Catégorie : Actualités

  • Le muguet de mai : Entre légendes et traditions !

    Le Muguet (Convallaria majalis) est une plante herbacée de la famille des Liliacées. Originaire des régions tempérées, ses fleurs printanières, petites et blanches, forment des grappes de clochettes très odorantes. Considéré comme un porte-bonheur selon la tradition, le muguet rappelle l’arrivée des beaux jours et s’offre le jour de la fête du travail. Mais quelle est l’origine de cette tradition ? Pourquoi les gens s’offrent du muguet le 1er mai ? Pourquoi et comment cette fleur délicate est-elle devenue le symbole de la fête du travail ?

    Muguet (concallaria majalis)

    Une tradition très ancienne : De la légende à la coutume !

    En effet, la tradition du muguet a une très longue histoire, remontants jusqu’aux Grecs et aux Celtes au moins. Selon une légende grecque, Apollon aurait créé le muguet pour en tapisser le Mont Parnasse, afin que les neuf muses ne s’abîment pas les pieds. De là lui vient d’ailleurs son nom poétique de “gazon du Parnasse”. Et déjà chez les Celtes, on attribuait au muguet le pouvoir mystique de porter bonheur.

    Au Moyen Age, au mois de mai, on prit l’habitude d’accrocher du muguet au-dessus de la porte de sa bien-aimée. Mais, c’est véritablement au roi Charles IX, que l’on doit cette tradition du muguet du 1er mai. En effet, Charles IX avait pris pour habitude d’en offrir autour de lui aux dames de la cour à partir de 1561 en tant que porte-bonheur. Le muguet fleurit quand vient le printemps, c’est donc une plante idéale pour célébrer le printemps. Aujourd’hui encore, offrir du muguet est une tradition très ancrée dans les coutumes françaises.

    Ce n’est qu’au début du XXe siècle qu’il sera associé à la Fête du travail. En 1890, lors de la première manifestation ouvrière du 1er mai, les manifestants qui revendiquent la journée de travail de huit heures portent au revers de leur veste un triangle rouge. Ce triangle rouge  symbolisait le découpage de la journée en trois parties égales : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil et 8 heures de temps libre. Petit à petit, le triangle est remplacé par une églantine rouge qui est elle-même remplacée, en 1907, par le muguet. Et le 1er mai 1936 on vend, pour la première fois, du muguet cravaté de rouge, dans les rues. Un muguet qui porte bonheur au Front Populaire puisqu’il gagne les élections, 2 jours plus tard !

    Le muguet est alors vraiment devenu un symbole de la lutte des classes et c’est aussi depuis cet évènement que la symbolique de porte bonheur du muguet s’en renforcer.

    800px-Convallaria_majalis_001

    Langage des fleurs et autres symboliques du Muguet !

    Le 1er mai, on offre traditionnellement du muguet « porte-bonheur » car il fleurit aux alentours de cette date. Cette tradition est très présente, entre autres, en France, en Suisse, en Belgique et en Andorre. D’après le langage des fleurs, le muguet signifie précisément « retour du bonheur ». Par ailleurs, dans le folklore français, les noces de muguet symbolisent les 13 ans de mariage.

    Jadis, le Convallaria majalis, était considéré comme une plante magique hypocrite associée à la magie. Mais c’est surtout en parfumerie que le muguet est connu. Dès le XVIe siècle, le muguet était un parfum apprécié, notamment des hommes, puisque le terme muguet a servi à désigner jusqu’au XIXe siècle un jeune homme élégant. Aujourd’hui on l’utilise dans les parfums féminins comme note de cœur, mais plus souvent sous sa forme synthétique.

    2

    Le paradoxe du muguet : Un Porte-bonheur aussi délicat que mortel !

    Attention, en effet car le muguet reste une plante très toxique classé parmi les plantes à haute toxicité. Ses clochettes blanches mais aussi ses graines rouges sont extrêmement nocives voire mortelles à forte dose en cas d’ingestion. Prenez donc vos précautions lors de la cueillette notamment avec vos enfants !

    Aujourd’hui, le muguet est cultivé de façon intensive dans la région nantaise. Selon les années, la production oscille entre 7 et 10 millions de brins. Sachez également que la vente du muguet par les particuliers et les associations non munis d’une autorisation est tolérée le 1er mai en France et cela sans taxe, ni aucune formalité !

  • La Pastèque miniature, une curiosité qui se déguste nature !

    Le Concombre à Confire (Melothria scabra) également connu sont le nom de Pastèque miniature, Melon de la souris, Cucamelon ou encore concombre du Mexique est une plante grimpante originale de la famille des Curcubitacées. Elle est originaire d’Amérique centrale et notamment du Mexique.

    Cette curiosité végétale produit des petits fruits comestibles de 2 à 3 cm de couleur vert foncé, rayés de vert pâle ressemblant à des pastèques miniatures. Les fruits se récolte avant maturité entre juillet et octobre pour être consommer nature ou être confit au vinaigre.

    155253_476292959058043_627264174_n

    Comment déguster les pastèques miniatures ?

    Cette variété de “mini-concombre” peut se déguster nature, en salade avec des crudités, ou encore être confit au vinaigre tout comme les cornichons. En Russie, ces fruit sont très prisés et souvent consommés comme les cornichons en accompagnement de la charcuterie.

    Les fruits sont cueillis jeunes avant qu’ils n’aient trop de graines. Le goût des fruits rappel celui du concombre avec une pointe d’amertume due à l’épiderme.

    Pour être confits dans le vinaigre. Coupez les fruits en deux dans le sens de la longueur afin d’enlever le plus gros des graines, saupoudrer le tout de gros sel pour qu’ils dégorgent. Laisser dégorger le tout pendant 12 à 18 h dans un endroit frais (l’eau de dégorgeage doit pouvoir s’écouler sans baigner les fruits du fond), il est donc important d’utiliser une passoire ou équivalent (non métallique). Rincer puis égoutter.

    Vous pouvez parfumer votre préparation de vinaigre blanc avec des herbes aromatiques que vous aimez. Par exemple un mélange d’aneth, de menthe, d’épices à marinades et une pincée de poivre noir. Vous pouvez également ajouter une pincé de sucre et une pincé de sel marin selon vos goûts. Mettre à confire et goûter régulièrement pour savoir quand ils sont prêts à être déguster.

    54555

    Comment cultiver le concombre à confire (Melothria scabra) dans son potager ?

    Le concombre à confire (Melothria scabra) est une plante très facile à cultiver. Semez les graines en godet entre le mois de mars et de mai. Repiquez les jeunes plants en place dans un sol frais et riche à une exposition ensoleillée, lorsque les gelées ne sont plus à craindre (après les saints de glace). Entre la date de semis et la date plantation, il faut compter environ 1 mois.

    Lors du repiquage, gardez une distance de 60 cm entre les rangs. Afin d’augmenter l’exposition à la lumière de vos plants et d’optimiser l’espace dans votre potager, vous pouvez palisser vos concombres à confire sur un treillis ou un grillage. Grâce à leurs petites vrilles un plant peut couvrir près de 2 m². Chaque plante porte environ 10-15 fruits. Récolter les fruits lorsqu’ils mesurent entre 2 et 4 cm.

    526084_462351800452159_1136295437_n

    Ou acheter des graines de “Pastèque miniature” (Melothria scabra) ? Rendez-vous dans notre boutique en ligne, cliquez-ici : Acheter graines de concombre à confire.

  • Spaghettis végétales : Les pâtes italiennes vont en prendre un coup !

    Spaghettis végétales : Les pâtes italiennes vont en prendre un coup !

    Vous n’y avez peut-être jamais pensé, mais la nature l’a fait ! La courge spaghetti, également connue sous le nom de « spaghetti végétal », appartient à l’espèce Cucurbita pepo. La particularité unique de cette courge réside dans sa chair, composée de filaments qui rappellent des spaghettis, et qui peuvent remplacer ces célèbres pâtes italiennes dans de nombreuses recettes.

    La courge spaghetti en cuisine : intérêt gastronomique, modes de cuisson et recettes !

    Crue, la saveur des filaments est assez neutre, légèrement sucrée, évoquant le goût subtil des fonds d’artichaut. Cependant, sa chair se marie parfaitement avec toutes les sauces traditionnellement utilisées pour accompagner les pâtes.

    Une fois cuite, la chair de la courge spaghetti devient encore plus savoureuse. Pour la préparer, plongez la courge entière dans de l’eau bouillante pendant 20 à 30 minutes. Après cuisson, rincez-la sous l’eau froide, tranchez-la en deux dans le sens de la largeur, retirez les graines à l’aide d’une cuillère, puis séparez les filaments à l’aide d’une fourchette pour obtenir de magnifiques spaghettis végétaux !

    Elle peut également être cuite au four, au micro-ondes ou à la vapeur (5 à 6 minutes en cocotte-minute). Vous pouvez aussi la transformer en purée, en gratin, en tarte ou l’incorporer dans des soupes et veloutés. Bref, les possibilités sont infinies : laissez libre cours à votre imagination pour sublimer ces spaghettis végétaux selon vos goûts et vos envies.

    En termes de conservation, une courge spaghetti entière peut se garder jusqu’à 5 à 6 mois dans un endroit sec et sombre, à une température avoisinant les 20°C. Une fois cuite ou coupée, elle doit être conservée au réfrigérateur.

    Comment cultiver la courge spaghetti ?

    Cultiver la courge spaghetti est simple et accessible à tous les jardiniers. Le semis se fait entre avril et juin, soit en godet dans un premier temps, soit directement en pleine terre si le climat le permet. Si vous optez pour le godet, repiquez les plants en pleine terre à la mi-mai, lorsque les risques de gelée sont écartés. Si vous semez directement en pleine terre, prévoyez de le faire en poquets de 2 à 3 graines à environ 1,5 à 2 cm de profondeur, avec un espacement d’un mètre en tout sens.

    La courge spaghetti apprécie une exposition ensoleillée et un sol frais et riche. Un apport de compost est particulièrement bénéfique. Arrosez abondamment les plants pendant toute la période de croissance pour garantir un bon développement des fruits.

    Les plantes sont monoïques, ce qui signifie que les fleurs mâles et femelles se trouvent sur la même plante. Les fleurs mâles se distinguent par leurs longues tiges fines, tandis que les fleurs femelles sont plus courtes et se développent près de la tige principale. En moyenne, chaque plant produit entre 3 et 5 fruits par saison, environ 90 à 100 jours après le semis. La récolte commence entre août et septembre, et peut s’étendre jusqu’à octobre selon la période de semis.

  • Les dix « Commandements » de la culture de la tomate !

    Les dix « Commandements » de la culture de la tomate !

    Facile à cultiver, incroyablement riche en variétés et délicieusement savoureuse, la tomate est une star incontournable du potager. Originaire d’Amérique du Sud, elle est aujourd’hui l’un des légumes les plus cultivés dans le monde. Bonne nouvelle : la tomate pousse aussi bien en pleine terre qu’en pot, sur un balcon ou une terrasse.

    Dans cet article, nous vous livrons tous les conseils essentiels pour réussir la culture de la tomate, de la graine à la récolte, en passant par l’entretien et la prévention des maladies, le tout résumé en 10 commandements pratiques et malins !

    1. Les variétés hybrides, dans ton potager tu banniras

    Privilégie les variétés reproductibles et naturelles. Les graines hybrides F1, souvent vendues dans le commerce, sont issues du croisement de deux variétés différentes. Si elles offrent un bon rendement et une belle homogénéité, elles ne sont pas fidèles : les graines récoltées donnent des plants aux caractéristiques instables. Cela oblige à racheter des semences chaque année. Pour un potager durable et pour cultiver votre autonomie, mieux vaut semer des variétés anciennes, traditionnelles, et reproductibles d’année en année.

    2. Même débutant, le semis facilement tu réussiras

    Pas besoin d’être un expert ni de matériel coûteux. Une simple caissette en polystyrène ou des pots de yaourt sur un rebord de fenêtre suffisent largement. Semez entre février et mars à une température d’environ 20 °C. La germination prend entre 7 et 10 jours. Dès l’apparition des premières feuilles, repiquez les jeunes plants dans des pots plus grands ou placez-les sous châssis à l’extérieur.

    3. Après les Saints de glace, en pleine terre tu repiqueras

    Une fois les gelées passées (en général à la mi-mai), repiquez vos plants en pleine terre dans un endroit bien ensoleillé. Privilégiez un sol riche, léger et bien drainé. Vos tomates s’y sentiront parfaitement à l’aise.

    4. Au fond du trou, de l’ortie tu ajouteras

    Avant de planter, ajoutez une poignée d’ortie hachée au fond du trou. Riche en azote, elle favorise la croissance des jeunes plants et les protège des maladies. En se décomposant, l’ortie libère des éléments nutritifs tout en repoussant certains parasites comme le mildiou ou les pucerons.

    5. À chaque pied de tomate, un tuteur tu prévoiras

    Les tomates ont besoin d’un bon support pour pousser correctement. Utilisez des tuteurs solides, de 1,20 à 1,50 m de haut, et attachez les tiges au fur et à mesure de leur croissance. Si vous réutilisez du matériel, pensez à le désinfecter avec un peu d’eau de Javel diluée pour éviter la propagation des maladies.

    6. À côté des tomates, des œillets tu planteras

    Associer les tomates aux œillets d’Inde est une excellente idée. Ces fleurs éloignent de nombreux insectes nuisibles (comme les aleurodes et les nématodes) tout en attirant les insectes pollinisateurs. En plus d’être utiles, elles apportent de la couleur et de la vie au potager.

    7. Quand tu arroseras, les feuilles tu épargneras

    Arrosez toujours au pied de la plante et évitez de mouiller les feuilles. L’humidité sur le feuillage favorise le développement de maladies, en particulier le mildiou. Un arrosage régulier mais modéré est préférable à des apports excessifs.

    8. Contre le mildiou, des remèdes naturels tu utiliseras

    Le mildiou est l’ennemi numéro un des tomates. Pour le prévenir ou le traiter, rien de tel qu’une décoction naturelle à base de prêle. Faites tremper 100 g de prêle fraîche dans 1 litre d’eau de pluie pendant 24 heures, portez à ébullition 15 à 20 minutes, laissez refroidir, filtrez puis diluez dans 3 à 4 litres d’eau. Pulvérisez régulièrement sur les plants à titre préventif ou dès les premiers signes d’attaque.

    9. Les gourmands, avec discernement tu géreras

    Les gourmands sont les pousses qui apparaissent à l’aisselle des feuilles. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas toujours nécessaire de les supprimer. Sur les variétés à port indéterminé, les tailler peut favoriser une meilleure aération et une fructification plus maîtrisée. Mais sur les variétés à port déterminé, ils contribuent à la production. Observez vos plants et adaptez : la taille doit rester un choix, pas une règle absolue.

    10. À maturité, des fruits savoureux tu récolteras

    La récolte des tomates commence en général à partir de la mi-août et peut durer jusqu’à l’automne si le climat est clément. Si les tiges ploient sous le poids des fruits, cueillez les tomates légèrement orangées : elles continueront de mûrir tranquillement dans une cagette à l’abri.

    Face à la disparition progressive des variétés traditionnelles, préserver la biodiversité cultivée devient essentiel. La graineterie en ligne Alsagarden (www.alsagarden.com) s’engage à proposer uniquement des semences naturelles, reproductibles et non hybrides. Découvrez dès maintenant notre large gamme de variétés anciennes de tomates et bien d’autres plantes potagères !

  • La Poire-Melon : Un subtil mélange de saveurs entre la poire et le melon !

    La Poire-Melon : Un subtil mélange de saveurs entre la poire et le melon !

    La Poire-melon (Solanum muricatum) appelé également “Pepino” ou “Morelle de Wallis” est une plante vivace de la famille des Solanacées, originaire d’Amérique du Sud (Colombie, Pérou, Bolivie et Chili notamment). Ses fruits comestibles et savoureux de couleur jaune pâle striés de rayures pourpres peuvent atteindre jusqu’à 1 kilo et possèdent un goût étonnant, entre poire et melon d’où son nom. Autant dire, que ce fruit est un véritable délice !

    Un fruit incas, introduit dans les jardins du Roi au XIVe siècle !

    Les Incas cultivaient et consommaient déjà ce fruit (sous le nom Quechua “Q’achan”) dans les vallées andines bien avant l’arrivée des conquistadors. Cette cousine des tomates, des piments ou encore des aubergines aurait été introduite en France vers le XIVe siècle, et aurait été cultivée dans un premier temps exclusivement dans les jardins du Roi. Aujourd’hui, la Poire-Melon est encore rare et très peu connue, mais sa popularité grandit parmi les amateurs de fruits exotiques, permettant ainsi sa redécouverte au grand public depuis une ou deux année maintenant.

    800px-PepinoLT
    La Poire-Melon, le fruit de Solanum muricatum !

    Comment utiliser la Poire-Melon en cuisine ?

    Le fruit de la Poire-Melon possède un goût légèrement acidulé, très agréable et rafraichissant. Il a une chair très juteuse, et légèrement sucré. Il peut être mangé cru en enlevant la peau (car amer), en salade, pressé en jus, en dessert, en sorbet ou même cuit en accompagnement de viandes ou de poissons par exemple.

    En plus de sa double saveur subtil de poire et de melon, le fruit possède un intérêt nutritionnelle car il est très riche en vitamine C. Attention, comme la tomate et les autres plantes de la famille des Solanacées, toutes ses parties (tiges, feuilles…) sont toxiques. Il faut donc bien se laver les mains après les travaux d’entretien ou utiliser des gants. Seuls les fruits sont comestibles lorsqu’ils sont à maturité.

    Comment cultiver la Poire-Melon dans son jardin ?

    La Poire-Melon est une plante vivace qui est cultivée comme une plante annuelle sous nos climats, car elle ne supporte pas le gel. Elle possède un port buissonnant, très ramifié, dont la hauteur peut atteindre près de 1,5 m. C’est une plante très productive qui se cultive très bien au potager mais aussi en pot sur une terrasse, un balcon ou dans une véranda. Le semis s’effectue de la même manière que les tomates, c’est-à-dire en godets ou terrine à une température de 20°C. Repiquez ensuite les jeunes plants en place lorsque les gelées ne sont plus à craindre, vers la mi-mai. Choisissez une exposition bien ensoleillée ainsi qu’un sol riche, humifère et surtout bien drainant. Lors de la plantation, respectez un espacement entre les plants de 60-70 cm et installez des tuteurs pour le maintient des tiges car les fruits sont très lourds.

    La poire-melon est assez gourmande en eau, les arrosages doivent donc être réguliers durant la période de estivale afin d’obtenir de beaux fruits. Tout comme les tomates, il faut éviter d’arroser le feuillage de la plante afin de limiter les risques de mildiou. Ses petites fleurs violettes caractéristique des Solanacées donnent de nombreux fruits. Les fruit sont à maturité entre 4 et 5 mois après le semis, ainsi la récolte s’effectue généralement en fin d’été, ou en début d’automne selon la date du semis. Si vous souhaitez conserver votre plant durant la période hivernale, placez le pot dans une pièce hors-gel en hiver, idéalement à une température de 5-10°C. Au printemps, rempotez-le afin de lui apporté un nouveau substrat et des nutriments pour la nouvelle saison.

  • Maladies cryptogamiques, pensez à la prêle !

    Maladies cryptogamiques, pensez à la prêle !

    La Prêle des champs (Equisetum arvense), parfois appelée Queue de rat, Queue de Renard ou encore Queue de Cheval, est une plante sauvage de la famille des Equisetacées que l’on retrouve principalement dans les lieux humides et dans les terres acides. Cette plante est utilisée par l’homme à des fins médicinales, tinctoriales, utilitaires et même alimentaire depuis plusieurs siècles.

    Aujourd’hui, la prêle fait l’objet de nombreux brevets pour des indications spécifiques dans les traitements de la peau et se trouve commercialisée sous diverses formes, crèmes fermeté, crème à raser… mais pour le jardin, c’est le purin fabriquer à partir des feuilles de la plante qui nous intéresse ! En effet, le purin de prêle, riche en silice est un bon produit renforçant les défenses des plantes potagères et des arbres fruitiers et qui aide à la lutte contre les maladies dues à des champignons.

    Une fois obtenu, ce fongicide naturel peut être utiliser toute l’année afin de renforcer la résistance des végétaux aux maladies cryptogamiques telles que le mildiou, la rouille, l’oïdium, la tavelure, la cloque ou encore la moniliose par exemple. Le purin de prêle possède également un effet répulsif sur certains insectes, les pucerons notamment.

    Fabrication et utilisation du purin de prêle, étape par étape :

    1./ La récolte : On trouve la prêle un peu partout, sur les talus qui bordent les routes, dans les champs ou dans les jardins. Récoltez-la à partir du mois de mai, en coupant ses tiges à l’aide d’un couteau ou d’une serpette.
     
    2./ Préparation / Macération : Placez ensuite ces prêles sèches dans un grand récipient (pas en métal) rempli d’eau. Comptez 1kg de feuilles fraiches pour 10 Litres d’eau. Laissez ensuite fermenter durant 10-15 jours environ en mélangeant régulièrement. La purin sera prêt lorsque vous ne verrez plus de bulles à la surface de la préparation et que celui-ci sera de couleur sombre, presque noire.
     
    3./ Filtration / Utilisation : Filtrez alors le résultat afin d’éliminer toutes les impuretés. Diluez 1 volume de purin de prêle pour 10 volumes d’eau. Utilisez un pulvérisateur pour l’application sur les plantes atteintes. Pour être efficace, renouvelez la pulvérisation toute les 2-3 semaines.

    Sachez également qu’il existe une méthode différente qui consiste après une journée de macération à porter à ébullition ce mélange durant 20-30 minutes et de laisser refroidir. Après filtration, cela permet d’utiliser le purin plus rapidement.

    Pour sa conservation, le purin de prêle doit être placer au frais et à l’obscurité, dans un récipient hermétique en plastique, en verre ou en bois, mais surtout pas en métal, car il oxyde la préparation. De cette manière, il se conserve près de 2 à 3 mois, sans problème.

  • Les plantes gastronomiques et gustatives, plus tendance que jamais !

    Aujourd’hui, alors que les consommateurs ont soif de produits naturels, les plantes et les fleurs comestibles sont plus que jamais tendance. En effet, cette orientation est particulièrement perceptible dans les grands restaurants ou les chefs remettent au goût du jour ces plantes aromatiques oubliées en utilisant avec grand soin leurs parfums, leurs arômes et leur saveurs pour apporter une véritable plus value gastronomique dans la composition des assiettes.

    basilic
    Jeunes pousses de Basilic ‘Red Rubin’, très décoratif dans les salades.

    Même sans prendre en compte l’aspect gustatif de ces plantes, ce sont des éléments décoratifs qui vont venir égayer merveilleusement vos créations culinaires. Mais bien entendu, ces plantes aromatiques permettent également d’ajouter des parfums et des goûts subtils et parfois insolites qui ne manquerons pas d’étonner vos convives et de surprendre leurs palais.

    Chenopodium_capitatum
    L’épinard-fraise (Chenopodium capitatum), une plante incroyable !

    Ainsi, certains des végétaux aromatiques de notre gamme dégagent des parfums fruités ou mentholés, tandis que d’autres exhalent des odeurs rappelant l’anis, le chocolat, l’ananas, la cassis, le citron, la banane, l’huître, la vanille, la cannelle, le chewing-gum, la bergamote (…) ou encore le Coca-Cola !

    Mertensia
    Mertensia maritima, feuilles et fleurs comestibles au goût d’huitre !

    Si vous aussi, comme les grands chefs cuisiniers vous avez été séduits par ces parfums incroyables, je vous invite à découvrir ces plantes comestibles et aromatiques dans notre boutique, suivez le lien : Plantes aromatiques, gustatives et gastronomiques. 

    Autres articles pouvant vous intéresser :

  • La Mertensia maritima : De la graine à l’assiette !

    La Mertensia maritima : De la graine à l’assiette !

    Les huitres sont très prisées sur le plan gastronomique depuis déjà plusieurs siècles. Pourtant, nombreux sont les gastronomes qui n’apprécient pas la texture de ce mollusque marin. Sachez qu’il existe une alternative végétale ! En effet, la Mertensia maritima est une plante herbacée, vivace et rampante de la famille des Boraginacées, originaire du littoral Atlantique. On l’appelle également Mertensie maritime, Pulmonaire de Virginie, Sanguine de mer ou encore Oysterleaf ou Sea lungwort en anglais. Elle a quasiment disparu des côtes française à la suite de son succès et d’une cueillette irraisonnée. Cette plante comestible au goût iodé possède des feuilles d’une couleur bleu-vert, légèrement croquantes qui exhalent le parfum et le goût très caractéristique de l’huître. Effectivement, la ressemblance gustative avec le mollusque est vraiment frappante.

    Dans cet article, on vous dit tout (depuis la graine jusqu’à l’assiette) sur cette petite plante rare et très prisée des restaurateurs dont la feuille se vend entre 30 et 50 centimes d’euros l’unité !

    mertensia maritima semis graines

    Comment semer les graines de Mertensia maritima ? Plante huître, huître végétale :

    Si vous souhaitez cultiver la Mertensia maritima à partir de graines, il faut savoir qu’avant le semis, pour obtenir un bon taux de germination, les graines de Mertensia maritima nécessitent une période de stratification à froid de quelques semaines. Pour cela rien de plus simple, placer simplement les graines dans le bac à légumes de réfrigérateur durant 3 à 6 semaines.

    Semer ensuite les graines de Mertensia maritima de manière à peine les recouvrir, dans un substrat léger et drainant, un mélange composé de 50% de terreau et 50 % de sable est idéal pour la phase de germination. La température doit être de 15-20°C. Le substrat doit rester légèrement humide durant cette période et le semis doit être exposé à la lumière. La germination des graines de la Mertensia maritima intervient entre 7 à 20 jours généralement.

    Vous pouvez également faire le semis en automne directement à l’extérieur en pleine terre ou en pot, la germination interviendra dès le printemps suivant lorsque les températures augmentent à nouveau, c’est-à-dire vers le mois de février-mars, selon les régions.

    Comment cultiver la Mertensia maritima ?

    La Mertensia maritima peut se cultiver sans problème dans les jardins. En effet, c’est une plante très rustique qui peut supporter des températures minimales très basse, jusqu’à -25°C voire d’avantage. La Mertensia maritima apprécie les endroits lumineux ou mi-ombragée. Le substrat doit être assez drainant, riche et sableux. Ainsi un mélange moitié terreau et moitié sable est idéal. Pendant les mois plus froids de l’année, durant la période hivernale, la partie aérienne de la plante peut sécher entièrement, pour repousser au printemps de l’année suivante. Au niveau de l’arrosage, la Mertensia maritima nécessite un apport régulier d’eau sauf pendant la période de repos végétatif. Durant la période estivale, on peut intensifier les arrosages afin de permettre une croissance optimale, en évitant toutefois de laisser le substrat trempé d’eau !

    580943_502627629763356_656401485_n

    Comment utiliser la Mertensia maritima en cuisine ?

    Les feuilles de Mertensia maritima sont utilisées en cuisine souvent en association avec des plats de poissons. La Mertensia maritima peut être mangée crue, légèrement cuite ou conservée dans du vinaigre comme les salicornes. Pour la conservation des feuilles de la plante durant quelques jours, placer les dans un contenant de préférence hermétique et placer le dans le réfrigérateur à une température de 4-5°C. Les petites fleurs bleu-mauve qui apparaissent en été sont également comestibles.recette mertensia maritima

    D’ailleurs, la Mertensia maritima a été mise à l’honneur mercredi 18 avril 2012 dans la fameuse émission de M6 “Un dîner presque parfait”. En effet, Sylvie une candidate d’Angoulême a pris la tête du classement de la semaine en proposant des feuilles d’huitre en amuse-bouche. Les feuilles au goût de mollusque ont fait leurs effets. Grands silences pendant la dégustation suivit d’une avalanche de compliments ! Pour retrouver la recette de cet amuse-bouche, l’espuma d’huitre, rendez-vous sur ce lien : Recette : Un diner presque parfait !

    Aujourd’hui avec le nouvel engouement pour les repas végétariens cette plante incroyable est de plus en plus prisée des restaurateurs qui en font des mets gastronomiques toujours plus surprenant ! Si vous souhaitez acheter des graines ou des plants de Mertensia maritima, rendez-vous dans notre boutique en ligne, cliquez-ici : www.alsagarden.com

    Sachez que la Mertensia maritima possède également sa propre page officielle sur Facebook ! Vous y retrouverez des recettes pour utiliser ses feuilles et ses fleurs en cuisine, cliquez-ici pour rejoindre la page : www.facebook.com/mertensia.maritima

  • Jardiner avec la lune : Vous êtes plutôt sceptique ou lunatique ?

    Jardiner avec la lune : Vous êtes plutôt sceptique ou lunatique ?

    C’est la saison, les articles sur le thème du jardinage avec la lune fleurissent dans les ouvrages, les revues et les sites internet ! Mais est ce vraiment indispensable de tenir compte des phases lunaires ?

    Jardiner avec la lune : Entre croyances, phénomène de mode et réalité !

    Bien que cette croyance, remonte à l’Antiquité et malgré tout les almanachs de jardinier qui vous incite à croire en cette méthode, il n’a pas encore pu être démonter scientifiquement et de manière formelle que la lune ait un rôle réel dans la croissance des plantes. Les quelques recherches et études menées ces dernières années aboutissent bien souvent à des résultats ayant une très faible corrélation entre la lune et les plantes et parfois les résultats sont même contradictoire. Bref, le débat entre jardiniers à ce sujet reste encore grand ouvert et n’a pas finit de faire couler de l’encre et taper sur les claviers.

    Lune croissante/Lune décroissante, Lune montante/Lune descendante : Des périodes clés pour jardiner avec la lune !

    • La lune est dite croissante entre la nouvelle lune et la pleine lune, c’est la période propice pour tailler, cueillir et récolter.  En effet c’est le moment ou les végétaux sont plus résistants. Durant cette période, les fleurs cueillies, les légumes et les fruits récoltés se conservent mieux et sur une durée plus longue. La lune est ensuite dite décroissante, c’est la période ou les plantes ont une vitalité moindre, mais leur parfum, leurs couleurs et leur saveur sont exacerbés. C’est donc le moment parfait pour cueillir les fruits et légumes à consommer de manière immédiate (ou de manière transformer) car leur durée de conservation est relativement faible.
    • La lune est dite montante lorsqu’elle s’élève dans le ciel, soit durant près de 13 jours et demi. Les 13 jours et demi suivants, la lune est dite descendante, car elle s’abaisse progressivement dans le ciel. Pour savoir si la lune monte ou descend, il faut donc l’observer plusieurs jours de suite au même endroit et à la même heure. En lune montante, c’est la période appropriée pour semer, récolter les feuilles, les fleurs et les fruits et en lune descendante, c’est la période idéale pour faire des boutures, du marcottage, repiquer et récoltez les légumes-racines.

    Bien qu’il soit plus ou moins sûr que la lune influence les hommes, les plantes et les marées, selon moi avant de jardiner avec la lune et de tenir compte des différentes phases lunaire, il y a bien d’autres paramètres plus importants sur lesquels se pencher comme les méthodes de semis ou de plantation, la nature du sol, l’arrosage, l’exposition (…) etc. Bref vous l’aurez compris, mon opinion sur le fait de jardiner avec la lune n’est pas des plus convaincu, ni des plus convaincante. Qu’il y ait des jours pour les légumes à racines, d’autres pour les légumes à feuilles, et d’autres encore pour les plantes à fleurs relève d’après moi plus de l’horoscope que de la science ou de l’agronomie. Si vous respecter les besoins des plantes, avec ou sans la lune, elles pousseront !

    Mais, pour celles et ceux qui tiennent compte de la lune dans leurs potager, je leurs dirais simplement que s’il n’est pas certain que cela fasse de bien aux plantes, de toute manière cela ne peux pas leurs faire de mal ! Conclusion, si vous n’avez jamais entrepris de jardiner avec la lune, tenter l’expérience et faite vous votre propre avis ! N’hésitez pas à laissez un commentaire pour nous parler de votre propre expérience sur ce thème.

  • Dans le « Haricot dragon » tout est bon !

    Dans le « Haricot dragon » tout est bon !

    Le « Haricot dragon » plus couramment appelé haricot ailé (Psophocarpus tetragonolobus) est une plante tropicale de la famille des Fabacées, originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle est abondamment cultivée dans les zones équatoriales chaudes et humides (Philippines, Indonésie, Inde, Birmanie, Sri Lanka…) et entre dans la composition de nombreux plats traditionnels.

    Japanese_Psophocarpus_tetragonolobus
    Le « Haricot dragon » (Psophocarpus tetragonolobus).

    Cette plante grimpante vivace pouvant atteindre 3 à 4 mètres de haut peut très bien être cultiver comme une plante annuelle en France. Les gousses mesure entre 15 et 25 cm de long et sont munies de quatre ailes proéminentes aux bords dentés courant sur toute la longueur. La peau est cireuse et la chair partiellement translucide chez les jeunes gousses. Quand la gousse est complètement mûre, elle prend une couleur brun cendré et s’ouvre pour libérer les graines. Les grandes fleurs sont bleu pâle. Les graines elles-mêmes ressemblent à celles du soja par leur contenu nutritionnel et ont les mêmes usages. Cette plante est également l’une des meilleures plantes fixatrices d’azote grâce à sa symbiose racinaire avec les bactéries du sol (Rhizobium). Du fait de cette capacité à fixer l’azote de l’air, la plante ne requiert aucun engrais.

    Utilisation en cuisine : Cette plante légumineuse a été appelée le « one species supermarket » parce que pratiquement toutes ses parties sont comestibles : Les graines sont utilisées comme légume, mais les autres parties de la plante (feuilles, fleurs, et racines tubéreuses) sont également comestibles. Les jeunes gousses, qui sont la partie de la plante la plus largement consommée, peuvent être récoltées deux à trois mois après le semis. Les fleurs sont souvent utilisées pour colorer le riz et les pâtisseries. Les graines ont un goût qui évoque celui des asperges. Les jeunes feuilles peuvent être cueillies et préparées comme légumes-feuilles, à la manière de l’épinard. Les racines peuvent être préparées comme des légumes-racines, à la manière des pommes de terre, et ont un goût de noisette ; elles sont beaucoup plus riches en protéines que les pommes de terre. Les graines sèches peuvent être transformées en farine ou servir à préparer un ersatz de café. Toutes les parties du pois carré sont une source de vitamine A et d’autres vitamines. Au Cambodge, le « haricot dragon » est traditionnellement utilisé dans la composition de certaines soupes ou sauté avec du porc.

    Nos conseils de culture : Le haricot dragon bien que d’origine tropicale peu très bien être cultiver en France, en tant que plante annuelle. Afin de hâter la germination des graines, vous pouvez préalablement au semis faire tremper les graines dans de l’eau durant 12 heures. La germination ainsi que la croissance de la plante est rapide, atteignant une hauteur de quatre mètres en quelques semaines, prévoyez donc un bon support. Étant un plante tropicale, elle demande beaucoup d’eau pour sa croissance.

    Au finale, cette plante tropicale surprenante et originale, très facile de culture mérite amplement une place de choix dans votre potager. De plus, ce légume tropical vous permet d’innombrable possibilités de préparation en cuisine. Si vous souhaitez cultiver cette plante chez vous, sachez que nous proposons des graines dans notre boutique, voici le lien : https://www.alsagarden.com/fr/49-psophocarpus-tetragonolobus-haricot-ailé-graines.html