Faut-il couper les gourmands des plants de tomates ?

Y a t-il un réel intérêt de tailler les gourmands des plants de tomates dans son potager ? Sur cette question, les avis des jardiniers amateurs sont partagés ! Nombreux seront les jardiniers étonnés de l’apprendre mais par définition, un gourmand est une tige qui ne produit pas de floraison, or si on les laisse pousser les gourmands des tomates, ils produiront des fleurs et des fruits. En réalité, ces pseudo-gourmands qui poussent à l’aisselle des feuilles, ne sont ni plus ni moins que des tiges secondaires. A partir de ce constat, on peut se demander pourquoi ne pas laisser ses plants de tomates se développer de manière autonome, sans taille ? C’est à cette question que je vais tenter de répondre ici !

En théorie : En quoi consiste la taille des gourmands ?

La taille des gourmands des plants de tomates consiste à supprimer, dès leur apparition, toutes les tiges à l’aisselle des feuilles, que ce soit avec les doigts ou à l’aide d’un sécateur. Ainsi, on privilégie une tige principale sur laquelle s’épanouiront 4 ou 5 branches porteuses de fleurs, puis de tomates. Cette opération a pour objectif d’obtenir des fruits de plus gros calibre, uniforme et arrivant à maturation quasiment au même moment.

gourmand tomate (2)
Un “gourmand” de plant de tomate à couper ou pas !?

Les arguments contre la suppression des gourmands des tomates  !

Laisser pousser les gourmands sur les plants de tomates peut paraitre une idée extravagante, puisque cela fait plusieurs générations que cette opération se pratique d’une manière généralisée. D’un point de vue botanique, ces “gourmands” sont des tiges secondaires qui portent des feuilles, ces mêmes feuilles permettent la photosynthèse et la photosynthèse donne de l’énergie à la plante. Couper les tiges secondaires des plants de tomates peut donc au contraire saper l’énergie, et peut être même la santé de la plante. En effet, lorsque l’on coupe un gourmands, on créer une plaie par laquelle peut s’introduire des maladies ou des agents pathogènes. Contrairement à l’idée très répandue qu’il faut absolument couper les gourmands, les laisser vous permettra même dans de bonnes conditions de culture de doubler la récolte de tomates.

En conclusion : Couper les gourmands, une perte de temps…

Obtenir de plus gros fruits et si possible des fruits uniformes, matures en même temps, voilà donc les seules raisons de couper ces pseudo-gourmands. Pour ma part, je pense que ces raisons ont leur place dans des serres de production mais pas dans un petit potager. Récolter des tomates plus ou moins grosses et mûres en fonction de l’ensoleillement, je ne trouve pas qu’il s’agisse là d’un problème. Au contraire, l’objectif d’un potager familial et de se faire plaisir quotidiennement, et pour mieux se faire plaisir quoi de plus intéressant que de supprimer une tâche inutile au jardin ? Ne pas couper les gourmands c’est une économie de temps, et vous le savez bien le temps, c’est de l’argent ! Et vous, qu’en pensez-vous ? Pour ou contre la suppression des gourmands ?


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34 Commentaires

  1. Je vais essayer sur la moitié de mes plants je me ferais une opinion étant moi même jardinier de profession votre théorie n’est pas fausse mais les traditions sont tenaces pour ma part je tiens compte des lunes pour les semis.

  2. Merci au passage à Brigitte pour son excellent reportage photo : rien ne vaut l’expérience personnelle, mais on se fait quand même une bonne idée des deux méthodes et de l’organisation à prévoir en cas de non-taille.

  3. Bonjour, c’est la première année que je jardine et j’ai pris la décision de ne pas couper les gourmand car je suis moi même gourmand…. et puis je leur parle à mes plants de tomates, je ne me sent pas de les torturer il produirons ce que bon leur semble….

  4. Bonjours, je suis dans l’Est de la Belgique , les tomates sauf quelques variétés adaptées se cultivent principalement en serre. J’ai fait un essai concernent la non taille . j’ai eu un bazar terrible dans ma serre et franchement je ne ferais plus jamais ça !!! En plus je pense qu’il y a des risques de maladie dû au manque de circulation d’air entre les plants et une humidité importante !!! En fait mes tomates ont eu le mildiou

    • Dans ma petite serre, laisser tout pousser est une cata. Forêt vierge absolue, tout s’étale au sol sous le poids ou alors il faut mettre des dizaines de tuteurs ou de ficelles qui descendent de la charpente. Bref, une jungle sans fin. Sur le fond, la réflexion est intéressante et probablement justifiée. Dans la pratique, c’est plus dur (Gries, à qq encablures d’Alsagarden). Belle et bonne récolte à tous. Dany

    • Même avis que Paquet également! J’ai toujours eu des plants malades dès la mi-juillet, et des récoltes pitoyables… Maintenant, je taille la majorité des gourmands et l’air circule, ce qui me laisse des plants en santé qui peuvent enfin produire !

    • Même réflexion… le travail de récolte est rendu compliqué. Le manque de circulation d’air réuni toutes les conditions de croissances pour les maladies cryptogamiques. L’entretient de la parcelles est rendue compliquée par le foisonnement de branches secondaires, tertiaires, quaternaires … etc. Dans tout les cas, impossible sous peine de casser des branches… Le mûrissement des fruits est retardé. Personnellement, j’ai fait l’expérience de garder un bouquet (grappe), deux bouquets, trois bouquets etc. moins il y de bouquets, plus la maturation des fruits est précoce et à l’inverse plus on laisse de bouquets plus ont retarde la consommation de ses tomates. Faites de toute façon ce qui vous plait, c’est encore le mieux et c’est quand-même ça qui rend heureux.

    • L’année dernière j’ai laissé les pieds de tomates se débrouiller sans enlever les gourmands et je me suis également retrouvé avec un foutoir total. J’ai eu plus de tomates, certes un peu plus petites mais c’était pas gênant. Par contre l’état des fruits trainant par terre était nettement moins bien. Je pense que cette année je vais revenir à la taille des gourmands. Pour l’arrosage c’est moins facile également. Je suis en Charente Maritime

  5. Laisser les gourmands pousser c’est comme laisser les mauvaises herbes envahir les terres cultivées.La nature doit être aidée par l’homme lorsque nécessité s’impose. La finalité ici étant de produire des fruits de qualité la taille est une opération “naturelle” puisque l’intervention n’est pas chimique et donc ne modifie en rien les moyens de défense de la plante. Au contraire sa vigueur ne sera que renforcée puisque la sève profitera à une surface végétale moindre.

    • En fait non ! La nature n’a pas besoin de l’homme. Ce sont les espèces sélectionnées par l’homme qui ont besoin de notre intervention.
      Les tomates sauvages comme la grande majorité des fruits et légumes ne sont pas aussi gros que ce que nous avons de nos jours. Tout à été sélectionné pour avoir des productions plus belles et plus abondantes.

    • C’est plutôt l’homme qui a besoin de l’aide de la nature! Arrêtons de planter nos tomates bien en ligne et mélangeons les variétés pour éviter la propagation des maladies. Vos tomates cerises ou autres sont peut être moins sensible aux maladies? Alors alternez les pieds, associez des plantes comme le basilic et surtout ne laissez pas la terre à nu! Pour éviter l’anarchie de la non taille on peut remplacer le tuteur classique par du grillage à grosses mailles monté en fût, le pied est canalisé à l’intérieur et la récolte facile. Maintenant, sachez qu’un pied de tomates qui court naturellement au sol refera à plusieurs endroits des racines et nécessitera pratiquement aucun arrosage. Pour moi la non taille est primordiale, je laisse faire et soigne mes plantes uniquement en soignant la terre, très peu de travail mais beaucoup d’observation;-)

  6. La tomate n´est pas une plante de nos climats. Il est donc normal de la tailler pour eviter qu´elle ne deperisse. Mon experience est qu´une tomate non taille va attrapper tres vite le mildiou et qu´a contrario la taille apres coup de parties trop touffues permet de faire regresser les attaques de facon spectaulaires en climat humides.

    La taille classique plus la suppression de feuille encombrantes ou proches du sol en milieu-fin de saison permet de prolonger la production. J´ai essaye des tailles a plusieurs branches (trois branches). Ca peut etre utile pour celui qui a un petit jardin- peu de plants et veut que le feuillage deborde sur l´allee. Mais c´est pas moins de travail, mais beaucoup plus, car c´est trois branches a surveiller et un peu de reflexion supplementaire afin d´eviter les pourrissement premature. Cela retarde aussi la recolte et lors d´annee froide, cela peut vouloir dire pas de tomate.

    Le plus sur est peut etre d´avoir plusieurs variete et plusieurs type de taille.

  7. Je n’ai pas taillé tous les plants, beaucoup de gourmand et une récolte superbe !! Pas toute en même temps. Quand les gourmands sont devenus jaunes je les ai coupé, je n’aurais pas dû… le mildiou a tout emporté

  8. C’est la première foi que je n’enlève pas les gourmands en faite je n ai fait aucune taille et j ai eu des tomates magnifiques, il n’y a que vers la fin aout mi septembre que j ai éclairci pour que le soleil pénètre bien, je pense que sous serre vu les com plus haut il faut taillé sinon sais la foret vierge.

  9. Petite vallée encaisser en Alsace Bossu ici on coupe les gourmands pour aeerer le pied au maximum et éviter ainsi les risque de mildiou.

  10. Tout à fait et c’est ma façon de pratiquer… Merci d’avoir exprimé ce que je pensais être le mieux jusqu’alors… Mais aussi, ce que je fait en plus, c’est que je pince toute de même ce qui traîne parterre, principalement vers le bas du pied, afin que cela ne prenne pas l’humidité.

  11. Merci brigitte. Je vois que cela date de 2015. Mais merci pour ton blog. Il m’a décidé. Du coup, je taille suivant mon inspiration, en trouvant le juste milieu, modérément…

  12. je coupais avant et l’année dernière j’ai voulu essayer , j’ai donc laisser les gourmants et super ma récolte a été exceptionnelle , je renouvellerai donc cette année sans hésitation

  13. Bonjour je fais mes tomates cerises en laissant partir les 3 premiers gourmands et en coupant la tige principale. Je conduit ensuite ces 3 gourmands sur 3 tuteurs séparés. Résultats beaucoup plus de tomates plus petites !

  14. En fait je pense qu’il faut s’adapter à l’humidité de l’année et enlever des gourmands si on sent qu’il va y avoir de la maladie .. En tout état de cause il faut absolument enlever les feuilles qui touchent terre c’est elles qui sont affectées les premières .

  15. IL ne faut rien enlever du tout, ni dans le monde végétal, ni dans le monde animal. La nature est parfaitement équilibrée par elle même et tout ce que nous lui ajoutons ou retranchons contribue à son dérèglement et à son épuisement.
    A l’heure où se pose la question du réchauffement climatique, auquel je n’y crois pas personnellement et ce depuis la supercherie d’Al Gore qui a arnaqué tout le monde avec son film en 20006, dont on nous bassine comme à la mode ; il me semble, par contre, qu’ à force de vouloir produire tjrs plus, pour nourrir de plus en plus d’hommes ( plutôt malades qu’en bonne santé ), bientôt nous allons être confrontés au risque de la pénurie d’eau douce, qui est forcément limitée sur notre Terre..
    Nous n’avons que 5% d’eau douce pour 95 % d’eau salée. Et pour être plus clair :
    — 1 milliard 400 millions de Km3 d’eau constituent l’eau des océans,
    — 12 mille milliards de tonnes d’eau circulent en permanence autour du globe terrestre.
    Même pour ceux qui ne sont pas aussi pessimistes que moi, parce qu’ils pensent que la Terre peut tout recycler et produire à l’infini avec une assistance, le problème pour ceux qui utilisent le sécateur pour tailler tous les plants ( ici, en supprimant les gourmands ), c’est qu’ils auront toujours besoin d’autre chose à ajouter ou à retrancher, et de ce fait ne mangeront jamais bio. Alors respectons la nature si nous voulons qu’elle nous respecte à son tour !

    • Bonjour, d’accord pas d’accord : En laissant trop de gourmants, la plante assimile l’eau et provoque son évaporation. En réduisant ces derniers, moins de surface d’évaporation donc pas de gaspillage. Concernant les sécateurs pour les gourmants, il est vrai que cela favorise les maladies. N’oublions pas quand de lames se frottent, la coupe n’est jamais parfaite et de plus, elles ne sont pas stériles. Le must, c’est d’utiliser un couteau de greffe, éguisé “au rasoir” ce qui permet une coupe franche. Mais restons nature, quand on supprime des gourmants à leur naissance, un jour ou deux après leur appartiion à l’aide “du pouce”, le risque est proche de zéro. Pour les traitements, il existe de la Bouillie Bordelaise “garantie bio” et le savon noir mélangé à de l’eau pour des pucerons éventuels. Un autre conseil, ne mettez pas vos plants trop proche les uns des autres sinon les fruits (et non des légumes) risquent la “pourriture noire”. Cordialement

  16. Merci pour l’article. J’ai toujours été très embêté avec mes tomates, quand il s’agissait de couper les gourmands. Je n’arrivais jamais à savoir ce qu’il fallait que je coupe, et s’il fallait vraiment que je les coupe. Plus ça va, plus je me rends compte que nous devons intervenir le moins possible dans les processus naturel dans nos potagers. Revenir à ce que la permaculture fait aujourd’hui. Donc, je ne couperais plus les gourmands, ce qui m’arrange au niveau du travail à faire. Ma conscience me disait de ne plus les couper, maintenant je sais pourquoi. D’ailleurs, dans la majorité des cas, je ne les coupes et finalement pas, j’ai eu de belles récoltes de tomates, avec des plans vigoureux.

  17. L’année dernière j’ai tenté l’expérience de ne pas tailler mes tomates (rose de berne et summer cider), et de mettre un fut grillagé à grosse maille autour de chaque pied. Mes tomates sont dans une serre (Savoie). Résultat : réussite totale pour la summer cider, nombreuses et grosses tomates jusqu’à la fin de la saison; pour la rose de berne, les tomates sont restés petites. Cette technique impose quand même de mettre de temps en temps un peu de ficelle pour arrimer les tiges au fut grillagé sinon ça a tendance à s’écrouler sous le poids des tomates. Côté maladie, j’ai traité seulement une fois à la bouillie bordelaise en début de saison, paillé les pieds, coupé les feuilles qui trainaient par terre, et finalement aucune maladie à l’horizon. Je réessaye donc cette année 🙂

  18. Je les taille chaque année (sauf les tom. cerises) et ca n’a pas empèché le mildiou.
    Pour l’arrosage comme il ne faut pas toucher les feuilles faire une cuvette au pied et une rigole entre chaque cuvette. Laisser le tuyau au sol.
    Cette année, je ne vais pas les tailler juste enlever les feuilles au pied et je vous redirai.
    Je pense qu’en provoquant des blessures dues à la taille cela favorise la maladie.

  19. En laissant les gourmants les fruits seront plus petit et moins savoureux. De plus le pied de tomate donnera des fruits moins longtemps. Ils dureront un mois de moins qu’un pied de tomate avec les gourmand en moins. Vous risquer aussi de l’affaiblir et le rendre vulnérable à certaine maladies.
    Si vous enlevez les gourmand, les fruits seront plus gros, plus charnues, plus savoureux et le pied durera plus longtemps.
    Il ne faut pas oublier que nous faisons pousser nos pied dans un climat tempéré. Ce n’est pas un climat spécialement adapté pour les tomates. Beaucoup trop humides, des grosses averses régulières des périodes fraiches avec quelques jours après une périodes séches. Variation de températures trop grande.
    Il vaut mieux tailler les gourmand les pied de tomates n’en seront que plus fort, meilleur durée et des fruits bien calibrés et savoureux.
    Ca fait 23 ans que je jardine, j’ai tout essayé, je me suis beaucoup renseigné et l’expérience parle et peut être un avantage.

  20. Pour poser une réponse qui sera entre le on coupe ou pas. Moi je laisse 2 ou 3 gourmands.
    Pourquoi? c’est simple c’est pas le foutoir comme certains disent et j’ai plus de tomates.
    Pour comparaison c’est comme enlever des pommes sur un pommier par exemple, plus on en enlève plus ceux qui resteront seront gros et prêt à cueillir au même moment.

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