Potager : Ne laissez pas votre sol à nu, surtout en hiver

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En fin de saison, le potager se vide après les dernières récoltes. Il est ensuite dans les mœurs d’enlever toutes les « mauvaises herbes », retourner la terre et de laisser le potager comme ça tout l’hiver… pourtant cette pratique est absolument contreproductive pour la fertilité du sol et les futurs récoltes ! En effet, la terre arable de surface, riche en humus et en nutriments pour les plantes aura tendance à s’éroder avec le vent, le gel et le lessivage causé par la pluie. Alors plutôt que de laisser le sol nu tout l’hiver, protégez-le grâce à une couverture végétale ou un paillage. Vous en tirerez profit dès la saison suivante.

Comment protéger et préserver la fertilité de votre potager ?

Comme souvent pour développer de bonnes pratiques de jardinage, il convient d’observer la nature et de l’imiter. Avez-vous déjà vu un sol nu dans la nature ? Mise à part dans les milieux désertiques, cela n’existe pas ! Ainsi pour ne pas laisser le sol de votre potager à nu, deux options s’offrent à vous :

>>> Semer des engrais verts : Ce sont des plantes cultivées spécialement pour enrichir le sol. Les plus courantes, et les plus efficaces sont les légumineuses (comme le trèfle, la vesce, le lupin), celles-ci ont la capacité de fixer l’azote atmosphérique et enrichissent donc le sol avec cet élément. La moutarde et la phacélie sont aussi deux excellents engrais verts. Ils sont semés dès la fin de l’été ou en début d’automne. Leur végétation abondante protège le sol, leur système racinaire puissant décompacte la terre et leur décomposition apporte de l’humus et des nutriments au végétaux. Au début du printemps, ils seront enfouis superficiellement avec une fourche-bêche ou une grelinette par exemple.

>>> Étaler un paillage : Tout comme un couvert végétal, le paillage permet d’éviter l’érosion du sol. Le paillage sert aussi d’abris pour de nombreux insectes auxiliaires qui s’y réfugient, surtout durant l’hiver. Ces insectes sont de précieux alliés des jardiniers puisqu’ils maintiennent un équilibre dans le jardin et empêchent la prolifération des ravageurs. Selon le paillage utilisé, celui-ci se décompose peu à peu au contact du sol humide sous l’action des bactéries, puis est progressivement incorporé au sol par les vers de terre et la micro-faune du sol, rendant ainsi le sol plus meuble et plus fertile. Conséquence, une productivité accrue la saison suivante !

 – EN SAVOIR PLUS SUR LES DIFFÉRENTS PAILLAGES – 

Couvert végétal, quelques jours après le semis !

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4 Commentaires

  1. Bonne entrée en matière ! Il s’agit cependant de bien se renseigner sur les techniques de paillage par exemple, notamment pour éviter d’être à nouveau contre-productif et baisser les bras sur le « non-labour » (un sol paillé se réchauffe moins vite au printemps, il faut anticiper. Ne pas utiliser un mauvais paillage, etc. Il en va de même pour les engrais verts qui se choisissent en fonction des caractéristiques du sol et des objectifs globaux (un sol peut plus besoin avoir d’une structuration différente que de plus d’engrais, etc.). En tout cas c’est génial que vous abordiez le sujet du non-labour !

  2. Bonjour! Je suis un adepte du paillage, cependant dans les régions froides de l’est de la France, la terre se refroidie en hiver et faire germer ou faire pousser des plants au printemps devient plus compliqué car la terre qui conserve son paillage ne se réchauffe pas rapidement. Retirer le paillage quelque temps au printemps et le remettre ensuite est très fastidieux et peut être contre productif. Quelle est votre avis sur la question ?

    • Pour avoir fait le test avec des radis, j’avais semé à la volée sur le paillage, et repaillé par dessus au printemps. Les radis avait poussé entre les 2 paillages. Ce qui pour une terre grasse est argileuse est exceptionnel (les radis poussant habituellement mal)

  3. En engrais vert, j’aime bien le colza. Déjà il fait des racines fortes, donc il est pratique en terre argileuses. Ensuite, on peux trouver des graines facilement dans les champs une fois la moissonneuse passé. En prime au printemps, vous pouvez le taillez 3 fois de suite avant de planter (il repousse si pas taillé trop bas). Et le bonus, il fait partie des premiers à monter en fleur au grand plaisir des pucerons (et donc des coccinelles, …)

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