Créer une forêt comestible en permaculture

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La “forêt comestible” aussi appelée “agroforêt”, “forêt nourricière” ou encore “jardin-forêt” est un agrosystème imitant la forêt naturelle et organisé intelligemment pour une production de nourriture écologique. Ce modèle d’utilisation du sol trouve ses origines dans les temps les plus anciens de l’histoire de l’Homme. Remis au goût du jour par la permaculture, la forêt nourricière fait aujourd’hui son grand come-back !

Du jardin-forêt à la permaculture !

Bill Mollison, qui a inventé et définit le terme permaculture, a rendu visite à Robert Hart dans son jardin-forêt de Wenlock Edge en octobre 1990. Celui-ci inventa un système basé sur l’observation que la forêt naturelle peut être divisée en sept niveaux distincts, depuis les grands arbres fruitiers (couche canopée) jusqu’au plantes potagères et aromatiques (couche couvre-sol) en passant par les petits arbustes à fruits comestibles (strate arbustive). Depuis cette rencontre, entre le fondateur de la permaculture et Robert Hart, les sept couches du système de végétation ont été adoptées comme un élément de design en permaculture.

Le Jardin-foret, un système à 7 strates (selon Robert Hart).
Le Jardin-foret, un système à 7 strates (selon Robert Hart).

Quelles sont les différences entre une forêt naturelle et une agroforêt ?

C’est tout simplement l’action de l’homme qui transforme une foret naturelle en une “forêt cultivée”. Le principe même de l’agroforêt est donc l’organisation de celle-ci par l’homme afin de transformer la forêt naturelle en une forêt un peu plus nourricière qu’à l’origine ! L’objectif de la forêt nourricière est de produire des fruits sains, avec le moins de travail possible toute en respectant la nature et en s’inspirant des systèmes naturels forestiers.

S’inspirer de la nature pour créer un agrosystème est une idée judicieuse à condition de sélectionner les espèces avec cohérence ! En effet, une composante-clé du système à sept couches de Robert Hart sont les plantes qu’on sélectionne. La plupart des légumes traditionnels cultivés aujourd’hui, tels que les carottes, sont des plantes héliophiles peu adaptées au système de jardin forestier plus ombragé. Il est donc nécessaire de privilégier des plantes potagères vivaces et des légumes perpétuels tolérant les exposions ombragées ou mi-ombragées. Le système doit également comprendre des espèces végétales fertilisantes, comme les plantes de la famille des Fabacées (trèfle, lupin, fève…) qui possèdent le pouvoir de fixer l’azote.

Quelles plantes pour un jardin en permaculture ?

Robert Hart dans sa forêt-jardin !
Robert Hart dans sa forêt-jardin en Angleterre.

Pour en savoir plus sur la permaculture, je vous invite à lire l’ouvrage “La permaculture en pratique” et “La permaculture dans un petit jardin“. Enfin, si vous souhaitez cultivez des plantes potagères vivaces, découvrez le coffret de graines légumes perpétuels.


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2 Commentaires

  1. Bonjour, Super article 🙂 C’est très captivant ce concept de “jardin-forêt” … Je pense que la combinaison potager en permaculture + Jardin-forêt dans un même lieu est une approche plus qu’intéressante au niveau de la production et comme vous le soulignez, cela ne demande pas énormément d’effort ! Personnellement, mon guide de référence sur le sujet est “Créer un jardin-forêt” de Patrick Whitefield, je suppose que vous connaissez 😉 Merci pour votre partage, Amicalement. Yannick Hirel

  2. Et si on prenait le problème dans l’autre sens…..J’ai un joli bois de châtaignier autour de chez moi, et je rêve d’un potager….
    Que cultiver, en 7 strates s’il le faut, pour que mon bois produise autre chose que des châtaignes et les vers qui vont dedans? Pour l’instant, j’ai essayé du chou réputé aimer l’ombre, mais je produis essentiellement des limaces. (faut’il préciser que je vis en Normandie?)

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