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Catégorie : Le jardin au fil des mois

Peut-on tailler les arbres fruitiers lorsqu’il gèle ?
Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !

Que semer en mars au potager, au chaud, sous abri ou en pleine terre ?
Avec les premiers rayons de soleil un peu plus chauds et les journées qui s’allongent, le mois de mars marque l’ouverture de la belle saison pour les jardiniers. Malgré un climat parfois encore frais, c’est le moment idéal pour démarrer bien des semis et préparer sérieusement le potager. Voici un tour d’horizon des semis à réaliser en pleine terre, sous abri (châssis ou serre froide) et en intérieur, afin de prendre une longueur d’avance sur la belle saison !
Les semis à faire en pleine terre directement !
Au mois de mars, on peut commencer à semer en pleine terre certaines variétés qui résistent aux basses températures. Toutefois, la météo pouvant être changeante (gelées matinales possibles), il est souvent conseillé de protéger les semis avec un voile d’hivernage ou un tunnel plastique si la météo l’exige.
-Les Pois : Les pois ronds ou ridés peuvent être semés dès que le sol est praticable. Veillez à ameublir la terre en surface et à apporter du compost mûr pour un bon démarrage. Pensez à installer un filet ou des rames pour les variétés grimpantes, dès la germination.
-Les Fèves : Ils sont bien rustiques et supportent les basses températures du début du printemps. Semez-les en lignes espacées d’environ 40 cm et en poquets de quelques graines.
-Les Radis de printemps : Variétés demi-longues ou rondes, les radis supportent des températures relativement fraîches. Semez les graines en rangs peu profonds et éclaircissez au fur et à mesure de la croissance.
-Les Épinards : Les épinards de printemps (ou même d’automne) peuvent être semés dès la fin de l’hiver. L’humidité résiduelle de fin d’hiver sera un atout pour cette culture.
-Les Poireaux de printemps : On sème souvent les poireaux en mars-avril, lorsque la terre commence à se réchauffer (idéalement lorsque la température du sol est au-dessus de 10 °C). Il est conseillé d’attendre que les risques de fortes gelées soient passés, souvent après la mi-mars.
-Les Engrais verts : Notamment les plantes à croissance rapide, comme la Phacélie la Moutarde, ou encore le Lin bleu peuvent s’installer sur les parcelles vides destinées aux plantations d’été. Ils aéreront le sol, apporteront de la matière organique et offriront un mulch naturel aux prochaines cultures. Fauchez-les 2 à 3 semaines avant la mise en terre des jeunes plants.
Les semis à faire sous abri, châssis ou serre froide !
Le mois de mars est propice aux semis sous abri pour gagner quelques précieuses semaines de végétation. Les serres froides et châssis permettent de protéger les jeunes plantules des courants d’air froids et des gelées nocturnes encore possibles.
-Les Salades : Batavias, laitues pommées, feuilles de chêne…Semez en petits godets ou en rangs, puis repiquez lorsque les plants ont 4 à 5 feuilles. Maintenez une humidité régulière pour éviter la montée en graines prématurée.
-Les Choux-fleurs, Choux-Raves, Choux cabus : Semez-les dans une terrine (petite caissette) ou en godets pour un repiquage en pleine terre en avril-mai. Les semis sous châssis limitent les risques de gel et permettent un repiquage plus aisé.
-Les Navets et carottes précoces : Dans un châssis ou sous tunnel, vous pouvez tenter des variétés précoces de navets et de carottes. Semez clair pour éviter un éclaircissage trop important.
Conseil : Aérez régulièrement vos châssis ou serres froides durant la journée pour éviter l’excès d’humidité et la surchauffe lorsque le soleil darde ses rayons. Fermez le soir pour conserver la chaleur.
Les semis des plus frileuses à faire en intérieur !
Pour les légumes plus frileux et nécessitant d’être cultivés en avance, le semis en intérieur est la meilleure option. Cela vous permet de produire de jeunes plants en godets que vous repiquerez une fois les gelées passées, généralement à la mi-mai, ici en Alsace, après les Saints de Glace.
-Les Tomates : Variétés de saison ou précoces, les tomates apprécient une température de 20-25 °C pour une bonne germination. Semez dans du terreau spécial semis en godets ou en mini-mottes. Repiquez en pots individuels lorsque les plants ont leurs premières vraies feuilles (environ 10-15 jours après la levée).
-Les Physalis : Ils se sèment, au chaud, en mini-mottes ou en plaque alvéolée, puis se repiquent en godets individuels dès qu’elles portent 2 à 3 feuilles. Installez-les au jardin potager, dans des trous de plantation enrichis en compost, lorsque les gelées ne sont plus à craindre.
-Les Poivrons et les piments : Plus frileux encore que les tomates, ils nécessitent une chaleur constante pour germer, idéalement entre 22 et 25 °C environ. Arrosez avec parcimonie, car un excès d’humidité peut entraîner la fonte des semis.
-Les Aubergines : Semblables aux poivrons, elles demandent une température élevée et un éclairage suffisant pour bien se développer. La germination peut être longue (jusqu’à 3 semaines), il est donc recommandé de s’y prendre tôt.
-Les Courges et les Courgettes : Généralement à partir de la deuxième quinzaine de mars, ici en Alsace, on peut démarrer ces cucurbitacées en godets. Vous pouvez éventuellement faire tremper les graines quelques heures dans l’eau avant le semis pour faciliter et accélérer la germination.
-Les Melons et les Pastèques : Semez en godets au chaud, environ 6 semaines avant la mise en place en pleine terre, après les dernières gelées. Plantez dans un sol bien réchauffé, enrichi de compost, en espaçant chaque plant d’environ 1,5 m.
-Les Aromatiques : Persil, Basilic, Coriandre….de nombreuses espèces et variétés de plantes aromatiques peuvent être semer en godet au chaud dès le mois de mars, en vu d’un repiquage en pleine terre, en pot, bac ou jardinière d’ici fin avril, fin avril, début mai.
Conseil : Utilisez des plaques alvéolées ou de petits pots individuels pour faciliter le repiquage. Investissez dans une mini-serre d’intérieur afin d’offrir une environnement adéquat aux semis.
Outres les semis, le mois de mars est aussi parfait pour anticiper la fin des gelées et préparer le sol. Amendez avec du compost mûr ou du fumier bien décomposé pour enrichir la terre. Préparez vos parcelles, paillez le sol ou rajouter une bonne couche de paillage organique (paille, foins, lin, chanvre ou autre…) en prévision des plantations d’avril-mai. Gardez un œil sur les prévisions météorologiques, une protection rapide (voile, cloche ou tunnel) peut sauver vos jeunes plants en cas de pique de froid nocturne. Mars, c’est aussi encore le moment de réaliser vos dernières tailles, et éventuellement diviser certaines plantes vivaces si le temps est clément.
Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !

Compost et paillage : Les feuilles à éviter !
Le compostage et le paillage sont deux pratiques de jardinage au naturel, écologiques et bénéfiques permettant de réduire les déchets, d’améliorer la qualité du sol et de favoriser la croissance des plantes. À l’automne, les feuilles mortes des végétaux caducs constituent un apport majeur de matières organiques pour votre jardin. Cependant, il est essentiel de garder à l’esprit que toutes les feuilles mortes ne conviennent pas au compost ou au paillage. En réalité, certaines peuvent se révéler néfastes pour le sol et même dangereuses pour les plantes. Découvrez quelles sont les feuilles à éviter et pourquoi !
Les avantages des feuilles mortes pour le jardin et le potager
Avant d’aborder les feuilles à éviter, il est important de rappeler pourquoi les feuilles sont généralement un excellent ajout au tas de compost ou même en paillage d’automne. Les feuilles mortes contiennent des nutriments essentiels tels que l’azote, le carbone, le potassium, et d’autres minéraux, ce qui les rend précieuses pour enrichir le sol. De plus, elles contribuent à l’aération du compost en évitant que les matières organiques ne se tassent trop, ce qui permet d’optimiser le processus de décomposition.
En paillage, les feuilles mortes permettent de protéger le sol durant la période hivernale. Ainsi, au plus profond de l’hiver, votre sol paillé aura quelques degrés supplémentaires par rapport à un sol non paillé, dans les mêmes conditions environnementales. Il sera ainsi aussi davantage protégé du gel. Cela permettra à la vie du sol de conserver un niveau d’activité supérieur. Au printemps suivant, votre sol sera enrichi et sa structure sera amélioré. Il sera friable, fertile, léger et absorbera mieux l’eau de pluie. Vous pourrez ainsi accueillir de nouvelles cultures et plantations dans des conditions optimales.

Les feuilles à éviter dans le compost et comme paillage :
-Feuilles de noyer : Les feuilles de noyer contiennent des produits chimiques appelés juglone, qui peuvent inhiber la croissance de nombreuses plantes. Lorsqu’elles sont compostées, ces feuilles peuvent laisser des résidus de juglone dans le compost, nuisibles aux plantes que vous souhaitez cultiver par la suite.
-Feuilles de chêne : Les feuilles de chêne sont riches en tanins, ce qui peut rendre le compost plus acide. Si votre compost devient trop acide, il peut compromettre la croissance des plantes et le développement des micro-organismes bénéfiques.
-Feuilles de rhubarbe : Les feuilles de rhubarbe contiennent de l’acide oxalique, qui peut être toxique pour les plantes si elles ne sont pas correctement décomposées. Mieux vaut ne pas les inclure dans votre tas de compost.
-Feuilles de laurier-cerise : Les feuilles de laurier-cerise contiennent des composés toxiques qui ne devraient pas être ajoutés au compost. Ces substances peuvent avoir un effet néfaste sur les micro-organismes responsables de la décomposition.
-Feuilles de rhododendron et d’azalée : Les feuilles de ces plantes contiennent des produits chimiques toxiques appelés grayanotoxines. Lorsqu’elles sont compostées, ces feuilles peuvent contaminer le compost et nuire aux plantes que vous souhaitez cultiver.
-Feuilles de conifères : Les feuilles d’arbres conifères comme les pins, les sapins et les épicéas sont riches en résine et peuvent acidifier le sol. Une petite quantité peut être utilisée comme paillis, mais elles ne devraient pas être la principale source de matière organique.
-Feuilles malades : Évitez de mettre des feuilles provenant de plantes malades dans votre compost. Méfiez vous notamment des rosiers et fruitiers, qui sont plus susceptibles d’être infectés. Les maladies fongiques et bactériennes peuvent survivre dans le compost et se propager plus tard dans votre jardin.
En résumé, le choix des feuilles mortes que vous utilisez pour le compost et le paillage est essentiel pour garantir la santé de votre jardin. Bien que les feuilles soient un apport précieux, certaines espèces, comme celles mentionnées ci-dessus, doivent être évitées ! En suivant ces conseils, vous pourrez profiter des avantages du compostage et du paillage sans compromettre la santé de vos plantes.
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Comment recenser les microclimats du jardin ?
Au-delà de la zone climatique de votre région, votre jardin cache des particularités climatiques. C’est en hiver, la saison la plus propice pour effectuer le recensements des spécificités microclimatiques de votre jardin. Avec un peu d’observation, on peut distinguer des zones soumises à des conditions différentes, et pas besoin d’avoir un immense jardin pour en faire l’expérience.
Les éléments à l’origine d’un microclimat !
Le microclimat désigne des conditions climatiques limitées à une région géographique très petite, significativement distinctes du climat général de la zone où se situe cette région. Ainsi les microclimats sont sous l’influence de nombreux paramètres ultra-localisés, non seulement l’altitude, l’exposition, la topographie…mais aussi des caractéristiques propres à l’aménagement de votre jardin ou de votre potager, comme la présence ou non de murs, haies, arbres, pièces d’eau, pelouses, rochers…etc

L’hiver est la meilleure saison pour observer les microclimats au jardin ! La fonte des neiges, le meilleur indicateur !
La fonte de la neige est un excellent indicateur des microclimats dans votre jardin ! Durant la belle saison, il est bien difficile de déterminer les zones les plus chaudes et les microclimats de votre jardin. En revanche, une fois couvert de son manteau neigeux, vous constaterez que lors de la fonte, les endroits les plus chauds verront la neige disparaître bien plus vite. Partant de ce constat, il vous suffira alors de faire une photo de votre jardin ou de noter ces zones sur un plan pour ensuite y installer vos cultures les plus fragiles ou celles requérant le plus de chaleur comme les tomates, les aubergines, les piments, les melons ou les pastèques par exemples.
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Quelle est la différence entre une jonquille et un narcisse ?
“Jonquilles” ou “Narcisses” ? Avec leurs trompettes, ces joyeuses fleurs annoncent l’arrivée du printemps. Cependant, on utilise souvent l’un ou l’autre de ces deux termes, sans bien savoir lequel est le bon ! Concrètement, quelles sont les différences entre ces deux plantes de la famille des Amaryllidacées ? Dans cet article, on vous explique tout à ce sujet afin que vous puissiez mieux briller en société ! 😉
Les Jonquilles d’Alsace et de Lorraine sont des Narcisses !
S’il est admis des jardiniers que botaniquement parlant narcisse et jonquille sont de la même espèce, dans le langage populaire le narcisse trompette jaune de nom botanique Narcissus pseudonarcissus a toujours été appelé “Jonquille” surtout ici en Alsace et dans les Vosges ou il pousse naturellement en forte densité.
En effet, les “Narcisses vosgiens” sont très abondants, en particulier sur le versant occidental des Vosges. Certains secteurs alsaciens, telles les ruines du Hollandsbourg depuis le XVIe siècle, sont renommés pour l’exceptionnelle densité de narcisses jaunes. On rencontre le narcisse jaune autant dans les prairies que les forêts, dans les taillis et les bords des chemins.
Ce Narcisse appelé à tort « jonquille » donne lieu chaque année a la “fête de la jonquille” à Gérardmer (88), une réjouissance folklorique très attendue. Cette fête est considérée comme le plus grand corso fleuri de l’Est de la France.
La “Jonquille véritable” pousse dans le Sud de l’Europe !
Le nom « Jonquille » est en réalité le véritable nom vernaculaire de Narcissus jonquilla, une espèce qui pousse en région méditerranéenne. Son nom vient de l’espagnol et signifie “petit jonc”, car ses feuilles sont très étroites et dressées, semblables à des tiges de jonc.
Elle pousse naturellement dans le sud-ouest de l’Europe, notamment au Portugal et en Espagne. Toutes les autres espèces et variétés du genre botanique Narcissus, à fleurs jaunes, oranges ou blanches, parfumées ou non, sont des Narcisses et non des jonquilles !

L’espèce botanique Narcissus Jonquilla, la véritable Jonquille ! Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !

Neige de février vaut un bon fumier
La neige s’est invitée dans une bonne partie de notre pays, les anciens le savent bien ce n’est pas forcément un mal au jardin, bien au contraire puisque “Neige de février vaut bon fumier”. En effet, la neige est non seulement un bon isolant qui va protéger le sol des coups de froid, mais en plus elle permet de fertiliser le sol, et cela sans aucun travail de jardinier.
Les bienfaits de la neige au jardin !
La neige est composée de cristaux d’eau et lorsqu’elle n’est pas compactée, elle contient beaucoup d’air, un parfait isolant. Ainsi même lorsqu’il gèle, sous un manteau de neige de quelques centimètres, on observe une température juste au-dessus de 0°C, supérieure à la température de l’air ! Et comme sous la neige, le sol n’est pas gelé, les racines des végétaux sont protégées et la vie bactérienne se poursuit et les micro-organismes continuent ainsi à travailler à la fertilisation de la terre.
De plus, la neige emprisonne l’azote de l’air lors de la formation de ses cristaux, cet azote est ensuite libéré dans le sol pour être restitué aux plantes. Autre bienfait, un sol couvert par la neige ne perd pas son azote par lessivage comme un sol non couvert. Protégé sous son manteau de neige, la matière organique du sol conserve alors toute sa richesse en azote, d’où le fameux proverbe “Neige de février vaut un bon fumier” !

Formation des cristaux de neige – Photographie : Aaron Burden / Unsplash. Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !

Hiver trop doux, quelles conséquences sur les plantes et le jardin ?
En cette fin de mois de décembre, les températures douces de l’hiver perturbent les plantes et la biodiversité du jardin. Suivant les régions, on observe au jardin des phénomènes exceptionnelles, certains dirons anormaux par rapport à la saison : les framboisiers produisent encore des fruits, les feuillages des tulipes (bulbes de printemps) à peine planter sont déjà sortis de terre, des pucerons sont toujours là cachés sous les feuilles des rosiers, la bourrache est encore prête à fleurir et les plantes adventices gagnent du terrain dans les massifs et le potager.
Un hiver aux allures printanières, quelles conséquences au jardin ?
>>> Conséquences sur les insectes ravageurs et les parasites :
Sans périodes de fortes gelées, les parasites et les ravageurs des végétaux sont toujours au jardin. C’est le cas des pucerons notamment qui se développent dès lors que la température est supérieur à 4°C (en moyenne), certaines espèces peuvent donc se maintenir sur leur hôte, voir se développer tant qu’il n’y a pas de gel. Idem en ce qui concerne les maladies cryptogamiques, les hivers doux favorisent le développement de certains champignons nuisibles aux plantes. Il faudra donc s’attendre à un printemps avec de l’oïdium. Ainsi, les hivers doux représentent un risque accru pour les cultures, notamment pour les plantes potagères et florales.
>>> Conséquences sur les graines et les semis :
Pour certaines graines, la phase de dormance est stoppée par des températures douces, elles germent dès à présent (les “mauvaises herbes” entre autres). Et pour d’autres, elles ne peuvent germer que si elles ont connu une période de froid intense. Or, si un vrai hiver ne s’annonce pas, ces graines resteront malheureusement en dormance pour l’année entière.
>>> Conséquences sur le développement des végétaux :
De nombreux végétaux bourgeonnent précocement, avec un certain nombre de risques par la suite. En effet, en cas de gelées tardives ou brutales…les floraisons seront compromises. Au jardin d’ornement, si la douceur des températures est suivi d’un refroidissement subit, le gel peut provoquer un éclatement de l’écorce. Au printemps, lorsque la croissance est rapide, la fente peut alors s’allonger sur toute la longueur du tronc, c’est ce que l’on appelle la gélivure. Généralement, elle n’entraîne pas la mort de l’arbre, mais elles peuvent l’affaiblir et rendre sa structure plus fragile. Elle peut aussi être une porte d’entrée pour les insectes et les maladies fongiques.
>>> Conséquences sur les arbres fruitiers :
Un hiver doux est souvent synonyme de rendement catastrophiques au verger. Le manque de froid sur les arbres fruitiers peut se manifester par une chute des bourgeons floraux en cas de gel et ainsi une fructification moindre durant la saison.
>>> Conséquences sur les “mauvaises herbes” :
Les températures clémentes durant la période hivernale permettent malheureusement aux plantes adventices de se développer rapidement que ce soit pas leurs rhizomes ou par leurs graines. Habituellement, elles germent avec l’arrivée des beaux jours vers le mois de mars… mais cette année la germination intervient dès décembre puisque la phase de dormance des graines est levée par le beau temps et les températures exceptionnellement douces. Il faudra donc prévoir un peu plus de désherbage manuel au printemps et de manière plus précoce encore !

Des framboises, le 19 décembre, en Alsace ! Et vous, avez-vous repéré d’autres conséquences de cet hiver doux pour les végétaux et la biodiversité du jardin ? Racontez-nous en laissant un petit commentaire !
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La “Truffe du Canada”, un légume amérindien plein d’atouts !
Rapporté par les explorateurs européens au XVIIe siècle depuis le Nouveau-Monde, le topinambour (Helianthus tuberosus) aussi appelé « Truffe du Canada », « Artichaut de Jérusalem » ou encore « Soleil vivace » est un légume un peu oublié qui produit une grande quantité de tubercules sans aucun effort. En cuisine, ce légume plein d’atouts possède une saveur qui rappelle celle de l’artichaut avec une pointe de noisette.
Du “légume amérindien” au “légume de rationnement”…
Le topinambour est originaire d’Amérique du Nord, où il était cultivé par des tribus amérindiennes avant l’arrivée des Européens. Rapporté en France en 1607, sa diffusion en Europe se développe rapidement grâce à sa culture facile, sa rusticité et sa forte capacité de multiplication, même dans des sols pauvres. Lors de la Seconde Guerre mondiale, sa consommation en tant que légume de rationnement, souvent mal cuit et cuisiné sans matière grasse, a laissé dans certains pays d’Europe de mauvais souvenirs. En effet, le topinambour, tout comme le rutabaga, a vu sa consommation augmenter, car il n’était pas, comme la pomme de terre, réquisitionné au titre des indemnités de guerre versées à l’Allemagne.

Le topinambour, un légume qui se cultive sans entretien et sans souci ! Comment cultiver le topinambour ?
C’est une plante rustique, facile à cultiver, même dans les sols les plus pauvres. Les topinambours ne craignent pas le froid tant qu’ils sont en terre. La multiplication se fait par plantation de tubercules, en février ou mars, selon les régions. Enterrez les tubercules à environ 10 cm de profondeur, de manière couché, à raison de 150 g de tubercule par m2.
Une fois planté, le topinambour ne nécessite aucun soin ! Vous pouvez éventuellement butter légèrement la base des tiges lorsque les plants atteignent 30 cm de haut. On peut aussi bouturer la plante en juin en prélevant vers le haut du plant une bouture d’une vingtaine de centimètres et en la plantant en milieu humide et chaud à une exposition mi-ombre. Le rendement du topinambour varie selon la richesse du terrain mais d’une manière générale, vous pouvez largement espérer 3 à 4 kilos au m2.

Le topinambour est aussi une plante décorative en été grâce à sa belle floraison ! La récolte et la cuisine des tubercules de ce légume oublié !
La récolte peut se faire environ sept mois après la plantation, à partir de septembre et jusqu’en mars, toujours selon les régions, et en fonction des besoins. En effet, les tubercules déterrés ne se conservent pas et le tubercule arraché craint le gel. On commence généralement la récolte vers la mi-octobre, mais il faut savoir que plus l’automne avance, plus le goût du topinambour s’améliore. Si vous envisagez d’en cultiver à nouveau l’année suivante, gardez quelques tubercules dans le sol.
Les tubercules de topinambours se consomment cuits de diverses manières : en salade, chauds en accompagnement, frits, en purée, sautés au beurre, etc. On peut aussi les consommer crus, râpés ou coupés en lamelles, comme des crudités dans de la vinaigrette. Leur saveur se rapproche de celle des fonds d’artichaut ou des salsifis. Il contient de nombreuses vitamines et des sels minéraux. C’est aussi un aliment assez pauvre en calories.
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Nourrir les oiseaux du jardin en hiver
Le saviez-vous ? En hiver les oiseaux perdent environ 10% de leur poids chaque nuit ! L’hiver est donc une période délicate pour les oiseaux du jardin, c’est la raison pour laquelle il est conseillé de les nourrir ! Même lors des hivers assez doux, il est utile de les aider car leurs ressources alimentaires ont tendance à diminuer. De plus, la présence des oiseaux en hiver égaye et anime nos jardins, mais c’est également un bon moyen de maintenir un écosystème fonctionnelle au sein de son jardin ! Alors, comment aider efficacement les oiseaux du jardin en hiver ?
Comment nourrir les oiseaux en hiver ?
Le nourrissage des oiseaux du jardin doit de préférence débuter lors des premiers vrais froids (vers la fin novembre) et se terminer à la fin de l’hiver (vers mi-mars). La meilleure solution consiste à offrir une belle mangeoire aux oiseaux du jardin. En ce qui concerne la nourriture elle-même, évitez de donner trop d’aliments salés et du pain sec. Privilégiez les graines (tournesol, avoine, millet…), les boules de graisse recouverts de graines et les fruits (pommes, poires…). Afin d’abriter au maximum les oiseaux et la nourriture des intempéries, il est préférable de distribuer les aliments du coté opposé aux vents dominants. Enfin sachez que l’hiver, il est très difficile pour les oiseaux de trouver où s’abreuver, pensez en cas de gel à casser régulièrement la glace et versez de l’eau chaude dans l’abreuvoir mis leur disposition.

D’autres manières d’aider les oiseaux en hiver !
Outre la mise à disposition de nourriture, vous pouvez aussi aider les oiseaux en plantant dans votre jardin des arbustes ou des plantes qui leur fourniront des abris et de la nourriture ! Du fait de nombreuses perturbations humaines notamment la destruction des haies, les oiseaux ont souvent du mal à trouver des endroits pour nicher ou se nourrir (acheter un nichoir ou une mangeoire). Vous pouvez les aider à votre échelle en créant un coin de nature propice aux oiseaux et à la biodiversité en plantant des essences locales comme le Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia), le Noisetier commun (Corylus axellana, le Sureau noir (Sambucus nigra) ou encore l’Aulne glutineux (Alnus glutinosa). Mais un jardin favorable aux oiseaux devra également offrir un point d’eau pour que les oiseaux puissent boire et se baigner.

L’hiver est une période rude pour les oiseaux qui consacrent la quasi-totalité de la journée à rechercher de la nourriture, alors n’oubliez pas de leurs donner un petit coup de main ! Découvrez sans plus tarder nos mangeoires et nos assortiments de nourriture pour oiseaux sauvages, cliquez-ici : Accessoires oiseaux !
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Bulbes : Nos conseils de plantation
Les plantes à bulbes présentent une très grande diversité de genres et d’espèces. Pour chaque situation, vous trouverez donc des solutions idéales pour composer avec bonheur un superbe massif de fleurs, une jardinière généreuse, une rocaille spectaculaire et mille autres idées d’aménagement ou de composition. Mais comment planter les bulbes ? Quelles sont les distances de plantation à respecter ? A quelle profondeur planter les bulbes de tulipes ? Bref, dans cet article on répond à toutes vos questions !
Quand planter les bulbes ?
C’est à l’automne que l’on plante les bulbes à floraison printanière comme les tulipes, les crocus, les jacinthes ou encore les narcisses. Certains bulbes, plantés à la fin de l’été, peuvent même fleurir dès l’automne (crocus, colchiques). Par contre, les bulbes à floraison estivale, plus sensible au froid ne peuvent être plantés qu’à partir de mars et jusqu’à fin mai selon les régions, c’est le cas par exemples des Dahlias, des Bégonias et des Glaïeuls. A savoir que des plantations échelonnées sur la période de plantation sont vivement conseillées pour les fleurs destinées aux bouquets…de cette manière vous obtiendrez des floraisons sur une plus grande période.

La plantation : En pleine terre / En pots et jardinières !
Les bulbes sont généralement plantés en pleine terre dans le jardin afin de composer des massifs de fleurs. Mais la plupart des plantes à bulbes, de culture extrêmement facile, s’adaptent très bien à la culture en pots ou en jardinières. Laisser cours à votre imagination pour réaliser des compositions originales !
- En pleine terre : On utilise un plantoir à bulbe pour faire un trou de la profondeur désirée. Ne pas utiliser de plantoir pointu conique, le fond du trou étant trop étroit, la base du bulbe ne reposera pas au fond et une poche d’air subsistera, ce qui peut nuire au bon développement du bulbe. Un petit monticule de terre peut être disposé au fond du trou et le bulbe posé dessus. Il suffit ensuite de le recouvrir avec la terre restée dans le plantoir.
- En pots et jardinières : Tous les récipients, quelle que soit leur matière, conviennent, pourvu qu’ils soient adaptés à la profondeur d’enfouissement des bulbes. Le fond doit avoir des trous pour l’écoulement de l’eau d’arrosage. Les bulbes sont placés sur un lit de terre de 3 à 4 cm puis recouverts selon la profondeur d’enfouissement nécessaire (voir les tableaux en dessous).
Planter les bulbes à la bonne profondeur !
C’est la règle d’or pour obtenir de belles floraisons. En général, la bonne profondeur de plantation est égale à deux ou trois fois la hauteur du bulbe. Mais, il existe naturellement des exceptions à cette règle. Pour ne pas vous tromper, aidez-vous des tableaux ci-après :
>>> Les bulbes à plantation automnale :
Nom de la plante Période de plantation Profondeur de plantation Distance de plantation Tulipe Automne 25-30 cm 15-20 cm Fritillaire Automne 30 cm 20-25 cm Anémone Automne 10 cm 10-15 cm Crocus Automne 10 cm 8-10 cm Perce-neige Automne 10 cm 5-10 cm Renoncule Automne 10 cm 5-10 cm Jacinthe Automne 15-20 cm 10-15 cm Muscari Automne 15-20 cm 8-10 cm Narcisse Automne 15-20 cm 10-15 cm >>> Les bulbes à plantation printanière :
Nom de la plante Période de plantation Profondeur de plantation Distance de plantation Bégonia Printemps 10 cm 10-15 cm Cyclamen Printemps 10 cm 10-15 cm Eucomis Printemps 15-20 cm 15-20 cm Freesia Printemps 10-15 cm 10-15 cm Glaïeul Printemps 15-20 cm 20-25 cm Montbretia Printemps 15-20 cm 20-25 cm Zantedeschia Printemps 15-20 cm 15-20 cm Agapanthus Printemps 30 cm 20-25 cm Lys Printemps 30 cm 20-25 cm Pour ce qui est de la distance entre chaque bulbe, cela dépend des espèces et surtout de l’effet que l’on souhaite obtenir. Généralement, les bulbes de crocus et de muscari sont espacés de 8 à 10 cm, les fritillaires à 20 cm et les anémones de 10 à 15 cm. En ce qui concerne les tulipes, les jacinthes et les narcisses, on compte 70 bulbes par m2. Les Dahlias nécessitent 40 cm de distance au minimum.
En fin de saison, les bulbes peuvent être laissés en terre en attendant que les feuilles tarissent, ou il sont déterrés pour être conservés dans un lieu sec, bien aéré et l’abri de l’humidité. Il est recommandé au préalable de les nettoyer à l’eau et de les laisser se sécher avant de les entreposer dans un local hors-gel.
Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !
















