Catégorie : Actualités

  • L’incroyable histoire des graines : Du siècle des Lumières à aujourd’hui !

    L’incroyable histoire des graines : Du siècle des Lumières à aujourd’hui !

    Depuis la sédentarisation des chasseurs-cueilleurs, les graines ont été des compagnons essentiels de l’essor des civilisations humaines. Elles ont transformé nos paysages, enrichi nos traditions et redéfini nos modes de vie. Comme évoqué dans notre précédent article (L’incroyable histoire des graines : Du Néolithique à l’époque moderne), leur histoire, depuis leur domestication au Néolithique jusqu’à leur rôle central dans les échanges culturels et commerciaux, est totalement indissociable de celle de l’humanité. Dans ce second volet, nous poursuivons ce récit captivant en explorant une autre période clé de leur épopée. Du siècle des Lumières à aujourd’hui, les graines se placent au cœur des révolutions agricoles, des avancées scientifiques et des défis environnementaux majeurs. Découvrez comment elles continuent d’influencer l’équilibre de notre planète tout en dessinant les contours de l’avenir de notre alimentation.

    Le siècle des Lumières : Les graines au cœur des ambitions !

    Au siècle des Lumières, les graines n’étaient pas de simples promesses de vie végétale : elles incarnaient l’espoir, la curiosité scientifique et le dynamisme des échanges culturels. Avec l’essor des voyages d’exploration et des expéditions botaniques, ces précieux trésors furent collectés aux quatre coins du globe pour enrichir les jardins botaniques européens, tels que le Kew Gardens à Londres ou encore le fameux Potager du Roi à Versailles.

    Ce dernier, bien plus qu’un simple espace de production, devint un symbole d’innovation et un enjeu stratégique majeur. Louis XIV, le Roi-Soleil, fit de sa création un projet emblématique. Sous la direction de Jean-Baptiste de La Quintinie, ce jardin exceptionnel ne se contentait pas de fournir des fruits et légumes frais à la cour : il éblouissait également les invités étrangers lors des somptueux festins royaux. Les assiettes royales reflétaient ainsi la grandeur du royaume, présentant des curiosités exotiques comme les fraises, les tomates ou encore les melons. Ce potager devint un véritable laboratoire de recherche, où les techniques agricoles furent perfectionnées. La greffe, l’acclimatation d’espèces lointaines et l’introduction de nouvelles variétés transformèrent ce lieu en une vitrine de l’innovation horticole.

    Sous Louis XV, cette tradition d’innovation se poursuivit avec l’installation de serres chauffées, permettant de cultiver des fruits rares comme l’ananas, véritable symbole de prestige et de modernité. En 1733, ce fruit exotique fut même immortalisé dans un portrait officiel, témoignant de son importance en tant qu’icône de raffinement et de pouvoir.

    Les graines exotiques jouèrent également un rôle clé dans la diversification des cultures et des régimes alimentaires européens. Grâce aux acclimatations et aux recherches agronomiques, des espèces lointaines comme la pomme de terre, le maïs ou encore les épices furent introduites, enrichissant les assiettes et transformant l’agriculture. Ces nouvelles cultures offrirent non seulement des opportunités économiques aux agriculteurs, mais contribuèrent aussi à la résilience des populations face aux famines, posant ainsi les bases d’une révolution agricole et industrielle.

    Cette époque fut également marquée par l’émergence des grainetiers à travers l’Europe et la diffusion des premiers catalogues de graines, qui facilitèrent le commerce et la vulgarisation des connaissances agricoles auprès des paysans et des jardiniers. Ces catalogues, véritables ponts entre la science et la pratique, participèrent à l’élargissement des horizons agricoles et à l’essor des échanges.

    XIXe et XXe siècle : Hybridation, productivisme et uniformisation !

    Vers 1850, à différents endroits du globe, eurent lieu les premières expériences d’hybridation, notamment par les entreprises semencières. Ce processus, consistant à croiser deux variétés ou espèces choisies, donna naissance à de nouvelles variétés grâce à un travail de sélection sur plusieurs générations. En 1866, les lois de Mendel sur l’hérédité biologique apportèrent une compréhension scientifique des hybridations. Ces principes permirent d’accélérer la création de nouvelles variétés potagères et ornementales, ouvrant la voie à une agriculture moderne.

    Au début du XXe siècle, la recherche sur l’amélioration des plantes fut mise au service d’un modèle productiviste. Ce modèle, intégrant la chimie et la mécanisation, transforma profondément l’agriculture. La paysannerie traditionnelle disparaît progressivement au profit d’une agriculture industrielle destinée non seulement à nourrir les hommes, mais à alimenter un système marchand. Les récoltes deviennent des productions standardisées.

    En Europe notamment, les deux guerres mondiales ont profondément marqué cette période. Avec un effondrement démographique et un besoin impératif de relancer l’économie, des industriels se reconvertirent dans la production d’engrais, de pesticides et de tracteurs. Sous l’impulsion du plan Marshall, les paysans furent incités à moderniser leurs pratiques : arrachage des haies, labourage profond et utilisation massive de produits chimiques devinrent la norme. Cette “révolution verte” accéléra la course à la productivité, au détriment des nombreuses variétés patiemment sélectionnées et cultivées depuis des siècles !

    L’essor des semences “hybrides F1” brevetées dans les années 1970 contribua à la modification des pratiques agricoles. Ces hybrides, conçus pour leur vigueur et leur uniformité, permirent des récoltes calibrées et prévisibles. Cependant, ces variétés demandèrent un recours accru aux engrais et pesticides. De plus, leur impossibilité à se ressemer homogènement d’année en année obligea les agriculteurs à acheter chaque année de nouvelles ces graines “verrouillées” ! Les tomates rouges mais insipides des supermarchés illustrent parfaitement ce modèle. Ces variétés, conçues pour résister au transport et mûrir sur les étalages, ont sacrifié leurs qualités gustatives et nutritionnelles.

    Les années 1990 virent l’émergence des organismes génétiquement modifiés (OGM). Ces plantes, modifiées, par exemple pour résister aux herbicides comme le glyphosate, permettent une agriculture intensive. Cependant, leur impact sur l’environnement, la santé et la biodiversité suscite évidement des controverses. Aux États-Unis, au Brésil, en Argentine, au Canada et en Inde, les OGM se sont largement répandus, représentant désormais 10 % des surfaces agricoles mondiales. Cela pose de graves problèmes environnementaux : les plantes modifiées s’hybrident naturellement avec des espèces sauvages et des variétés ancestrales, entraînant une pollution génétique incontrôlée dans la nature.

    XXIe siècle : Vers un renouveau des semences !

    Ce nouveau siècle marque une révolution dans le domaine des semences, portée par des avancées technologiques majeures. Les outils modernes, tels que la compréhension approfondie de l’ADN, les techniques d’édition du génome, et l’essor de la gestion numérique des données, ont permis de multiplier rapidement les créations variétales. Ainsi, les semences génétiquement modifiées et les variétés hybrides de première génération se sont multipliées à une échelle sans précédent, inondant les marchés agricoles mondiaux et renforçant le modèle d’une agriculture industrielle fortement axée sur le rendement.

    Cependant, face aux dérives de cette industrialisation massive, un mouvement d’opposition émerge, et pas qu’en France ou en Europe, prônant un retour aux pratiques traditionnelles et respectueuses de la biodiversité. Des réseaux de agriculteurs, paysans, maraichers engagés et des banques de graines se mobilisent pour préserver et restaurer les variétés anciennes, ces témoins d’une biodiversité cultivée riche et diversifiée. Ces initiatives locales et globales redonnent à la conservation des semences traditionnelles une place centrale, promouvant des méthodes de culture durables et des écosystèmes agricoles résilients.

    L’évolution des mentalités à l’égard des semences reflète ainsi un affrontement entre deux visions de l’agriculture : le productivisme effréné d’un côté et la préservation de la biodiversité de l’autre. Alors que des milliers de variétés ont été perdues au cours des XIXe et XXe siècles, la lutte pour la préservation des semences ancestrales reste cruciale aujourd’hui pour transmettre ce patrimoine vivant aux générations futures !

  • Les Herbes de la Pampa interdites en France !

    Les Herbes de la Pampa interdites en France !

    Les herbes de la pampa, également connues sous le nom scientifique Cortaderia selloana, ont longtemps séduit les amateurs de jardinage et de décoration en France. Originaires d’Amérique du Sud, ces plantes ornementales sont prisées pour leur aspect élégant : de longues tiges élancées couronnées de plumeaux légers et volumineux. Ce goût pour l’esthétique a conduit à une adoption massive des herbes de la pampa dans les jardins, les parcs et même à l’intérieur des maisons. Toutefois, derrière cette apparence inoffensive, ces plantes ont révélé un potentiel envahissant qui allait faire basculer cette espèce, de la popularité, à l’illégalité en quelques années !

    Une espèce invasive aux effets dévastateurs sur l’écosystème

    Bien que les herbes de la pampa aient d’abord été recherchées pour leur beauté, leur nature invasive a rapidement attiré l’attention des autorités et des spécialistes de l’environnement. Chaque plumeau peut produire des centaines de milliers de graines, dispersées par le vent, ce qui permet à la plante de coloniser de vastes étendues en peu de temps. Cette capacité de reproduction a rapidement fait de ces plantes une menace pour la biodiversité locale.

    Leur prolifération a entraîné une réduction significative des espèces végétales indigènes, perturbant ainsi l’équilibre écologique. Les effets ne se limitent pas à la flore, car la faune locale souffre également de cette invasion. En effet, les herbes de la pampa n’offrent que peu de valeur nutritive ou écologique pour les animaux autochtones. De plus, ces plantes présentent des risques pour la santé humaine : leur pollen est fortement allergénique et leurs fibres peuvent provoquer des irritations cutanées ou des problèmes respiratoires.

    Des mesures pour enrayer la propagation et protéger la biodiversité

    Face à cette situation alarmante, les autorités françaises ont mis en place des mesures légales strictes. Un arrêté national, entré en vigueur en 2018 et renforcé en 2020 et 2024, interdit toute manipulation des herbes de la pampa sur le territoire métropolitain. Cette interdiction couvre tous les aspects liés à la plante, notamment l’introduction, la détention, le transport, ainsi que la vente et l’achat de spécimens vivants.

    Des campagnes d’éradication sont également menées sur le terrain par les collectivités et les organismes de protection de l’environnement, avec des opérations souvent délicates visant à éviter la dissémination des graines. Ces actions s’inscrivent dans une démarche de protection de la biodiversité, soulignant l’importance de la responsabilité individuelle dans la lutte contre la propagation des espèces invasives.

    Cette situation invite à une prise de conscience collective : il est crucial de privilégier des espèces locales et de reconsidérer nos choix en matière de plantes ornementales pour préserver l’équilibre écologique. La transformation des herbes de la pampa, d’objet décoratif à menace écologique, rappelle que nos décisions, même anodines, peuvent avoir des conséquences majeures sur notre environnement.

  • Découvrir les plantes sauvages comestibles en Alsace

    Découvrir les plantes sauvages comestibles en Alsace

    Depuis l’aube de l’humanité, l’Homme a puisé dans la richesse des plantes sauvages fournissant nourriture et remèdes. La connaissance et le savoir-faire ancestraux liés aux plantes sauvages médicinales et comestibles ont malheureusement été négligés et sont tombés dans l’oubli ces dernières décennies. Nous vous invitons à réapprendre à observer attentivement ce qui pousse à nos pieds.

    L’Alsace regorge de plantes sauvages intéressantes !

    La violette, la cardamine, le plantain, l’ortie, le lamier blanc, le lierre terrestre, l’oseille, le trèfle, le gaillet, le pissenlit, l’ortie, ou encore l’ail des ours, pour ne citer qu’elles, toutes ces plantes, loin d’être de simples éléments du décor, sont comestibles et peuplent non seulement nos forêts, nos prairies verdoyantes, mais également les abords des chemins que nous empruntons quotidiennement, s’invitant même parfois dans nos jardins. Leur présence offre une opportunité de renouer avec une alimentation plus proche de la nature et de redécouvrir des saveurs oubliées.

    La redécouverte de ce monde végétal oublié est une invitation à renouer avec nos racines profondes à la Nature. En observant attentivement ce qui pousse à nos pieds, nous réapprenons à apprécier la diversité des plantes qui nous entourent. Que ce soit pour enrichir notre alimentation avec des saveurs nouvelles ou pour exploiter les bienfaits de ces herbes sauvages, il est temps de reconnaître la valeur inestimable de ce patrimoine végétal local.

    Ateliers autours des plantes chez Alsagarden !

    Envie d’en apprendre plus sur les plantes sauvages comestibles qui poussent près de chez vous ? Nous vous invitons à participer à nos ateliers et sorties botaniques, des expériences conviviales et passionnantes qui vous permettront d’explorer la riche flore locale alsacienne. Au cours de ces activités, vous découvrirez les usages populaires et culinaires ancestraux de ces plantes, le tout dans une atmosphère chaleureuse, en compagnie d’intervenants spécialisés et passionnés.

    Nos ateliers couvrent grande variété de thématiques, allant de l’identification des plantes sauvages à leurs propriétés médicinales, en passant par les techniques de récolte respectueuses de l’environnement. Que vous soyez novice ou amateur éclairé, nos programmes sont adaptés à tous les niveaux de connaissances. Consultez nos offres pour découvrir toutes les thématiques passionnantes que nous proposons et trouvez les dates qui vous conviennent le mieux.

  • Regula Angerer : L’Art du Fil de Fer

    Regula Angerer : L’Art du Fil de Fer

    L’art de la sculpture de fil de fer est un moyen unique d’expression artistique qui permet de créer des œuvres d’une grande beauté et d’une grande finesse. L’artiste Regula Angerer est une maître de cet art, utilisant son talent pour façonner des sculptures fascinantes qui captivent le regard et stimulent l’imagination. Dans cet article, nous explorerons l’art de la sculpture de fil de fer et nous plongerons dans l’univers poétique et créatif de Regula Angerer.

    La sculpture du fil de fer, une technique délicate et élégante !

    La sculpture de fil de fer est une technique qui consiste à modeler et à tordre des fils métalliques pour créer des formes et des structures. Le matériau lui-même est simple et brute, mais l’artiste peut lui donner vie en lui insufflant une énergie et une expression uniques. Le fil de fer offre une grande liberté de mouvement et permet à l’artiste de créer des lignes fluides et des formes délicates. Chaque sculpture est créée à partir d’un seul fil de fer, sans aucune soudure ni collage, ce qui ajoute à la pureté et à la simplicité de l’art.

    Le talent de donner vie au fil de fer !

    Regula Angerer est une artiste et fleuriste d’origine Suisse installée en Alsace qui s’est spécialisée dans la création de sculptures de fil de fer. Son travail est caractérisé par une précision méticuleuse et une attention aux détails exceptionnelle. Elle a une capacité unique à donner vie à la matière, créant des sculptures qui semblent défier la gravité. Les œuvres de Regula Angerer sont à la fois légères et robustes, unissant la fragilité du matériau avec la force de l’expression artistique. Les sculptures de Regula Angerer sont souvent inspirées par la nature, les formes organiques et la fluidité du mouvement. Elle puise son inspiration dans les lignes délicates d’une plante, d’une fleur, des courbes élégantes d’un corps humain ou encore des mouvements gracieux d’un animal.

    La sculpture de fil de fer est un art fascinant qui offre une combinaison unique de légèreté, de grâce et de force. Regula Angerer est une artiste talentueuse qui a su maîtriser cette technique pour créer des sculptures exceptionnelles qui captivent l’imaginaire et se marient parfaitement à l’ambiance des jardins. Vous pouvez retrouver une exposition permanente d’œuvres de Regula Angerer dans le jardin d’exposition d’Alsagarden durant les horaires d’ouvertures.

  • Tanaisie, cette plante anti-tiques !

    Tanaisie, cette plante anti-tiques !

    Connaissez vous la tanaisie (Tanacetum vulgare) ? C’est une plante herbacée vivace appartenant à la famille des Astéracées qui est réputée pour ses propriétés répulsives, notamment contre les tiques, ces petits parasites responsables de la transmission de maladies. Dans cet article, nous verrons les caractéristiques de la tanaisie, son utilisation comme répulsif naturel contre les tiques, et les précautions à prendre lors de son utilisation.

    Une plante répulsive populaire contre les tiques !

    La tanaisie est une plante aromatique qui peut atteindre une hauteur de 60 à 150 cm. Elle présente des feuilles vert foncé, des tiges dressées et des fleurs jaunes en capitules. Elle est originaire d’Europe et d’Asie et pousse généralement dans les prairies, les bords de chemin et les jardins. La tanaisie est connue pour son odeur puissante et son pouvoir répulsif contre les tiques. Les composés chimiques présents dans la plante, notamment les terpènes, sont responsables de cette action répulsive. En brisant ou en froissant les feuilles de tanaisie, les terpènes sont libérés et dégagent une odeur qui repousse les tiques. Cela en fait un répulsif naturel intéressant pour ceux qui souhaitent éviter les piqûres de tiques.

    Comment utiliser la Tanaisie comme répulsif ?

    Bien que la tanaisie puisse être efficace contre les tiques, il est important de prendre certaines précautions lors de son utilisation. Certaines personnes peuvent être sensibles à la tanaisie et développer une réaction cutanée. Avant d’utiliser la plante comme répulsif, il est recommandé de faire un test cutané en appliquant une petite quantité sur une petite zone de peau et de surveiller toute réaction indésirable. Enfin, comme pour tout répulsif, il est conseillé d’utiliser la tanaisie de manière modérée et de ne pas l’appliquer sur les muqueuses, les yeux ou les plaies ouvertes.

    Voici deux façons d’utiliser la tanaisie comme répulsif contre les tiques :

    1. Infusion : Préparez une infusion en faisant bouillir de l’eau et en ajoutant des feuilles de tanaisie séchées. Laissez infuser pendant environ 15 minutes, puis filtrez. Laissez refroidir et versez le liquide dans un vaporisateur. Vaporisez sur les vêtements avant de sortir dans des zones à risque de tiques.

    2. Macération : Placez des feuilles fraîches de tanaisie dans de l’huile végétale (comme de l’huile d’olive) et laissez macérer pendant plusieurs semaines. Filtrez le mélange et utilisez l’huile comme répulsif en l’appliquant sur la peau exposée.

    La tanaisie est une plante réputée pour ses propriétés répulsives contre les tiques. Son odeur puissante et ses composés chimiques actifs en font un choix intéressant pour ceux qui cherchent des alternatives naturelles aux répulsifs chimiques. En combinant des mesures de prévention supplémentaires, comme le port de vêtements longs et l’inspection minutieuse après une exposition à des zones à risque de tiques, vous pouvez minimiser les risques de piqûres de tiques et les maladies qu’elles peuvent transmettre.

    • Vous souhaitez cultiver la Tanaisie dans votre jardin ? Des graines BIO sont disponibles dans notre graineterie en ligne, cliquez-ici : Acheter des semences de Tanaisie !
  • La Flûte de Rhubarbe : Un instrument de musique traditionnelle

    La Flûte de Rhubarbe : Un instrument de musique traditionnelle

    Saviez-vous qu’il était possible de fabriquer un instrument de musique avec de la Rhubarbe ? En effet, les populations mongoles Uriankhai de la région de l’Altaï, jouent de la musique de manière ancestrale avec une flûte appelée “Tsuur”, fabriquée avec les hampes florales creuses de la Rhubarbe, ou parfois du Céleri sauvage. Cet instrument et cette musique font partie intégrante de leur vie quotidienne. Elle plonge ses racines dans la pratique ancienne du culte de la nature et de ses esprits gardiens, qui consistait à imiter des sons naturels. Cette musique en voie de disparition, est classé au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

    C’est un instrument à vent relativement simple en forme de tuyau vertical avec trois trous pour les doigts. Il n’y a pas de biseau, et l’embouchure terminale est libre. Cette flûte est traditionnellement réalisée à partir de la hampe florale de la rhubarbe ou du céleri sauvage, qui sont deux plantes qui ont la particularité d’avoir des tiges creuse et rigide. La tige une fois séchée est évidée pour en enlever la moelle tendre. Puis, une pointe métallique chauffée permet de percer les trois trous.

     

    Une musique traditionnelle inscrite par l’UNESCO !

    La musique produite à la flûte tsuur repose sur une technique à la fois instrumentale et vocale : un mélange de sons produits simultanément par l’instrument et par la gorge du musicien. La pression des dents de devant sur l’embouchure de la flûte et l’utilisation simultanée de la gorge produisent un timbre unique composé d’un son clair et doux et d’un bourdon. La flûte tsuur est traditionnellement jouée comme invocation pour faire bonne chasse ou pour avoir un temps clément, comme bénédiction pour éloigner le danger pendant un voyage ou pour les mariages et autres festivités. La musique, qui est aussi un art d’interprétation, traduit les sentiments intimes du voyageur solitaire et relie l’homme à la nature.

    La tradition de la flûte tsuur se perd néanmoins depuis quelques décennies, par négligence et animosité à l’égard des coutumes populaires et de la foi religieuse, laissant de nombreux endroits sans joueur de tsuur ni familles possédant une flûte tsuur. Il n’y aurait plus que quarante instruments au sein du groupe des Mongols Uriankhai qui sont transmis exclusivement grâce à la mémoire des générations successives : cette caractéristique rend cet art extrêmement vulnérable au risque de disparition, raison pour laquelle la musique traditionnelle à la flûte tsuur a été inscrite en 2009 par l’UNESCO sur la liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.

  • Courges en folie, le coffret cadeau !

    Courges en folie, le coffret cadeau !

    Très faciles à semer, fascinantes à regarder pousser, et au rendement souvent élevé, les courges sont une garantie de succès même pour les jardiniers les moins expérimentés ! On résume souvent les courges au seul potiron, rond et orange. Quel dommage ! Les courges regroupent de bien nombreuses variétés aux couleurs, aux formes et surtout aux saveurs incroyablement variées !

    Cultivez des courges originales, savoureuses et de variétés anciennes !

    Les variétés anciennes, reproductibles sont de plus en plus rares sur le marché, celles-ci sont remplacées en masse par des semences dites “hybrides F1” qui sont par nature stériles ou dégénérescentes et qui ne peuvent donc pas être ressemées ! Dans ce contexte, nous avons conçu un nouveau coffret de graines “Courges en folie”, dédié aux amoureux des courges et du bon goût ! Il comprend un bel assortiment de graines biologiques, de variétés savoureuses qui possèdent l’avantage d’êtres parfaitement vigoureuses et très bien adaptées à nos terroirs !

    Le coffret de graines biologiques “Courges en folie” – Source : www.alsagarden.com

    L’assortiment comprend six variétés biologiques et reproductibles de variétés de Courges originales et potirons atypiques dont la fameuse Courge ‘Spaghetti’, l’étonnant Potiron ‘Bleu de Hongrie’, le Potiron Géant ‘Quintal Jaune’ qui peut atteindre jusqu’à 150 kilos, la savoureuse Courge ‘Butternut’, le Potimarron japonais ‘Uchiki Kuri’ au si bon goût de châtaigne et enfin la Courge ‘Longue de Nice’ qui peut atteindre jusqu’à 1 mètre de longueur. Un coffret cadeau à offrir, ou même à s’offrir !

  • Zéro déchet : Alternatif végétal au papier WC

    Zéro déchet : Alternatif végétal au papier WC

    Le saviez-vous ? Un Européen consomme près de 120 rouleaux de papier toilette en moyenne chaque année, soit environ 13 kilos de papier qui pour une grande partie n’est pas recyclé ! Le coût écologique du papier toilette n’est pas négligeable. Selon l’Institut Worldwatch, 10 millions d’arbres sont abattus chaque année pour fournir la demande mondiale, soit 27.000 arbres par jour. Dans une optique de vie minimaliste et zéro déchet, on peut se demander quelles pourraient être les alternatives pour s’essuyer le derrière sans impacter la planète !

    Papier toilette : Retour aux origines !

    Aujourd’hui, comme une évidence nous avons le papier toilette en rouleau à disposition, mais il faut savoir que le papier hygiénique tel que nous le connaissons aujourd’hui ne fut inventé qu’au XIXème siècle. Et encore, il ne fut pas tout de suite démocratisé chez-nous. Au début du XXème siècle les américains en font un usage relativement courant, mais en Europe, il faudra attendre 1960 pour que ce type de papier remplace les anciens journaux. Mais avant cela, nos ancêtres, eux, n’avaient d’autres choix que de faire avec ce qu’ils avaient sous la main. Selon les époques, les pays, les climats et les coutumes, différents outils étaient utilisés. Parfois de la terre, des pierres, de la neige, des coquillages, des tissus, mais surtout à l’aide de divers végétaux.

    Les végétaux alternatifs au papier WC !

    En Europe, la grande majorité de la société médiévale utilisée la feuille de marronnier pour se nettoyer le derrière. En Amérique du Nord, on utilisaient principalement deux plantes : la Grande Molène (Verbascum thapsus), qui est d’ailleurs joliment surnommée “Cowboy Toilet Paper” littéralement le papier toilette des Cowboy et l’Aster à grande feuille (Aster macrophyllus), communément appelée “Lumberjack Toilet Paper”, soit le papier toilette des Bûcherons. En Afrique, c’était principalement la feuille du Coleus forskohlii (Plectranthus barbatus) qui était utilisée. D’ailleurs, Rob Greenfield célèbre écologiste américain qui vit sans papier toilette industriel depuis plus de 5 ans, a adopter cette plante qui a la particularité d’avoir une texture particulièrement duveteuse. Au Kenya, dans les zones rurales, ses feuilles sont d’ailleurs encore utilisées en tant que telles aujourd’hui. En raison de la souplesse de ses feuilles, les gens l’utilise également en tant que mouchoir.

    Rob Greenfield vit sans papier toilette depuis plus de 5 ans – Photographie : Sierra Ford. Source : Robgreenfield.tv

    Et vous, seriez-vous prêt à vous passer de papier toilette et utiliser une feuille de Coleus comme Rob Greenfield ou encore une feuille de marronnier comme nos ancêtres moyenâgeux ? 🙂

  • Faire son après-shampoing naturel au Romarin

    Faire son après-shampoing naturel au Romarin

    Tout le monde connait le romarin, cette herbe aromatique souvent utilisé en cuisine comme aromate pour les sauces ou pour parfumer les grillades. Mais, saviez-vous qu’il est possible d’en faire un après-shampoing naturel améliorant la brillance des cheveux ?

    Recette : Après-shampoing naturel au romarin !

    Pour réaliser votre après-shampoing naturel faire bouillir 1L d’eau dans une casserole et ajoutez 50 g de feuilles de romarin. Après un quart d’heure filtrez votre préparation et laissez refroidir. Pour terminer, ajouter 4 cuillères à soupe de vinaigre de cidre. Appliquer 2 fois par semaine après le shampoing sur vos cheveux, une tasse suffit, aucun rinçage n’est nécessaire. Cette infusion naturelle à base de romarin améliorera la brillance des cheveux. Une solution économique et écologique à essayer, alors pourquoi ne pas planter un peu de romarin dans son jardin ?

    Après-shampoing naturel au Romarin – Photo : Alsagarden

    Le romarin une plante mellifère, facile à cultiver

    Son nom botanique Rosmarinus signifiant “rosée de la mer”, caractérise bien cette plante de la famille des Lamiacées originaire des garrigues arides et rocailleuse du pourtour méditerranéen. De culture facile, le romarin apprécie les endroits bien ensoleillés et les sols bien drainés. Bien qu’originaire du Sud, cette plante supporte les températures négatives, jusqu’à -18°C et peut donc se cultiver dans toutes les régions de France.

    La culture de romarin était déjà recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis. Ce document écrit en latin médiéval détaille la liste des végétaux devant être cultivé dans les jardins. Autre atout de cette plante, elle est très mellifère, et permet donc également d’attirer les insectes pollinisateurs et toute une biodiversité bénéfique au jardin.

  • Le potager des plantes insolites, le livre des jardiniers curieux !

    Le potager des plantes insolites, le livre des jardiniers curieux !

    Ça y est mon livre consacré aux curiosités potagères, “Le Potager des plantes insolites”, paru aux éditions Idéo a envahi les librairies depuis le 2 mai 2019 ! Il recense plus d’une centaine de variétés atypiques avec mes conseils de culture, ainsi que des anecdotes et des idées recettes. Que vous soyez jardinier novice ou expérimenté, je vous invite à partir à la découverte de ces plantes méconnues qui se cultivent très bien dans nos potagers !

    L’apologie de la diversité potagère !

    Un potager ne se résume pas aux banales pommes de terre-carottes-oignons. La nature nous offre une incroyable variété, alors pourquoi s’en priver ? On peut introduire au potager beaucoup de diversité pour plus de plaisir à cultiver… et à déguster ! De nombreuses plantes potagères venues de contrées lointaines se cultivent très bien dans nos potagers, c’est par exemple le cas de l’épinard de Malabar, de la tomate litchi ou encore de la plante fromage. Cultiver un potager, c’est aussi l’occasion de remettre au goût du jour des légumes qui nous paraissent bizarres alors qu’il étaient autrefois courants, comme le rutabaga, le chervis ou le panais.

    Le potager des plantes insolites, de Lucas Heitz.

    Ou acheter le livre “Le potager des plantes insolites” ?

    Vous le trouverez mon livre dans la plupart des bonnes librairies en France et sinon sur les sites de la liste ci-dessous. A savoir que via le site Alsagarden, vous avez la possibilité de me demander une dédicace ! 🙂