Dans les traditions culinaires du Berry, certains ingrédients sont devenus presque légendaires. Parmi eux figure une mystérieuse échalote au nom surprenant : la « couille d’âne ». Mentionnée dans des recettes anciennes et dans la gastronomie régionale, cette variété intrigue ! Car si son nom survit dans les livres et les plats traditionnels, le légume lui-même semble avoir disparu des potagers.
L’Union pour les ressources génétiques du Centre-Val de Loire (URGC), basée à La Châtre, a lancé un appel à témoins en ce début d’année, pour retrouver la trace de la mystérieuse « échalote couille d’âne ». L’association, engagée dans la sauvegarde des variétés locales et de la biodiversité régionale, cherche à vérifier l’existence de cette ancienne variété liée à la gastronomie berrichonne et à recueillir tout document, souvenir ou indice permettant d’en reconstituer l’histoire.
Une échalote liée à la cuisine berrichonne
Dans le Berry, l’échalote ‘Couille d’âne’ n’est pas seulement un nom insolite : c’est aussi un ingrédient associé à une spécialité culinaire locale bien connue, les fameux “œufs en couille d’âne”. Ce plat consiste en des œufs pochés dans une sauce au vin rouge, préparée notamment avec des échalotes et souvent accompagnée de lardons ou de jambon fumé.
La recette s’apparente aux œufs en meurette bourguignons, mais elle se distingue par la préparation : les œufs sont pochés directement dans la sauce réduite au vin et aux échalotes. Selon la tradition, l’échalote utilisée pour ce plat était précisément la variété appelée « couille d’âne », réputée être cultivée autrefois dans la région berrichonne. Aujourd’hui pourtant, la variété elle-même reste difficile à identifier.
Une variété mentionnée… mais introuvable !
Les traces de cette échalote apparaissent surtout dans des documents culinaires, des récits locaux ou des traditions gastronomiques. Elle est décrite comme une variété d’échalote typique du Berry, utilisée autrefois dans la cuisine paysanne. Cependant, aucune description botanique précise ne semble avoir été conservée. On ignore ainsi sa forme exacte, sa couleur, son mode de culture, ou même s’il s’agissait d’une véritable variété d’échalote à part entière.
Cette absence de données complique les recherches. Contrairement à de nombreuses variétés potagères anciennes, la « couille d’âne » ne figure pas dans les catalogues modernes. Face à ce mystère, l’équipe du URGC s’est donné pour objectif de retrouver la trace de cette échalote ou au moins confirmer son existence réelle.
Ils recherchent notamment des témoignages de jardiniers, des descriptions dans des archives ou des livres anciens, voire, dans le meilleur des cas, des bulbes conservés dans un potager familial. Il n’est pas rare que des variétés anciennes subsistent discrètement dans des jardins, transmises de génération en génération. Alors, si vous avez des informations ou mieux des bulbes de cette échalote, contactez l’URGC !
Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses curiosités. Fondateur d’Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !
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