Eliminer le liseron : La solution miracle ?

27

Quel jardinier n’a pas en horreur le liseron ? Il est vrai qu’il est particulièrement difficile de se débarrasser de cette plante volubile envahissante. Pourtant, le liseron, comme toute les “mauvaises herbes” a ses raisons d’être. Nous allons voir dans cet article que cette adventice peut même s’avérer utile au jardin ! Alors, comment se réconcilier avec le liseron ? Quelles sont les solutions pour éliminer et limiter le développement de cette vigoureuse plante adventice.

Plusieurs raisons de se réconcilier avec le liseron !

Le Liseron est une plante herbacée vivaces à rhizome plus ou moins charnu, de la famille des Convolvulacées, à tiges volubiles et feuilles en forme de flèche. En France les espèces présentes appartiennent aux genres Calystegia, comme le liseron des haies ou Convolvulus comme le liseron des champs.

Les Liserons sont des plantes très mellifères ce qui les rend utiles pour le jardin ou autour des vergers. Fleurissant de juin à octobre, le liseron attire de nombreux insectes pollinisateurs, dont les abeilles qui sont friandes de ses fleurs au parfum d’amande), favorisant ainsi la production de fruits et de légumes. De plus, les Liserons possèdent une floraison à l’aspect très décoratif. Le rôle ornementale de cette plante sauvage n’est donc pas à sous estimer.

Le liseron des haies possède aussi une utilité à des fins médicinales. Le liseron indique est aussi une plante indicatrice. En effet, cette plante indique un sol tassé et une terre riche en azote. Il s’installe notamment sur les sols manquant de silice, ce qui permet justement de remédier à ce manque. Grâce à ses racines plongeantes et très profondes, le liseron est une plante-engrais particulièrement riche en nutriments. La plante entière séchée pourra être apportée au compost qu’elle enrichira en azote et divers oligo-éléments.

Eliminer le liseron
Le liseron des haies (Calystegia sepium) !

Plusieurs solutions mais pas de miracle pour éliminer le liseron du jardin !

Effectivement, pour se débarrasser de cette plante adventice au jardin, il n’y a malheureusement pas de solution miracle. Différentes méthodes permettent toutefois d’éliminer partiellement le liseron, ou en tout cas de limiter son développement, à condition d’avoir de la patience. Tout d’abord, il faut savoir que le binage ou le sarclage, n’est pas adapter car ces opérations multiplient le liseron. Il faut donc appliquer d’autres méthodes pour en venir à bout.

-Le désherbage à la main est à faire au printemps ou en début d’été, la terre doit être plutôt sèche. Il est impératif de retourner délicatement la terre avec une fourche-bêche ou une grelinette sur environ 25 à 30 cm de profondeur. Enlever tous les bouts de racines. Cette action est délicate, il ne faut pas casser les racines. Un seul bout oublié et le liseron repart !

-Sur une plate-bande envahie par le liseron, la méthode dite de « solarisation » donne de bons résultats. Pour cela, couvrez la plate-bande par une épaisse bâche noire en prenant soin d’en enterrer les bords. Laissez cette couverture en place pendant plusieurs mois. Si vous le souhaitez, camouflez-la avec un paillis.

-La technique de l’eau bouillante. Plutôt que jeter l’eau de cuisson de vos pâtes ou de vos pommes de terre, versez-la sur le liseron et sur les mauvaises herbes. Utilisez cette eau lorsque elle est encore tiède ou bouillante.

-Pour éliminer le liseron, certaines plantes nettoyantes ont également fait leur preuves, c’est le cas des végétaux de la famille des tagètes, toxiques pour le liseron. De manière préventive, essayez l’œillet d’Inde, ou Tagetes patula ou encore la Tagetes nématicides, une plante dont la racine sécrète des substances herbicides anti-liseron, anti-chiendent et anti-nématodes.

Convolvulus_arvensis
Le liseron des champs (Convolvulus arvensis) !

Quoi qu’il en soit n’utilisez jamais de désherbant chimique pour en venir à bout. Les herbicides font plus de mal que de bien à votre jardin. Laisser un petit commentaire, pour nous dire si vous tolérez le liseron dans votre jardin et vos méthodes pour l’éliminer ou limiter son développement.


Vous avez aimé cet article ?

Alors inscrivez-vous à la newsletter mensuelle du blog des jardiniers curieux :


Recevez toute l'actualité, les conseils de jardinage et les bons plans une à deux fois par mois !

27 Commentaires

  1. Bonjour, mon jardin est littéralement envahi de liseron! Il se faufile partout et à grande vitesse. Le long des haies, des brises vues, il longe même la terrasse maintenant. Il est vrai que le temps manque souvent pour entretenir ma petite parcelle, régulièrement, on enlève le plus visible à la main, mais plus on enlève, et plus vite ça repousse me semble-t-il. Un peu comme une mauvaise épilation 🙂 Pour nous pas question d’avoir recourt aux produits chimiques, alors il faudra bien prendre le temps et un peu d’huile de coude pour retrouver un semblant de jardin. En attendant, vive l’eau bouillante et je file chercher des œillets d’inde! Merci pour vos précieux conseils!

  2. Bonjour, je me bats avec le liseron qui envahit les framboisiers… mais je le laisse grimper sur la petite clôture de bois car ses fleurs blanches sont bien jolies. Toutefois, je planterai des œillets d’inde vers les framboisiers !! Cordialement

    • j’ai un massif d’oeillets d’inde mais le liseron est quand même présent, ça n’a pas l’air de le dérangé ! je suis envahie, pour l’instant je tire dessus et c’est tout, je ne suis pas fane de produits chimique pour la planète mais aussi pour mon chihuahua qui mange tout partout dans le jardin : les vers, les limaces, elle croque les escargot, et même mes petites tomates cerises bio bien sur ! donc pour moi j’arrache et c’est tout !

  3. Nous avons éliminé les ronces du jardin et après ça le liseron nous a envahit, il pousse autour de mes arbres fruitiers, dans le potager, autour des légumes et fait mourir tout ce sur quoi il pousse…Nous ne voulons pas utilisés de produits toxiques et donc nous l’enlevons à l’huile de bras…Par contre, j’ai eu, cet été un bosquet d’œillet d’indes avec plein de liseron dedans 🙂

  4. Merci pour cette piste de la tagette nématicide (minuta), je vais expérimenter cela à plus large échelle cette saison. J’ai l’impression que le fait de laisser du bois au sol mobilise l’azote du sol à cet endroit ce qui attire les racines du liseron très rapidement.
    Avez-vous déjà remarqué ce phénomène ?

  5. Le liseron est un ami précieux dans mon jardin potager. Il garde la terre humide et lorsque j’ai besoin d’une plate bande je l’arrache et ma terre est toute meuble. Il me suffit juste d’éviter qu’il envahisse les plants. Merci pour votre article car j’ignorais tout ceci !

  6. J’utilise la gouge à asperges pour ôter les racines et descendre bien profond dans la terre, mais celle-ci doit être meuble, sinon il y a risque de sectionner le rhizome.

  7. Bonjour, je suis assez sceptique sur l’aspect dit écologique du désherbage thermique ou à l’eau bouillante qui détruit la vie dans l’espace ou il est pratiqué. Évidemment c’est dit écologique par rapport à l’emploi des divers désherbant chimiques. JP

  8. Bonsoir j’ai lu avec intérêt l article concernant les inconvénients du liseron .en effet il s’enroule autour des tiges d une petite de buis .Pour essayer de m’en défaire je désherbe a la main en tirant un max.de racines Mais bon…….dès que j’ai le dos tourné……….IL REPOUSSE

  9. Personnellement le liseron ne nous dérange pas, il a envahi la clôture qui nous sépare du voisin, par contre lui n’aime pas, alors souvent il l’arrache, 1 mois plus tard on ne voit plus la place. Nous aimons voir les bourdons entrer dans les fleurs et en ressortir plein de pollen , sur un vieux tas de pierres c’est celui un peu rosé qui l’a envahit, de toute beauté…

  10. Le liseron des haies est assez facile à limiter, par contre je trouve que c’est dommage de l’éliminer car celui ci est très esthétique et peu envahissant à mon gout. L’autre liseron est beaucoup plus difficile à limiter je l’arrache régulièrement, je suis contre l’eau bouillante qui stérilise tout le sol sur laquelle elle est répandue et tue tous les être utiles à la vie du sol? Je tiens le désherbage thermique pour aussi agressif.

  11. J’ai apprécié votre article et j’aime le liseron, mais je suis bien obligée de l’enlever à certains endroits car il étouffe certaines pousses. Il devrait être plus malin et nous l’aimerions pour la beauté de ses fleurs

  12. je partage tous les avis mis au sujet du liseron …je trouve aussi que c’est joli , et que ça habille certains endroits du jardin , mais , oui, ça fait aussi mourir d’autres plantes ….donc j’arrache à certains endroits , et je laisse pousser à d’autres…en effet très mellifères , et pour cette raison , je le respecte aussi ….

  13. Bonjour, j’e ai plein le jardin et ce qui m’embêtes c’est que mon lapin sort dans le jardin lorsqu’il fait beau. je voulais donc savoir si c’était toxique pour elle et si les plantes anti-liserons étaient aussi toxique pour elle. Merci de votre réponse.

  14. J’ai un parterre d’oeillets d’Inde, il y pousse du liseron malgré tout. Même efficacité que pour les maladies des tomates ou des rosiers : c’est-à-dire AUCUNE !!! Je ne sais pourquoi le mythe de l’oeillet d’Inde continue, pas la seule à avoir constaté qu’il n’a aucune propriétés contre les “envahisseurs” : pucerons – maladies – liseron etc. Dommage !

  15. Nicandraphysalodes. Contre le liseron j’utilise mes mains en allant chercher les racines au plus loin. Les endroits où il ne me gène pas je lui laisse la liberté de grimper sur le grillage. Il est vrai que dans le potager ou au milieu de mes vivaces, c’est le même combat tous les ans que je mène tout en nettoyant le terrain, à la main bien sur.

  16. Alors moi, c’est un travail étalé sur des années. Dans le gazon, çà ne me dérange pas puisque la tondeuse s’occupe de lui couper le toupet chaque semaine. C’est dans mon potager et dans mes plates-bandes que je me dévoue: tout l’hiver, je récupère mes boîtes de conserves, pas les toutes petites mais celles des tomates, haricots ou autres. Lorsque les feuilles de liseron commencent à émerger du sol au printemps, j’insère la touffe du plant dans la boîte de conserve et j’enfonce toute la boîte dans le sol, en m’assurant de bien isoler les tiges à l’intérieur, dans le sol. Je laisse en place jusqu’à l’année suivante et avant d’enlever complètement la boîte de conserve, je m’assure que le plant est bel et bien mort (les tiges de l’année précédente toutes brunes et molles) et qu’il n’y a pas de nouvelle émergence. Si je manque de boîtes de conserve, les pots de mayonnaise en plastique transparent y passent aussi, bref, tout ce qui permet de priver la plante de soleil, d’air et d’eau. Pour rendre çà moins laid, je couvre avec du paillis. Ce sont les premiers endroits que je vérifie l’année suivante. Garanti: çà marche mais c’est long à cause des graines véhiculées par le vent ou les oiseaux…

  17. Bonjour… De mon côté je l’ai laissé envahir le pauvre sapin de Noël nordman acheté malheureusement pied coupé car il n’y en avait plus en pot… bien heureuse de le découvrir pour une seconde vie il a ressuscité grâce au liseron qui l’a enlacé et ainsi est redevenu tout vert ! Et envahit moins mes haies. Mon fils est heureux de voir son sapin revivre! Voilà mon sourire du jour

  18. Après 2 ans d’efforts, j’ai finalement réussi à débarrasser complètement mon jardin biologique du liseron qui y proliférait. Voici la technique que j’ai mis au point : Lorsqu’un liseron sort de terre, je le laisse atteindre une dizaine de centimètres. Alors je creuse légèrement la terre tout près de la plante en prenant soin de ne pas endommager les racines. Puis je place dans cette cavité une pellicule moulante, genre Saran Wrap ou Stretch and Seal, d’environ 30 par 30 cm, ensuite j’y couche le liseron ; si celui-ci est plus long, on peut l’enrouler sur la pellicule et l’y maintenir à l’aide d’une petite binette. Puis je vaporise sur le liseron de l’eau de Javel pour bien le mouiller. Je referme la pellicule pour y emprisonner la plante et j’enterre légèrement le tout pour ne pas que ça parte au vent. Le liseron va absorber l’eau de javel et faire mourir les racines jusque dans ses profondeurs. Une fois par semaine au cours de la belle saison j’ai ainsi fait le tour du jardin pour empoisonner l’envahisseur. Au début il devait bien y avoir plus d’une centaine de liserons qui y poussaient. Progressivement les repousses ont diminués pour finalement disparaître complètement au bout de 2 ans. Cette technique est vraiment efficace et n’a pas contaminer le sol. Les nombreux vers de terre en témoignent. On ramasse les sachets de pellicule lorsque le liseron y est bien mort.

Laisser un commentaire