Catégorie : Tendances au jardin

  • Du Thuya au Photinia : la standardisation des haies, une erreur qui se répète

    Du Thuya au Photinia : la standardisation des haies, une erreur qui se répète

    Pendant des décennies, le Thuya a été l’icône incontestée des jardins pavillonnaires. Facile à planter, peu exigeant en entretien, et surtout doté d’un feuillage persistant et dense, il cochait toutes les cases du parfait “rideau de verdure”. Dès les années 1960 et jusqu’au début des années 2000, les lotissements français ont vu pousser des kilomètres de haies monospécifiques de thuyas, souvent taillées au cordeau, incarnant une véritable standardisation paysagère !

    Sous les haies bien taillées, un désastre écologique !

    Mais ce succès s’est vite heurté à ses propres limites. D’un point de vue écologique, une haie composée uniquement de thuyas offre peu d’intérêt pour la faune. Son feuillage abrite peu d’insectes, et peu d’oiseaux. Le thuya a un système racinaire dense et peu profond qui assèche rapidement le sol autour de lui. Il libère des substances allélopathiques (composés chimiques naturels) qui peuvent inhiber la croissance des autres plantes à proximité. Résultat : peu d’autres végétaux arrivent à pousser sous ou près d’une haie de thuya.

    Plus grave encore : cette uniformité végétale a rendu les jardins vulnérables aux maladies. Depuis les années 2000, le thuya est en proie à un champignon dévastateur, le Pestalotiopsis ou Phytophthora, qui provoque un brunissement rapide et irréversible des sujets. Les haies, jadis fières murailles végétales, se transforment alors en alignements squelettiques, roussis, parfois totalement morts en quelques saisons.

    Un nouveau cycle de standardisation !

    Dans ce vide paysager, le Photinia x fraseri ‘Red Robin’ s’est peu à peu imposé. Avec ses jeunes pousses rouges au printemps, son feuillage brillant et sa croissance rapide, il cumule les atouts esthétiques. De plus, il est persistant, comme le thuya, mais moins rigide dans son aspect, apportant une touche de couleur bienvenue. Les jardineries l’ont bien compris, en faisant une plante phare de leurs rayons « haies décoratives ».

    Mais le succès du photinia pose les mêmes problèmes que celui du thuya : une monoculture végétale à grande échelle, certes plus colorée, mais tout aussi pauvre du point de vue écologique. Déjà, des signes de fatigue apparaissent dans certaines régions : tavelures foliaires, voire des maladies fongiques. Le tout accentué par la multiplication de plantations massives dans les jardins et les lotissements.

    Repenser la haie : vers la diversité végétale !

    Remplacer le Thuya par le Photinia, c’est prolonger une logique dépassée, il est temps de repenser la haie dans son ensemble. Une haie composée, associant arbustes caducs et persistants, à floraison et fructification étalées, attire oiseaux, pollinisateurs et insectes utiles. Des essences locales comme le noisetier, le cornouiller sanguin, le sureau noir, le troène, ou encore l’aubépine, apportent autant de refuge que de nourriture à la faune tout en s’intégrant harmonieusement au paysage. Aussi, ce type de haie est bien plus résiliente aux cas de maladies.

    Le Photinia, à l’image du Thuya jadis, séduit par sa praticité et son esthétique. Mais si nous voulons des jardins vivants et résilients, il ne faut pas tomber dans les travers d’une nouvelle standardisation. La haie ne doit plus être vue comme une simple barrière ou “brise vue”, mais comme un écosystème, riche, varié, et en harmonie avec son environnement.

  • Ne plantez plus d’Arbres aux papillons !

    Ne plantez plus d’Arbres aux papillons !

    Les Arbres aux papillons (Buddleja) sont des plantes populaires dans de nombreux jardins en raison de leurs fleurs colorées et de leur attrait pour les papillons. Cependant, les arbres aux papillons peuvent avoir des impacts particulièrement négatifs sur les écosystèmes locaux. Dans cet article, nous verrons trois bonnes raisons pour lesquelles il faut s’abstenir de planter un arbre aux papillons dans votre jardin et nous aborderons les alternatives respectueuses de l’environnement pour favoriser la présence de papillons dans nos jardins.

    1. Espèce envahissante : Les Arbres aux papillons sont originaires de régions telles que l’Asie et l’Afrique, mais ils ont été introduits dans de nombreuses parties du monde en raison de leur attrait esthétique. Malheureusement, certaines espèces d’Arbres aux papillons sont devenues envahissantes dans certaines régions, notamment en Amérique du Nord, en Nouvelle-Zélande et en Europe. Ces plantes peuvent se propager rapidement et entrer en compétition avec les espèces indigènes, perturbant ainsi les écosystèmes naturels.

    2. Impact négatif sur la biodiversité : Lorsque les Arbres aux papillons deviennent envahissants, ils peuvent étouffer et supplanter les plantes indigènes, ce qui réduit la diversité des espèces végétales. Cela a un effet domino sur la biodiversité, car les plantes indigènes fournissent de la nourriture et un habitat pour une variété d’animaux, y compris les papillons. En plantant des Arbres aux papillons, on risque de perturber les chaînes alimentaires locales et de nuire à la faune indigène.

    3. Monotonie nutritionnelle des abeilles : Bien que le Buddleja puisse fournir une source abondante de nectar, il est important de fournir aux abeilles une variété de plantes florales afin de répondre à leurs besoins nutritionnels diversifiés. Une dépendance excessive à l’arbre aux papillons comme unique source de nourriture pourrait entraîner une carence nutritionnelle pour les abeilles.

    Optez pour des alternatives végétales respectueuses de l’environnement !

    Heureusement, il existe de nombreuses alternatives respectueuses de l’environnement pour attirer les papillons dans nos jardins :

    -Plantez des fleurs indigènes : Les fleurs indigènes sont adaptées à l’écosystème local et fournissent des ressources alimentaires et un habitat pour les papillons indigènes. Faites des recherches sur les plantes indigènes qui attirent les papillons dans votre région et incorporez-les dans votre jardin.

    -Offrez une variété de plantes : Les papillons ont besoin d’une diversité de plantes pour se nourrir tout au long de leur cycle de vie. Choisissez une variété de plantes à fleurs qui offrent des sources de nectar pour les adultes et des plantes hôtes pour les chenilles.

    -Évitez les pesticides : Les pesticides peuvent être nocifs pour les papillons et d’autres insectes bénéfiques. Optez pour des méthodes de lutte intégrée des ravageurs et encouragez les prédateurs naturels dans votre jardin pour maintenir un équilibre écologique sain.

    Bien que les Arbres aux papillons soient attrayants et attirent effectivement les papillons, il est préférable de ne pas les planter en raison de leur potentiel d’invasion et de leurs effets négatifs sur la biodiversité. Il est préférable d’opter pour des alternatives respectueuses de l’environnement qui soutiennent les espèces indigènes et favorisent la biodiversité locale. En choisissant des fleurs indigènes et en créant un jardin accueillant pour les papillons, nous pouvons contribuer à préserver les écosystèmes naturels et à soutenir la vie des papillons sans perturber l’équilibre écologique.

  • DIY Jardinage : Comment créer un kokedama facilement ?

    DIY Jardinage : Comment créer un kokedama facilement ?

    Kokedama signifie en japonais « boule de mousse». C’est un art floral qui est apparu au Japon au début des années 1990. Cet art consiste à créer une boule de substrat entourée de mousse, dans laquelle, un végétal se développe. Cet agencement floral permet de sublimer la plante, d’en dévoiler son potentiel graphique et de libérer par la même occasion son potentiel créatif. Ainsi par sa sobriété et sa délicatesse, le kokedama devient une véritable sculpture végétale.

    Le choix des végétaux, un élément crucial au kokedama !

    Pour bien réussir vos kokedama, les végétaux choisis doivent être de petite taille et être de culture facile. De plus, ils doivent également supporter un substrat peu drainant, et aimer avoir de l’humidité dans leurs racines. Vous pouvez choisir des plantes pour l’intérieur comme pour l’extérieur. Certaines espèces peuvent vivre deux ans dans la sphère de mousse sans aucun problème. D’autres tiendront un an, elles seront vite à l’étroit, on peut alors les rempoter dans un pot classique. Ou vous pouvez également confectionner une nouvelle sphère adaptée à la nouvelle ampleur de la plante. Les végétaux particulièrement bien adaptés à la culture sous forme de kokedama sont les fougères, les orchidées mais aussi le lierre, les plantes vivaces ou des petits bonsaïs par exemples.

    Kokedama aux couleurs printanières - Photo : Plantibox.com
    Kokedama aux couleurs printanières !

    La technique de réalisation d’un kokedama réussit !

    Pour réaliser un kokedama, il vous faut de la mousse, du substrat adapté et une plante. Lorsque ces 3 éléments sont réunit, il ne vous reste plus qu’à formez une boule avec ce mélange. Puis dépotez votre plante et grattez délicatement la terre afin de dégager les racines. Couvrez les racines de mousse. Faites un trou dans la boule, placez-y la plante. Enfin, fixez la mousse à l’aide d’un ficelle ou de fil coton autour de la sphère. Pour finir, baignez la sphère dans une eau à température ambiante, pendant une bonne dizaine de minutes.

    Une fois le kokedama terminé pour assurer sa vigueur et sa longévité, l’exposition doit être lumineuse et légèrement ensoleillée. Il ne faut pas de soleil direct car ce dernier risque de brûler les feuilles et ainsi dessécher trop rapidement les végétaux et la mousse. Celui-ci est à poser sur un support plus ou moins traditionnel, minéral ou végétal pour créer une harmonie zen. Plusieurs possibilités existent une assiette en céramique, une planche en ardoise noire ou verte, du bois pétrifié, une pierre plate… Il peut également être suspendu, c’est idéal pour une plante retombante.

    Kit Kokedama plante verte
    Kokedama avec une plante verte !

  • Axel Erlandson : Un pionnier de la sculpture d’arbres vivants !

    Axel Erlandson : Un pionnier de la sculpture d’arbres vivants !

    Avez-vous déjà entendu parler d’Axel Erlandson (1884-1964) ? Il s’agit d’un américain d’origine suédoise dont le hobby était de façonner les arbres pour en faire de véritables sculptures vivantes ! Véritable pionnier dans son domaine, Erlandson est aujourd’hui connu et reconnu comme un véritable maître. Bien que l’artiste soit mort aujourd’hui, ses arbres uniques au monde continuent encore leur croissance…

    Le “Circus Tree”, un parc d’attraction pour ses arbres bluffants !

    Au fil des années, cette passion a pris de plus en plus de place dans la vie d’Axel Erlandson. En voyant ses magnifiques œuvres, sa femme et sa fille se sont dit que beaucoup des gens seraient prêts à payer pour voir ses arbres étonnants. Quelques années plus tard, l’artiste a décidé de leur faire confiance en achetant un terrain dans ce but. En 1947, il a ouvert une sorte de parc d’attraction le « Circus Tree » non loin de Santa Cruz, où il a transplanté une soixantaine d’arbres mis en forme dans sa propriété de la vallée de San Joaquin. Pendant de longues années, le parc a attiré pas mal de visiteurs.

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    Les œuvres vivantes de Axel Erlandson au Gilroy Gardens !

    Les arbres d’Axel Erlandson encore visibles aujourd’hui !

    Malheureusement, sur le long terme, le concept de son parc ne sera pas un succès financier. En 1963, il est même contraint de revendre son parc et meurt un an plus tard, emportant dans la tombe le secret de sa technique. En 40 ans de carrière, Erlandson a créé plus de 70 œuvres sur des arbres. La collection, laissée à l’abandon par son nouveau propriétaire, est rachetée en 1985 par un pépiniériste, Michael Bonfante, qui les transplante à Gilroy, où elle sera à l’origine d’un nouveau parc d’attraction thématique ouvert en 1981, les Bonfante Gardens, rebaptisés en 2007 Gilroy Gardens.

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    Les œuvres vivantes de Axel Erlandson au Gilroy Gardens !

    Certes, l’histoire a mal fini pour ce pionnier de la sculpture d’arbres vivants, mais l’idée et le talent de cet homme on inspiré bon nombre de nouveaux adeptes de la pratique qui continuent à faire vivre cet art étonnant ! Et vous que pensez-vous de la sculpture d’arbres vivants ?

  • Kokedama : Un art à mi-chemin entre le bonsaï et l’art floral !

    Kokedama : Un art à mi-chemin entre le bonsaï et l’art floral !

    Mariage de plusieurs techniques ancestrales existantes au Japon, le Kokedama est une méthode de culture étonnante et particulièrement esthétique apparue au début des années 1990. Concrètement, il s’agit de « sphères de mousse » sur lesquelles s’épanouissent une plante. Très apprécié des jeunes japonais, cet art végétal connaît un essor considérable dans son pays d’origine, où de nombreuses fleuristeries lui sont exclusivement consacrées. Dans cet article, nous verrons quelles sont les plantes adaptées à cette culture ? Comment réaliser ses propres Kokedama ? Et enfin, nous verrons comment entretenir ces sculptures végétales !

    Des petites plantes résistantes et peu exigeantes !

    Le choix des végétaux est très large, mais il est préférable d’employer des végétaux d’intérieur, de petites tailles supportant l’humidité au niveau des racines (les cactées et les plantes nécessitant un substrat sec sont à éviter). Elles devront être résistantes et peu exigeantes. Les fougères et les petites plantes tropicales d’intérieur feront très bien faire l’affaire.

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    Kokedama – Photo : Flickr.com / Gergely Hideg.

    Comment réaliser un Kokedama à la maison ?

    Pour réaliser un Kokedama, il existe diverses techniques à utiliser en fonction des plantes, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Nous parlerons ici de la technique traditionnelle. Le substrat à utiliser est à base d’une argile noire. On ajoute divers composants en fonction des exigences de la plante. Le mélange obtenu doit être pétri longuement avec précaution. On obtient une pâte plastique. On peut alors la façonner en boule.

    La plante est enlevée de son pot et les racines de la plante sont débarrassées de la terre avec précaution. Le végétal est prêt à être « transplanté ». On rassemble alors légèrement les racines. On applique le mélange sur les racines en évitant de casser les radicelles qui sont très fragiles. On ajoute du mélange jusqu’à obtenir une sphère. La taille de la sphère est question d’esthétisme, mais elle ne dépasse généralement pas dix centimètres.

    La dernière étape consiste à habiller la sphère de mousse. On prend un morceau de mousse plate et l’on recouvre la sphère. La mousse est fixée à l’aide d’un fil enroulé autour de la sphère. En fonction des écoles de kokedama, le fil est soit en aluminium (0,5 mm), soit en coton noir, soit en coton vert ou soit en nylon. Une fois fini, la mousse peut être taillée pour donner un aspect plus lisse. Puis, le kokedama est plongé dans l’eau pendant environ dix minutes. Cela permet de le laver (de l’argile noire et des petits débris végétaux en particulier) et de tasser la terre autour des racines. L’eau doit être à température ambiante, voir tiède. Il ne reste plus qu’à installer la plante sur son support !

    Kokedama fenêtre
    Kokedama suspendus – Photo : Flickr.com / Gergely Hideg.

    L’entretien du Kokedama : Quelques facteurs importants !

    Les facteurs les plus importants à prendre en compte dans la culture et l’entretien ces sphères végétales sont la lumière et l’hygrométrie. En effet, le kokedama et notamment la mousse supporte très mal les rayons du soleil direct, il faut donc éviter ce genre de situation. En ce qui concerne l’arrosage, il est à adapter selon la saison et l’hygrométrie, de manière générale on immerge la sphère une fois par semaine d’octobre à avril et tous les deux ou trois jours de mai à septembre. On ressort le kokedama au bout d’une dizaine de minutes dès qu’il n’y a plus de bulles d’air qui remontent. L’eau doit être à température ambiante, faiblement minéralisée et sans chlore. Il est également important d’apporter un environnement sans courant d’air. A savoir que la mousse est étonnamment résistante…même si on a l’impression qu’elle est morte, desséchée, on peut la faire revivre et reprendre toute sa vigueur avec un peut d’eau !

  • Mosaïculture : Les plus belles réalisations !

    Mosaïculture : Les plus belles réalisations !

    La mosaïculture est un art qui consiste à composer des massifs fleuris en associant certaines couleurs de floraisons et formes de feuillage pour créer des motifs ou des textes selon un dessin préétabli. La mosaïculture se pratique surtout au niveau des plate-bandes dans les jardins publics, le plus souvent en deux dimensions, mais aussi en trois dimensions, donnant lieu alors à de véritables sculptures végétales. Découvrez quelques unes des belles belles réalisations de ces dernières années lors de l’exposition internationales de mosaïcultures de Montréal !

    Mosaïculture
    Mosaïcultures Internationales de Montréal – Source : Flickr / Robert Lafond

    Mosaïculture - Alsagarden, Plantes Rares (1)
    Mosaïcultures Internationales de Montréal – Source : Flickr / Robert Lafond

    Mosaïculture - Alsagarden, Plantes Rares (3)
    Mosaïcultures Internationales de Montréal – Source : Flickr / Robert Lafond

    Mosaïculture - Alsagarden, Plantes Rares (4)
    Mosaïcultures Internationales de Montréal – Source : Flickr / Robert Lafond

  • Des plantes exotiques rustiques pour votre jardin

    Des plantes exotiques rustiques pour votre jardin

    Les amateurs de plantes exotiques sont parfois freinés dans leurs envies de plantation par la peur de perdre leurs protégées dès le premier hiver. Pourtant, il est facile de donner des airs de jungle à son jardin ou même à sa terrasse en choisissant des plantes à la fois luxuriantes et résistantes au froid qui sauront parfaitement s’y acclimater !

    Tout d’abord, qu’est ce qu’une plante exotique !

    Par définition, une “plante exotique” est une espèce végétale qui n’est pas indigène à une région, mais apportée de l’étranger…c’est donc l’opposer d’une “plante indigène”, issus du pays. Ainsi, toute plante poussant à un endroit situé hors de son aire naturelle peut donc être qualifiée d’exotique en ce lieu. Ce terme qualifie donc une plante en association avec un situation géographique précise. Par exemple, un Hibiscus rosa-sinensis est exotique en Europe, mais pas dans les régions tropicales d’Asie du Sud-Est.

    Hibiscus_rosa-sinensis, vente plantes
    L’Hibiscus rosa-sinensis, une belle exotique rustique jusqu’à -5°C.

    Concevoir un jardin d’allure exotique !

    Hormis la simple définition de ce qu’est une plante exotique, il est aussi important de déterminer ce que l’on perçoit d’exotique chez une plante ! C’est de cette interprétation que découlera le type de jardin. Pour évoquer un jardin exotique, il ne suffit pas de réunir plein des “plantes exotiques” mais il faut aussi prendre soin de les sélectionner avec attention par rapport à leur feuillage, leurs floraison, leurs couleurs ou encore leurs formes. Voici une petite sélection de plantes exotiques et rustiques sous nos climats :

    > Le Yucca filamentosa ‘Bright Edge’ : Yucca filamentosa, vente plantesPlante succulente originaire du Mexique. Cette variété se caractérise par des feuilles vertes et jaune au bord, souples et garnies de nombreux filaments. Sa floraison estivale est spectaculaire. En effet sa grande hampe florale peut atteindre 3 mètres de hauteur et porte de nombreuses fleurs blanc ivoire en grosses clochettes retombantes. Cette plante à l’allure très exotique résiste à des températures allant jusqu’à -15°C mais en dessous, n’oubliez pas de la protéger à l’aide d’un voile d’hivernage.

    > Le Musa sikkimensis : vente plantes rustiquesUn remarquable bananier rustique au feuillage vert très ornemental souvent zébré de rouge-bordeaux. De croissance très rapide et originaire de la région du Sikkim au nord de l’’Inde, cette espèce est rustique jusqu’à -15/-18°C. Une plante luxuriante idéale pour donner de l’exotisme à votre jardin ou même à votre balcon puisque celui-ci peut très bien être cultivé en pot. Dans les régions aux hivers plus rigoureux, il est nécessaire de protéger la souche, avec un paillage par exemple.

    > La Glycine de Chine :vente de plantes, alsagarden Plante grimpante, pouvant atteindre jusqu’à 10-15 mètres de hauteur. Très classiques parmi les plantes grimpantes, les glycines font la gloire des jardins romantiques. La variété sinensis, très parfumée, fleurit en mai en grappes compactes d’un bleu violet soutenu de 20 à 30 cm de long, elle est remontante en été. Son jeune feuillage se colore de bronze toute l’année. La glycine peut être mise en valeur sur un portique, une tonnelle ou une pergola où les grappes de fleurs jailliront comme une cascade. Plante grimpante robuste parfaitement rustique.

    > L’Arbre à soie (Albizia ‘Summer chocolate’) : Arbre de collection, très apprécié pour la finesse de son feuillage et l’élégance de sa floraison aux étamines colorées. Cette variété possède un feuillage au coloris chocolat inédit. De juin à septembre, une floraison abondante rose bonbon se démarque du feuillage sous la forme de plumets ou houppettes soyeuses d’étamines en aigrettes. Cette variété est également intéressante pour le parfum des fleurs. Vous apprécierez également ses jeunes pousses vert tendre évoluant vers un pourpre chocolaté. Pour sa culture, l’Albizia apprécie les expositions bien ensoleillées ainsi que les sols drainants. Il supporte très bien le calcaire. Plantez le à l’abri des vents forts. La culture en pot ou en bac est possible ; ce mode de culture est intéressant pour les régions où les hivers sont rigoureux, car l’arbre ne supporte que des gelées courtes, jusqu’à environ -12°C.

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    L’Arbre à soie (Albizia ‘Summer chocolate’).

    Vous pouvez retrouver toutes ces plantes ainsi que pleins d’autres plantes exotiques et rustiques dans la jardinerie en ligne Alsagarden, cliquez-ici : Découvrir notre sélection de plantes exotiques ! Enfin, si vous souhaitez en savoir plus sur l’aménagement d’un jardin exotique, je vous conseille l’ouvrage de Jean Le Bret : Créer un jardin exotique sous nos climats avec des plantes luxuriantes qui résistent au froid.

  • Les plantes rares seront à l’honneur au festival des jardins de Chaumont-sur-Loire en 2015

    Les plantes rares seront à l’honneur au festival des jardins de Chaumont-sur-Loire en 2015

    Rendez-vous incontournable des paysagistes, des architectes, des scénographes ou encore des jardiniers, le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire constitue un panorama étonnant de l’état de la création paysagère dans le monde. Depuis 1992, près de 580 jardins ont été créés, prototypes des jardins de demain. Pour la prochaine édition, les jardins extraordinaires et les jardins de collection en sera le thème. L’édition 2015 promet donc d’être riche en curiosités végétales et en plantes rares ! A cette occasion, le Domaine de Chaumont-sur-Loire propose un concours international dont la date limite de réception des projets de jardins est fixée au 17 octobre 2014.

    “Tout collectionneur d’objets, d’œuvres ou de plantes rares est aspiré, emporté par la spirale d’une passion dévorante” !

    Collectionner, c’est rassembler ce que d’autres n’ont pas, c’est aimer le précieux, l’unique et l’original. C’est aussi rechercher le divers, le multiple et le différent, c’est compiler, sans fin, des trésors, des trouvailles et du merveilleux. Les collectionneurs sont des êtres particuliers qui ont le goût salutaire du rare et montrent volontiers le fruit de leurs quêtes ferventes. Le monde du végétal n’échappe pas à cette frénésie bien connue dans le monde de l’art.

    Ce sont donc des jardins extraordinaires, des jardins de collectionneurs, des cabinets de curiosités végétales qui sont attendus pour l’édition 2015 du Festival international des jardins. Ils devront être riches de végétaux rares, de plantes jamais vues et surtout présentées de manière contemporaine, inattendue, surprenante, avec une scénographie, des matériaux, un design innovants, exceptionnels, inaccoutumés. Ce seront des jardins exigeants, singuliers, hors des sentiers battus, offrant au regard des plantes et des fleurs insolites, réputées introuvables, remarquables par leur singularité, autant que par les associations imaginées par les concepteurs.

    Pour nous éblouir par leur virtuosité et leur inventivité, les auteurs des jardins du Festival 2015 devront, en lien avec des pépinières d’excellence, rechercher et présenter des végétaux d’exception, aux formes, aux couleurs, aux parfums, aux textures originales, des espèces hors du commun, qu’il s’agisse de plantes succulentes, de plantes carnivores, d’espèces botaniques en danger, de variétés étranges, exotiques ou nouvelles. Ces jardins de 2015 devront donc surprendre, étonner, faire rêver le jury et le public par des propositions inédites, audacieuses, élégantes et raffinées.

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    Le jardin des rizières – Festival International des Jardins, 2013 – © C. Diaz

    Le concours est ouvert !

    Aux architectes-paysagistes diplômés d’une école, d’une université ou inscrits à la FFP (Fédération Française du Paysage) ou à l’EFLA (European Fondation for Landscape Architecture). Aux professionnels de l’aménagement ou du jardin, seuls ou en équipes pluridisciplinaires constituées par exemple d’architectes, d’ingénieurs, de designers, de scénographes, de jardiniers ou d’artistes avec de préférence, au sein de cette équipe, un architecte-paysagiste. Aux étudiants des écoles de paysage ou d’architecture, d’horticulture, de design ou d’arts décoratifs pouvant justifier d’une option paysagère et dont un professeur sera le mandataire de l’équipe et le porteur du projet.

    A noter que les concepteurs ayant réalisé un jardin à Chaumont-sur-Loire dans les trois dernières années sont exclus de la consultation. Certains projets de jardins seront réalisés par des invités du Domaine de Chaumont-sur-Loire.

    Procédure, renseignements et envoi des candidatures !

    Les candidats doivent créer un compte sur le site Internet du Domaine de Chaumont-sur-Loire pour télécharger le dossier de consultation. Ce dernier comprend un cahier des charges et un règlement. Le cahier des charges présente en détail le thème et les contraintes techniques liées à la conception d’un jardin sur le site de Chaumont-sur-Loire (sol, exposition, visiteurs, végétaux…). Le règlement fixe le déroulement de la consultation et énumère les règles de participation au concours.

    Attention, la date limite de réception des projets de jardins est fixée au 17 octobre 2014 avant 17h00. Aucune rémunération n’est prévue pour la participation à cette consultation. La rémunération des concepteurs retenus pour l’édition 2015 ainsi que le budget alloué pour la réalisation des jardins sont fixés dans le dossier de consultation. Renseignements et envoi des candidatures : Domaine de Chaumont-sur-Loire – 41150 Chaumont-sur-Loire – concours@domaine-chaumont.fr – www.domaine-chaumont.fr

  • Le jardin médicinal, ses plantes vertueuses et officinales !

    Le jardin médicinal, ses plantes vertueuses et officinales !

    Depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque de nos grands-mères, le jardin était considéré comme l’armoire à pharmacie de la maison, où l’on pouvait trouver les remèdes pour les petits et les gros bobos. Après avoir été largement oubliées durant plusieurs décennies, les plantes médicales connaissent aujourd’hui à nouveau un fort engouement ! Mais connaissez-vous l’histoire des plantes médicinales ? Savez-vous ce qu’est un jardin des simples ? Et pourquoi pas renouer avec le savoir-faire d’antan en créant votre propre jardin médicinal !

    Tout d’abord, qu’est-ce qu’un jardin médicinal ?

    Un jardin médicinal, appelé aussi jardin de simples ou encore en latin “hortus medicus” est un lieu où l’on cultive principalement des plantes aux vertus médicinales appelées également simples ou plantes officinales. On y retrouve aussi souvent des plantes condimentaires et aromatiques comme le thym, la sauge, la mélisse ou encore l’hysope. La culture de plantes médicinales a toute une histoire. Les plantes médicinales étaient, au temps de la Rome antique, l’affaire de plusieurs professionnels le iatralipice (spécialistes des onguents), les pharmacopolae (vendeurs des produits médicinaux), unguentarii, aromatarii (préparateurs de produit médicinaux). Après la chute de l’empire romain, c’est dans les jardins de monastère que les moines ont continué à faire vivre cette tradition. Le jardin médicinal est en effet omniprésent dans les monastères, et ce jardin des simples se situe en général dans l’espace de l’infirmerie, souvent près de l’apothicairerie, mais aussi de la maison des saignées ou du cloître.

    Le jardin médiéval de la Tour de Bridiers.

    Les plantes médicinales aux Moyen-Age !

    La médecine médiévale était basée sur les vertus des herbes médicinales, elles servaient à fabriquer les médicaments. Les monastères médiévaux en particulier avaient tous au moins un jardin de simples. La sauge était d’une renommée proverbiale : son nom vient du latin salvare qui signifie guérir, sauver, on en avait toujours dans son jardin. L’achillée millefeuille était très réputée au Moyen Âge car vulnéraire et cicatrisante : Sainte Hildegarde recommande son utilisation en compresses ou en poudre dans du vin chaud. Les moines auraient cultivé la rue dont le nom latin ruta signifie « conserver la santé », pour ses propriétés anti-aphrodisiaques. La consoude soignait les blessures de flèches d’arquebuse. L’armoise soulageait les pieds fatigués de voyageurs. Le lys soignait les blessures de serpent (Strabo). La molène soignait la malandre. Le millepertuis soulageait en cas de brûlures. La guimauve officinale soignait les dents. L’angélique protégeait de la peste. La verveine soignait les pustules. On cultiva aussi plus tard la mélisse, pour fabriquer l’eau de mélisse. La pulmonaire était utilisée pour les poumons. Roses et violettes entraient dans la composition des électuaires, ainsi que la réglisse.

    Le but ici n’est pas de vous pousser à l’automédication mais bien de vous amener à vous plonger dans l’univers du végétal et dans l’histoire des plantes. J’attire votre attention sur le fait que toutes les informations en rapport avec la médecine et la vertu des plantes n’est donné qu’à titre informatif, il est bien entendu nécessaire de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.

    sauge officinale
    La Sauge officinale (Salvia officinalis).

    Comment créer son jardin de simples ?

    Que vous n’ayez qu’un petit coin de jardin ou un mère carré sur votre balcon à votre disposition, vous pouvez cultiver vos herbes culinaires et vos plantes médicinales. En effet, les plantes médicinales et aromatiques sont pour la plus part, extrêmement facile de culture, s’adaptent parfaitement à la culture en pot et n’exigent pas de soin particulier. Pour la culture en pot, choisissez simplement un bon terreau, ou mieux composez le vous-même. Ne négligez pas l’arrosage des plantes en contenant, surtout si elles sont exposées au vent desséchant de l’été ou au soleil. Au jardin, choisissez un endroit approprié par rapport à la plante, si la plupart apprécient beaucoup de soleil, d’autres auront besoin de la mi-ombre. Il est important de savoir quelles plantes sont cultivées pour bien se préparer. En général, les plantes médicinales prospèrent avec de petits arrosages quotidiens et des températures modérées. Si vous avez de la place dans votre jardin, vous pouvez cultiver vos plantes médicinales à la manière des moines au Moyen-âge qui mêlaient l’utile et l’agréable dans des jardins carrés délimités par des allées en croix, des haies taillées de buis, d’if et de santoline servant de bordures. Une façon intéressante de mêler saveurs et senteurs dans un décor très coloré.

    Si vous souhaitez cultiver des plantes officinales et condimentaires chez vous, sachez qu’un large choix de graines et plants est disponible dans la jardinerie en ligne Alsagarden : www.alsagarden.com. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter du Blog Alsagarden afin de recevoir les prochains articles et conseils de jardinage directement par e-mail.


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  • Les plantes rares : Déjà à la mode chez les Pharaons !

    Les plantes rares : Déjà à la mode chez les Pharaons !

    Les pharaons sont probablement les premiers à ordonner la réalisation de jardins et les plantes rares exotiques y avaient une place de choix ! En effet, en plus d’être le berceau de l’humanité, l’Afrique est aussi un des lieux où le jardinage a vu le jour, plus précisément en Égypte il y a maintenant plus de 5 000 ans. Les végétaux de ces jardins pharaoniques étaient cultivés à des fins ornementales, médicinales, utilitaires, alimentaires ou encore pour des offrandes !

    Le jardinage dans la civilisation égyptienne !

    Dans ce pays de terre noire bordée de déserts les arbres sont rares (quelques acacias et sycomores) et toute la terre fertile, grâce à un réseau de digues et de canaux constamment entretenus est occupée par les cultures céréalières. Parce que la campagne manque d’arbres et de fleurs le jardin sera un verger où les fleurs seront cultivées avec la plus grande attention. Il est centré sur un étang planté de lotus et de papyrus, plantes héraldiques de la Haute et Basse-Égypte. Les jardins égyptiens, symétriques et rigides, sont à l’image de la civilisation égyptienne, tout à fait spécifiques et sans influence extérieure.

    Tombe de Nakht
    Végétaux utiles à la pharmacopée (Tombe de Nakht)

    Les pharaons étaient les premiers à ordonner la réalisation de jardins. Ils ramènent aussi des plantes exotiques de leurs campagnes, qu’ils cultivent ensuite dans les jardins de leurs temples et palais. La reine Hatchepsout de la XVIIIe dynastie fit venir 31 plants d’arbres à encens pour orner son jardin en terrasses. Les plantes rares deviennent une mode. Des expéditions entières sont organisées pour amener des espèces d’origine lointaine. Thoutmôsis III nous a laissé sur les murs de la salle des fêtes du temple de Karnak la reproduction, exécutée avec un remarquable souci du détail, des animaux et surtout des nombreuses plantes qu’il avait fait rapporter d’Asie ; cette faune et cette flore constituent ce qu’on appelle le « jardin botanique de Thoutmôsis III ». Les pharaons créent d’énormes promenades ornées de plantes, herbes et arbres fruitiers de toutes les régions limitrophes.

    Pour les jardins de particuliers, les paysages inspiratifs sont les oasis et le fleuve avec ses lotus et ses îles flottantes de papyrus. Ainsi, les premiers jardins individuels sont sans doute des constructions clôturées, d’oasis artificielles. Plus tard, les jardins entourés d’une clôture contenaient souvent une terrasse et un bassin carré ou rectangulaire tout à fait artificiel, où poussent des plantes aquatiques. Ceci est toujours fait dans l’esprit des oasis. On y trouve aussi régulièrement des statues et colonnes. Les plantations évoluent et s’alignent, afin de faciliter l’irrigation, qui est assurée par des canaux. Les plantes sont taillées et positionnées de plus en plus habilement, pour offrir de l’ombre, pour faciliter la cueillette des fruits, et la productivité des fruits qu’ils portent. Par les peintures murales nous savons quelles plantes étaient cultivées dans ces jardins : vignes qui tapissent des pergolas, sycomores, perséas, palmiers dattiers et doum, figuiers, grenadiers et tamaris.

    Les plantes médicinales de l’Égypte pharaonique !

    La pharmacopée dans l’Égypte antique était indiqués dans les papyrus médicaux. Nous trouvons en effet dans ces derniers tous les composants utilisés à l’époque. Ils sont accompagnés de leurs indications. Ainsi, les fruits, les fleurs, les herbes aromatiques et médicinales sont cultivées et utilisées à des fins d’offrande mais aussi pour la préparation de potions à buts médicinaux. Les médications employées par les praticiens de l’époque pourraient nous surprendre. Nombre d’entre elles ont été qualifiées de « repoussantes ». C’est par exemple le cas d’un test pronostic vital : « Un (petit) fragment de placenta (…) broyé dans du lait (…) trois jours de suite… » (Source : Papyrus du Ramesseum). Cependant, des études historiques et pharmacologiques nous montrent que ces prescriptions pouvaient parfois être utiles, mais leurs compositions pouvaient aussi correspondre à des préoccupations magiques et religieuses.

    Papyrus du Ramesseum
    Papyrus du Ramesseum – Source : Britishmuseum.org

    Les produits végétaux entrant dans les médications pouvaient être représentées par des fruits, des légumes ou des plantes médicinales. Plusieurs sortes d’huiles étaient extraites. Plusieurs végétaux pouvaient être transformés en bières, en vins ou en vinaigres. Certaines parties des simples pouvaient être toxiques et à manipuler avec précautions; on pourra ainsi trouver du chanvre, du pavot et de la mandragore. Voir par exemple pour une médication locale contre les œdèmes des jambes féminines : « Graines de gousses (fraîches) de caroubier, graines groupées de soude (végétale). Broyer finement et mélanger avec… » (Source : Papyrus du Ramesseum).