d’elle !

Labyrinthe de chanvre aux jardins de Wesserling en Alsace De toutes les plantes interdites, c’est sans doute la plus célèbre aujourd’hui. Outre, l’aspect récréatif (interdit en France), cette plante que les botanistes appelle Cannabis sativa a une longue histoire ethnobotanique, d’abord en tant que plante utilitaire (fibres textiles servant à la fabrication de tissus, de cordage…) puis comme plante à fumer. La graine, appelée chènevis permet également la fabrication d’une huile alimentaire intéressante sur le plan nutritif et exempte de THC. Les pêcheurs à la ligne apprécient également les graines de cannabis en tant qu’appât pour les poissons d’eau douce, on en retrouve d’ailleurs dans les magasins de pêche. Les graines sont également appréciées des oiseaux, ainsi on en retrouve dans les mélanges pour oiseaux de cage et de volières, notamment dans les mélanges de graines destinés aux canaris. Pour éviter la visite des forces de l’ordre dans votre jardin, évitez donc de semer les restes de graines de vos oiseaux !
Ainsi, chaque année de nouvelles interdictions voient le jour que ce soit dans le domaine des plantes ou ailleurs sans que le motif véritable soit toujours clair ! Restriction des libertés individuelles ou renforcement de la protection de la population, ou simplement une histoire de gros sous et de puissants lobbies ? Il est parfois difficile de déceler le faux du vrai et de bien cerner tous les conflits d’intérêts ! Qu’en pensez vous ? N’hésitez pas à donner votre avis en laissant un commentaire.
* Pour en savoir plus sur les plantes interdites, je vous conseille la lecture de l’ouvrage de Jean-Michel Groult, Plantes interdites aux éditions Ulmer.
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Le Goji, une baie rouge qui a le vent en poupe !
Si tendance depuis quelques années, les baies de Goji sont produits par un petit arbuste originaire de Chine que l’on appelle Lycium barbarum. Si l’on connais le Goji que depuis très récemment, il faut savoir que celui-ci est consommé en Asie depuis des millénaires ! Par ailleurs, c’est l’un des fruits les plus anti-oxydants au monde, ce qui lui vaut sa réputation de fruit anti-vieillissement. De culture facile, il trouvera certainement une place de choix dans votre jardin !

Un « superfruit » particulièrement riches en antioxydants. Description botanique du Goji (Lycium barbarum) :
Le Lyciet de Barbarie (Lycium barbarum) est un arbuste de la même famille que la tomate, c’est-à-dire des Solanacées. Le Lyciet qui était connu dans la pharmacopée antique du monde gréco-latin fut oublié et ce n’est qu’à la suite du fabuleux développement de la Chine depuis la fin des années 1990 qu’ils nous est revenu sous le nom commercial de “baies de goji”. Les fruits très réputés en Asie pour leurs propriétés anti-oxydantes sont inscrits à la pharmacopée chinoise. C’est un arbuste qui peut atteindre jusqu’à 3 mètres de hauteur, il possède de nombreux rameaux flexueux, pendants et légèrement épineux. Les feuilles solitaires ou fasciculées sont lancéolées ou longuement elliptiques, de 2-3 cm de long sur 3-4 cm de large. La floraison s’étale de juin à septembre. Le fruit est une baie rouge plus ou moins rouge-orangé, oblongue, développant des saveurs suaves un peu âpres. Elles murissent d’août à octobre.

Cueillette des baies de goji dans le Ningxia en Chine. Comment cultiver et semer le Goji (Lycium barbarum) ?
Pour sa culture, le Lycium barbarum est réputé préférer les zones tempérées et le plein soleil, un sol alcalin plutôt sec, mais s’adapte assez bien dans de nombreux types de sols. Il faut compter entre deux et trois ans avant la première production de fruits, et environ quatre ans avant qu’il ne puisse être pleinement récolté. En ce qui concerne la germination du Lycium barbarum, elle se réalise entre une et deux semaines. La méthode classique entre deux morceaux de papiers absorbants humidifiés est tout à fait appropriée. Mais le semis directement en pleine terre peut également être réalisée ; le plus important étant de conserver une humidité constante, ainsi qu’une température comprise entre 20 et 28°C. Le Lycium barbarum est une plante qui supporte des températures inférieures jusqu’à -23°C. La culture en intérieur est également possible durant l’hiver, mais la croissance en cette saison sera plus lente.

La floraison de l’arbuste à Goji (Lycium barbarum). La baie de Goji en cuisine, ses utilisations et ses vertus !
Depuis des millénaires, les baies de goji sont consommées en Asie et sont réputées pour leurs vertus médicinales. Elles sont censées stimuler le jing (l’essence de l’être) et revigorer le qi (l’énergie vitale). Relativement riche en vitamines, en minéraux et en oligoéléments, la baie est souvent présentée comme un « superfruit ». C’est aussi une très importante source d’antioxydants. Dans la région autonome Hui du Ningxia, en Chine du Nord-Ouest, le goji sert également à produire du vinaigre et un élixir, l’« alcoolature de gouqi » ou gouqi jiu, obtenu par macération des fruits dans de l’alcool blanc ou dans du riz gluant fermenté. Le goji entre également dans la composition de nombreux plats chinois, dont des soupes ou des poissons cuits à la vapeur. Attention, des traces de pesticides supérieures aux normes européennes, ont été relevées dans de nombreuses importations de baies de goji vendues sous la forme de baies séchées. Il s’agit essentiellement de l’Acetamiprid, un insecticide utilisé dans la lutte contre les pucerons. Ainsi, il est préférable de le cultiver soi-même selon des méthodes de culture plus naturelles et excluant tout produit chimique.

Des baies de goji braisées à la manière cantonnaise avec des feuilles de moutarde brune. Si vous souhaitez cultiver le Goji dans votre jardin, sachez que nous proposons des graines ainsi que des plants dans notre jardinerie en ligne : www.alsagarden.com
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La Mandragore, une plante magique, entre mythe et réalité !
La Mandragore est une plante herbacée vivace, originaire du pourtour méditerranéen, appartenant à la famille des Solanacées. Cette plante est entourée de nombreuses légendes, les anciens lui attribuant des vertus magiques extraordinaires. En effet, depuis l’antiquité, d’innombrables légendes se sont formées autours de cette plante rare et de ses pouvoirs magiques. La racine fut aussi bien portée comme talisman qu’ingérée en guise de philtre d’amour. Son usage est étroitement liée au culte des plantes, à la sorcellerie ainsi qu’à la magie noire.

Histoires, croyances et légendes de la mandragore, de l’antiquité au moyen âge !
En raison de la forme vaguement humaine de sa racine et de ses composés alcaloïdes, la mandragore a été associée depuis l’antiquité à des croyances et des rituels magiques. Elle est devenue au fil des années tellement mystérieuse dans le folklore, qu’elle a été par la suite considérée non seulement comme la plus puissante mais également comme la plus dangereuse de toutes les herbes magiques.
Les Perses et les Égyptiens de l’antiquité connaissaient déjà les propriétés médicinales de la mandragore. Des morceaux de racine de mandragore, ainsi que d’autres objets façonnés, ont été trouvés dans les chambres d’enterrement royales des pyramides. La mandragore est évoquée, parmi d’autres plantes médicinales, dans le célèbre Papyrus d’Ebbers datant de 1700-1600 avant JC. La mandragore est également évoquée dans l’ancien testament de la bible. On trouve dans les textes des considérations très déconcertantes pour nous aujourd’hui. Par exemple, Théophraste nous indique que lors de la cueillette il faut « tracer autour de la mandragore trois cercles avec une épée, couper en regardant vers le levant, danser autour de l’autre et dire le plus grand nombre possible de paroles grivoises ». Ainsi le cercle tracé autour de la plante crée un espace magiquement clos, enfermant la plante et permettant au magicien de s’en rendre maître ! Le rituel d’arrachage de la mandragore change dès le début du Moyen Âge. En effet, le collecteur de plantes doit maintenant pour dégager la racine, l’attacher à un chien et attirer l’animal au loin. Cette plante a une telle puissance magique que si l’herboriste s’aventurait à la déraciner lui-même, il s’exposerait à une mort certaine. Les textes ajoutent même que cette racine a en soi une telle puissance divine que, lorsqu’elle est extraite, au même moment, la plante émettait un cri d’agonie insoutenable tuant l’animal et l’homme non éloigné aux oreilles non bouchées de cire (Herbarius Apulei, 1481). En l’an 520, le manuscrit de Dioscoride de Vienne est illustré par deux miniatures sur lesquelles on voit une racine de mandragore attachée au cou d’un chien mort, gueule béante.
Les précautions lors de la cueillette sont aussi énoncées dans les écrits de Paracelse (1493-1541). Pour se procurer la racine de mandragore si dangereuse, il fallait des rituels magiques. Selon les divers écrits décrivant les rituels, on sait qu’ils se déroulaient les nuits de pleine lune. Les mandragores qui poussaient au pied des gibets étaient très prisées car on les disait fécondées par le sperme des pendus, leur apportant vitalité, mais celles des places de supplice ou de crémation faisaient aussi parfaitement l’affaire. La racine devenait magique après lavage, macération et maturation en linceul ; elle représentait l’ébauche de l’homme, « petit homme planté » ou homonculus. Ainsi choyée, la racine de mandragore procurait à son possesseur, prospérité prodigieuse, abondance de biens, et fécondité. Elle était vendue très cher en raison du risque à la cueillette.

“Les sorcières étaient-elles droguées” ?
On trouve aussi parfois la mandragore et la jusquiame dans la composition d’onguents utilisés par les sorcières. Une croyance très répandue aux XVIe et XVIIe siècles, voulait que les sorcières s’enduisent le corps d’un onguent avant de s’envoler dans les airs pour aller au sabbat. Elles s’y rendaient sur un balai ou une fourche, enduits eux aussi d’onguent.
Les accusations qui conduisaient les sorcières au bûcher comportaient deux composants : les maléfices et le pacte avec le Diable. L’action judiciaire s’ouvrait sur une plainte pour les maléfices répétées d’une jeteuse de sort qui était censée provoquer la mort de nouveau-nés, faire tomber la grêle sur les récoltes, etc. L’accusation d’assistance au sabbat n’apparaissait que plus tard, lorsque les juges ecclésiastiques s’emparaient du dossier. À l’époque, tout le monde croyait au Diable. Il ne faisait pas l’ombre d’un doute, qu’en concluant un pacte avec le Diable, la sorcière pouvait accomplir des maléfices redoutables et travailler à la ruine de l’Église et de l’État. Des dizaines de milliers de sorciers et sorcières furent ainsi envoyés au bûcher en toute bonne conscience des autorités. Seuls quelques scientifiques et médecins humanistes dénoncèrent ces persécutions et osèrent soutenir que le sabbat n’était qu’une illusion. Le problème de la réalité du sabbat fut d’ailleurs posé à peu près en ces termes par des scientifiques dès le XVIe siècle : « La description d’assemblées démoniaques et de leur prodiges a-t-elle une réalité objective ou est-elle le résultat de la consommation de drogues hallucinogènes ? ». Dès cette époque, un médecin et humaniste espagnol, Andrés Laguna, arrive à la conclusion que tout ce que croyaient faire les sorcières était le résultat de la prise de substances narcotiques, et donc que le sabbat était le seul produit de leur imagination.
Actuellement, les nombreuses études historiques quant aux aveux des sorcières ne permettent toutefois pas de conclure que les sorcières étaient des droguées. Si le témoignage de quelques sorcières utilisant des drogues hallucinogènes existe, le phénomène n’était pas généralisé et ne peut constituer une explication générale.

Attention, toutes les informations en rapport avec l’usage traditionnel, la médecine et les vertus des plantes n’est qu’informatif. La mandragore est une plante toxique ! Son usage n’est en aucun cas recommandé.
Sources, pour en savoir plus : -Christian Ratsch, Les plantes de l’amour, Les aphrodisiaques et leurs usages de l’antiquité à nos jours, éditions du Lezard, 2000. -Edouard Brasey, L’Encyclopédie du légendaire : trésors, artefacts et armes magiques, éditions le Pré aux clercs, 2008.
Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !
Des plantes érotiques, entre imaginaire et botanique !
Tomi Ungerer, célèbre dessinateur Alsacien connu aussi bien pour ses dessins pour enfants que pour ses dessins érotiques, a réalisé dans les années 1980 un ensemble de dessins de plantes et fleurs imaginaires, qui mêlent à la fois observation botanique et imagination érotique !
En transformant en fleurs imaginaires des éléments anatomiques du corps humain, ce portfolio édité par la revue Penthouse en 1988 constitue une véritable botanique érotique. Tomi Ungerer ne s’est pas contenté de dessiner mais s’est également amusé à légender ses dessins de noms botaniques fantaisistes tels que “Succulomamma Spinosa”, “Clemaclitis Labiosa” ou encore “Phallonlinguae felatus”. Je vous laisse découvrir quelques-unes de ces œuvres ci-dessous, accompagnées de leurs descriptions.

Botanica Veneris (Tomi Ungerer – Botanik – 1988). Ces deux fleurs exotiques : celle de gauche a des pétales roses pâles et le haut de sa tige est rouge cramoisi ; celle de droite a des pétales bleus, du cœur de la fleur jaillit un phallus ainsi qu’une langue léchant le gland de ce dernier. Seule la fleur de droite est reproduite dans le portfolio “Botanik”. 
Suculomamma Spinosa (Tomi Ungerer – Botanik – 1988). Une plante exotique a deux fleurs ; celle du dessus est ouverte, celle du dessous est fermée. Chacune d’elle a son pistil remplacé par un sein et un mamelon rougeâtre. 
Decapina erectus (Tomi Ungerer – Botanik – 1988). Deux fleurs de la même variété, l’une est refermée, l’autre a éclos. Les étamines de cette dernière sont constituées par des pénis bleus au gland rosé et aux bourses violacées et poilues. Si vous souhaitez découvrir l’ensemble des œuvres de Tomi Ungerer, je vous conseille d’aller visiter son musée, situé à la Villa Greiner, 2 Avenue de la Marseillaise à Strasbourg. Vous pourrez y voir plus de 300 œuvres originales dans un parcours thématique comportant des dessins de livres pour enfants, des dessins satiriques, des dessins publicitaires et bien sûr également des œuvres érotiques. Rendez-vous également sur son site officiel : www.tomiungerer.com
Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !

Le mûrier noir, du semis à la confiture en passant par la culture !
Le mûrier noir (Morus nigra), nommé également « mûrier à fruits » est une arbre fruitier de la famille des Moracées, originaire d’Asie occidentale et notamment du Sud du Caucase, d’Arménie et d’Iran. Aujourd’hui, il est également naturalisé en Amérique du nord (Canada, États-Unis), en Europe et en Chine.
Il est cultivé dans tout le bassin méditerranéen depuis l’Antiquité pour ses fruits délicieux, qui sont malheureusement plutôt délaissés de nos jours, malgré ses nombreuses utilisations et vertues. En effet, il est aujourd’hui souvent cultivé dans nos villes en tant qu’arbre d’ornement, et on oublie que son fruit et pourtant tout à fait comestible !

Description botanique du Mûrier noir (Morus nigra) :
Le mûrier noir est un arbre monoïque à croissance lente pouvant atteindre jusqu’à 20 mètres de hauteur. Ses feuilles caduques de 15 cm de long sont cordiformes, alternes, glabres ou légèrement pubescentes au revers de la feuille.
Auto-fertile, il fleurit au printemps sous forme de chatons qui donnent des fruits comestibles d’environ 25 mm de long, très tachant qui arrivent à maturité entre juillet et août. Ils doivent être consommés rapidement car ils sont rapidement périssables.
D’une grande longévité, le mûrier noir peut vivre jusqu’à 120 ans. Par la suite, il n’est pas rare que l’arbre se fende en deux sous le poids des branches charpentières. L’arbre peut survivre ainsi mais le plus souvent apparaissent des rejets à la base de l’arbre.

Quelles sont les différences entre le mûrier blanc (Morus alba) et le mûrier noir (Morus nigra) ?
Bien que certaines sources indiquent que le mûrier blanc produit des fruits blancs et le mûrier noir des fruits noirs, c’est faux. Le mûrier noir porte toujours des fruits violets foncés, presque noirs, mais par contre, selon les variétés, le mûrier blanc peut produire des fruits blancs, jaunes, violets ou noirs. Le fruit du mûrier blanc est douceâtre avant maturité, alors qu’au même stade celui du mûrier noir est plus acide. À complète maturité, celui du mûrier blanc est assez fade et très sucré, celui du mûrier noir est sucré et légèrement acidulé.
Les utilisations et les vertues du Mûrier noir en cuisine :
La saveur des fruits du mûrier noir plaît à la quasi-totalité du grand public. Ils sont très appréciés dans les pays qui les cultivent, au Moyen-Orient (Iran, Syrie, Liban, Israël) notamment. Leurs fruits, mangés crus en dessert, sont considérés comme une friandise, au même titre que les framboises mais ils sont rarement commercialisés du fait de leur fragilité. Le goût évoque celui de la mûre sauvage, quoique plus doux (moins acide). Son fruit peut être décliné en sirop, liqueur, confiture ou encore en gelée comme la mûre sauvage. Ses fruits servent aussi à fabriquer un vin en Cornouailles. Le jus de ses fruits peut être utilisé en gargarismes pour soulager les maux de gorge.

Comment semer et cultiver le Murier Noir ? Quelles sont ses exigences culturales ?
Le semis s’effectue généralement en place en automne, vers le mois de septembre-octobre. Mais peut être semé également au printemps, pour cela il est nécessaire d’effectuer une période de 4 à 6 semaines de stratification à froid avant le semis. Ensuite, semis dans un substrat bien, à une exposition ensoleillée et à une température de 20°C.
Le mûrier noir est très gourmand en eau durant la période de croissance, il ne faut donc pas hésiter à bien l’arroser notamment après l’avoir repiquer en pleine terre. Quand le système racinaire sera bien implanté en profondeur, l’arrosage pourra cesser. Il ne nécessite pas d’entretien ou de taille particulière. Il est parfaitement rustique.
Si vous souhaitez cultiver le Mûrier noir, sachez que nous proposons des graines dans notre boutique en ligne, voici le lien : https://www.alsagarden.com/fr/237-morus-nigra-mûrier-noir-graines.html
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