Tomates en cage : Doublez la récolte de vos tomates sans les tailler

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Avez-vous déjà expérimenté la culture de tomates en cage ? Le principe est très simple, il suffit de confectionner une cage avec un rouleau de treillis métallique ou du grillage et de la placer au-dessus du pied de tomate lors de la plantation. Cette technique facile et astucieuse permet de laisser pousser la tomate de manière autonome et naturelle, sans interventions de taille !

Doublez la récolte de vos tomates sans les tailler !

La culture de tomates en cage possède de nombreux avantages, le principal est bien entendu de ne pas avoir à fournir de travail de taille et d’obtenir un rendement plus élevé. Selon une croyance populaire bien ancrée, un gourmand est une tige qui ne produit pas de floraison ! Ce qui est faux, si on laisse pousser les gourmands des tomates, ils produiront chacun plusieurs bouquets de fleurs, puis des fruits.

Sans aucune taille, la tomate se développe sans stress, sans blessure qu’elle doit cicatriser. En effet, lorsque l’on coupe un gourmands, on créer une plaie par laquelle peut s’introduire des maladies ou des agents pathogènes. Contrairement à l’idée très répandue qu’il faut absolument couper les gourmands, les laisser vous permettra même dans de bonnes conditions de culture de doubler la récolte de tomates !

tomates en cage (2)
Exemple de cages à tomates cylindriques de 50 cm de diamètre pour une hauteur de 1,8 m.

Idées reçues, avantages et inconvénients de la technique !

Laisser pousser les gourmands sur les plants de tomates peut paraitre une idée extravagante, puisque cela fait plusieurs générations que cette opération se pratique d’une manière généralisée. D’un point de vue botanique, ces « gourmands » sont des tiges secondaires qui portent notamment des feuilles, ces mêmes feuilles permettent la photosynthèse et la photosynthèse donne de l’énergie à la plante et donc plus de sève élaborée qui peut nourrir les fruits. Couper les tiges secondaires des plants de tomates peut donc au contraire saper l’énergie, et peut être même la santé de la plante.

En revanche, en cultivant les tomates en cage sans taille, la végétation des tomates sera beaucoup plus importante, pailler et bien arroser durant l’été est donc indispensable. Une solution simple mais très fonctionnelle et efficace pour l’arrosage consiste à enterrer de manière partielle une poubelle ou un gros seau de 20 ou 50 litres par exemple avec des petits trous percés sur le pourtour du bas. Placer bien au centre de la cage, cette réserve fournira de l’eau à la plante pour une bonne semaine, voir davantage. Évidement, afin d’obtenir une belle récolte, il convient également d’apporter des fertilisants naturels, tel que du compost ou du purin d’ortie par exemple. Avec cette méthode, vous pouvez récolter jusqu’à 2 ou 3 fois plus fruits. Les variétés anciennes sont particulièrement bien adaptées (Green Zebra, Noire de Crimée, Voyage…).

tomates en cage
Tomates en cage : Un rendement 2 à 3 fois plus important !

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24 Commentaires

  1. Intéressant! Mais il y a surement des variétés qui sont plus adaptées que d’autres à ce genre de conduite, comme les ROMA par exemple que l’on ne taille pas! A essayer tout de même! Jean

      • Je l’ai fait depuis quelques années, je pense qu’il a trop de plantes par cage et le manque de circulation conduira à des champignons et je ne l’utilise pas de fongicides, Aussi longtemps que les trous dans la cage sont assez grands c’est sans inconvénient pour la récolte, je ne voudrais pas vous dire que vous obtenir deux fois les rendements, mais moins de travail très certainement !

  2. Selon la race, la méthode peut être différente, si on laisse trop de gourmands, le pied s’étoffe et grandit moins : il faut alors beaucoup les espacer. La surveillance et la récolte sont plus compliquées. je laisse beaucoup de gourmands aux petites tomates et tomates grappe.

    • Bonjour Kustomtom, en effet selon la variété et son développement, il est possible de mettre plusieurs pieds par cage. A adapter également selon les dimensions de la cage elle-même.

      • Salut, il faut qu’un pied de tomate par cage, moi je les cultives en cage depuis 10 ans et si on en met plus on ne vois plus les tomates. Bonne journée. René

  3. Bonjour, étant un jardinier concepteur je suis toujours pour les actions innovantes dans le jardins. Dans ce cas il me semble que j’adopterais une position intermédiaire entre cette proposition et la pratique habituelle. Ayant besoin du soleil je pense que multiplier le fouillis végétal comme ça serait moins productif à la fois c’est ouvrir la porte aux maladies. En revanche je trouve que l’installation des grilles autour des pied de tomates ou d’autres plantes potagères nécessitant des tuteurs peut s’avérer intéressant pour avoir un pied haut central et d’autres “pincés” donc plus bas aux alentours du tube proposé. Le potager n’est pas un au(tomate). Je profite l’occasion pour vous inviter à visiter ma page professionnelle de jardinage créatif Le charme d’Adam. À bientôt. Ruben

  4. Bonjour Lucas

    Je viens juste de découvrir votre site et cet article m’intéresse beaucoup. Je profite de votre expérience et j’aimerais avoir quelques précisions supplémentaires concernant les cages SVP.

    Pour le côté pratique de la chose :
    – si j’ai bien compris, il faut des cages de 1,80m et de 50 cm de diamètre (environ).
    – d’après votre expérience, quelle est la meilleure dimension des mailles du grillage ?
    – comment fixez-vous les cages au sol, avec des sardines ?

    Je vous remercie d’avance.
    violette06

  5. Je procède façon presque semblable depuis 5 ans : mes tomates cerises se ressèment seules, la population s’équilibre d’elle-même, les plants sont devenus résistants au mildiou et se contentent d’arrosages sporadiques. 4 mètres linéaires sur 60 cm le long du mur Sud d’une maison en Franche Comté fournissent en moyenne un kilo par semaine, que l’été soit humide ou sec. Je contiens le fouillis végétal avec des barrières en croisillons . L’ hiver je place des couches froides sur le jardinet , un bon coup de compost et des graines de salade : quand j’ai fini de manger les salades au printemps les petits plans de tomates sont prêts à prendre le relais… peu de travail pour beaucoup de plaisir !

    • Eh bien les couches ne sont chauffées ni par une énergie fossile quelconque ni par l’antique – et non moins efficace – pratique de la couche horticole réchauffée par une bonne sous-couche de fumier en décomposition, seulement par le soleil quand il daigne apparaître dans ma froide Comté. Bon saison de repos jardinier à vous !

  6. je fais justement le test de cette technique sur un plan de Roma dans ma serre. Mais avec peu de résultats. Le plan est en retard par rapport à la culture classique. Le fouillis de feuilles que cette technique engendre , empêche une bonne pollinisation des fleurs . Mais je la laisse pousser à sa guise et analyserai les résultats en fin de saison …

  7. Désolé mais après un essai il y a trois ans je n’ai pas récidivé dans la méthode: cette culture buisson n’est pas adaptée :moins de précocité ,coulage de fleurs par manque de pollinisation ,petits calibre de la production; déficit sur le plan gustatif par manque de soleil et en fin de saison j’ai eu droit a un mildiou a la propagation fulgurante :mais tout ceci bien sur n’est que mon humble point de vue et je ne voudrais pas décourager les voltigeurs du jardinage !!!

  8. Bonjour,
    Je cultive la tomate bio depuis plus de 15 ans en serre comme à l’extérieur en permaculture sans cage mais avec tuteurs, une dizaine de variétés différentes (oxheart,liguria,firework,coeur de boeuf,noire de crimée saint pierre etc etc) je n’ai pas supprimé les gourmands cette année ,les pieds produisent un fouillis incroyable beaucoup de bouquets de fleurs de tomates ne sont pas pollinisés, les tomates murissent difficilement (nord de la france). Une observation cependant les tomates obtenues sont plus grosses aussi bien à l’extérieur que dans la serre mais cela devient très rapidement ingérable sans aucune taille. En ce qui concerne le mildiou ,les pieds extérieurs ont été pulvérisés de bouillie bordelaise chaque semaine cet été (toujours dans le nord). L’année dernière j’avais laisser faire la nature aucune taille et aucun traitement en extérieur le mildiou s’est très rapidement propagé aucune récolte en extérieur sur 15 pieds. Je renouvellerais l’expérience en extérieur l’année prochaine avec cage mais également taille modérée il faut bien se rendre compte que les pieds de tomates peuvent atteindre 3 m de hauteur sans problème les tiges des pieds de tomates ne supportent pas le poids et cassent lorsqu’elles ne sont pas attachées même si le fouillis va contenir un moment les tiges elles finissent par dépasser de cette cage et casser.

    • moi je vais test dans la sarthe avec une serre eco + a 100 euro qui va juste servir de toit pour 2 pied
      de Noire de Crimée je compte mettre ail en poudre dans mon trous fongicide et poudre de fiantes de ramier avec terreaux composer de peaux de banane fiantes et cendre de bois le tout arroser de purin d’ortie et dans ans electroculture

  9. La culture en cage je l ai testé l année dernière j en suis été tres surpris par la grosse production ; certes un peut plus tardive . et cette année je fait toute ma production comme cella , il faut juste un espace plus important entre les pieds de tomates environ 1 m.

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