Catégorie : Bricolage et Inspirations

Comment recycler les palettes au jardin ? Comment fabriquer des sachets pour vos graines ? Comment faire un Kokedama ? Retrouvez toutes nos idées créatives et nos tutoriels bricolage au sein de cette catégorie !

  • Les bonnes associations de plantes au jardin potager !

    Les bonnes associations de plantes au jardin potager !

    L’association de certaines plantes entre elles permet d’obtenir de belles récoltes et d’avoir un beau jardin en excluant l’utilisation d’engrais chimiques et pesticides. Cette technique appelée “compagnonnage” consiste tout simplement à associer, au sein de mêmes cultures, des plantes compagnes l’une de l’autre qui peuvent s’échanger divers services comme par exemple avoir une action répulsive ou toxique sur des insectes spécifiques. Le compagnonnage était pratiqué principalement avant l’invention des pesticides chimiques, mais il est à nouveau utilisé depuis quelques années dans le cadre notamment de la permaculture et du jardinage biologique.

    Les bonnes associations de plantes au jardin !
    La diversité, la promesse d’un jardin potager bien équilibré !

    La biodiversité : L’assurance santé de votre jardin potager !

    Plus la diversité de légumes, de plantes aromatiques, de fleurs et de plantes à fruits est importante dans le potager, plus les risques de maladies et de présence de ravageurs diminuent. Cependant, dans le potager, on veillera également à ne pas cultiver côte à côte certaines plantes du même genre. C’est le cas par exemple de la pomme de terre et de aubergine qui risquent de se faire concurrence en recherchant les mêmes éléments dans le sol et en devenant une cible facile pour les mêmes maladies cryptogamiques et les mêmes insectes prédateurs.

    Pour associer les plantes avec bon sens, il faut savoir que certaines plantes sont consommés par des parasites et les empoisonnent. D’autres, comme les plantes aromatiques, diffusent des odeurs masquant l’odeur des plantes appréciées par les parasites et les rendent ainsi introuvables. D’autres encore, comme la moutarde ou la grande capucine, servent d’appâts ou de leurres aux insectes afin de les éloigner des plantes cultivées (en boutique : Fleurs anti-limaces, Fleurs anti-pucerons, Fleurs anti-doryphores).

    Les bonnes associations de plantes au jardin !
    Association de plants de tomates avec des œillets !

    Des plantes répulsives contres les ravageurs !

    Certaines plantes émettent des parfums qui peuvent soit attirer les pollinisateurs par exemple soit repousser des parasites. Voici quelques exemples de mariage écologique au potager et au verger qui vous éviteront bien des problèmes au courant de la saison :

    • L’aneth, le fenouil éloignent les pucerons, les araignées rouges et les teignes du poireau.
    • La rue officinale repousse les pucerons.
    • La ciboulette éloigne les insectes des arbres fruitiers et les protège de la tavelure.
    • Les radis éloignent les mineuses des vignes.
    • La carotte chasse la teigne du poireau.
    • L’armoise commune est un répulsif éloignant souris, rongeurs, escargots et limaces.
    • La menthe et la lavande sont un excellent répulsif contre les fourmis et les pucerons.
    • Le cerfeuil éloigne les limaces (c’est aussi le cas de la bourrache officinale).
    • Le sureau et l’euphorbe épurge permet d’éloigner les taupes.
    • Le basilic protège contre l’apparition du mildiou du concombre et attire les pollinisateurs.
    • L’odeur de la tomate repousse la piéride du chou.
    • L’ail ou l’oignon planté aux pieds des pêchers permet de les protéger contre la cloque.
    • Le poireau et l’oignon chassent la mouche de la carotte.

    Marre du désherbage ? Cultivez des “plantes herbicides” !

    La pousse de plantes adventices (“mauvaises herbes”) peut également être prévenue par l’effet allélopathique de certaines plantes (qui émettent des substances biochimiques dans le milieu, empêchant ou limitant la pousse de certaines familles d’adventices), c’est le cas par exemple des racines de l’absinthe (Artemisia absinthium) inhibent la croissance des mauvaises herbes. La pomme de terre et la tomate plantées en forte densité permet même de venir à bout du liseron.

    Les bonnes associations de plantes au jardin !
    L’absinthe (Artemisia absinthium), une plante répulsive et “herbicide” !

    Si vous souhaitez en savoir plus sur le compagnonnage et les associations bénéfiques entres les plantes, je vous conseille vivement la lecture de l’ouvrage de Claude Bureaux : Les bonnes associations de plantes, aux éditions Ulmer !


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  • Planter les épluchures et restes de légumes pour les faire repousser !

    Planter les épluchures et restes de légumes pour les faire repousser !

    Chaque année, plusieurs millions de tonnes de gaspillage alimentaire sont générés, et seulement 3 % de ce gâchis est détourné vers le compostage. Les déchets alimentaires sont vite expédiés aux ordures, or il existe de nombreux légumes et fruits capables de se re-développer grâce à leurs propres restes. En effet, faire repousser des légumes à partir de leurs épluchures ou restes peut sembler étonnant voire même surréaliste, pourtant c’est toute à fait possible ! De plus, cette astuce écolo, vous permettra aussi d’alléger sensiblement votre portefeuille.

    Planter les épluchures et restes de légumes pour les faire repousser ! (1)

    La laitue romaine : Coupez la partie de la laitue que vous comptez utiliser et laissez à peu près 5 cm à partir de la base de la plante. Le cœur de la laitue peut maintenant être mis dans l’eau et de nouvelles feuilles apparaitront. Les feuilles extérieures mourront et devront donc être retirées. Vous pouvez également planter vos cœurs de laitue directement dans votre potager pour les cultiver.

    • L’oignon : C’est un autre légume facilement cultivable à partir de ses restes. Sans l’éplucher, coupez simplement la racine de l’oignon puis plantez cette partie en terre à très faible profondeur. L’oignon repoussera en quelques semaines. Lorsque sa tige devient jaune, l’oignon est prêt à être récolté.

    La carotte : Il n’est pas possible de cultiver des carottes à partir de restes de carottes, par contre vous pouvez faire pousser les feuilles de carottes. Ces feuilles sont comestibles et peuvent également former une belle plante. Coupez la carotte en laissant 5 cm entre la base et les feuilles. Il suffit de garder l’extrémité avec la fane et plonger la partie orange dans un récipient peu profond d’eau. Les fanes vont continuer de pousser et la carotte sera prête à être replantée.

    Planter les épluchures et restes de légumes pour les faire repousser ! (2)

    • La pomme de terre (ou Topinambour) : Lorsque les pommes de terre commencent à germer, notre premier réflex est de les jeter. Or, ces germes peuvent justement vous servir à cultiver vos propres pommes de terre. Pour cela, coupez vos pommes de terre en deux ou trois morceaux avec quelques germes sur chaque partie. Puis plantez ces morceaux dans un terreau humide, arrosez régulièrement et bientôt de nouvelles pommes de terre pousseront. Les restes de topinambour sont très vivaces et redonnent vie à la plante très rapidement. Il suffit de les repiquer comme pour la pomme de terre.

    Le poireau : L’idée est de repartir de ce qui devrait normalement finir au vide ordures : la partie blanche « racineuse ». En positionnant la racine dans un récipient en verre avec un fond d’eau et une bonne luminosité, la partie verte devrait recommencer à pousser. Veiller à changer l’eau au moins 2 fois par semaine.

    • Le gingembre : Plantez votre reste de gingembre avec les bourgeons face vers le haut dans du terreau humide. Le gingembre est une plante tropicale préférant des conditions humides, mais devrait s’épanouir pleinement également dans votre maison. Les premiers bourgeons de la reprise apparaitront et les racines se propageront. Après 4 mois, vous pourrez effectuer vos premières récoltes à partir de la racine. Recouvrez la racine une fois avoir pris le nécessaire.

    L’Ananas : Avec beaucoup de patience et un climat propice vous pourrez cultiver votre propre ananas. Pour cela, coupez le haut du fruit laissant 0.7 cm du fruit puis retirez le contenu. Laissez le « chapeau » sécher pendant quelques jours puis insérez-le dans un terreau humide et arrosez régulièrement. Si votre plante est exposée à un climat chaud et humide, vos premiers ananas apparaitront dans l’espace de deux ans. En attendant vous aurez tout de même une belle plante tropicale.

    Planter les épluchures et restes de légumes pour les faire repousser !

    • Les champignons : Bien que difficiles à cultiver, il est néanmoins possible de faire pousser ses champignons grâce aux restes. Pour cela ôtez la tête du champignon et plantez la tige dans la terre laissant le haut au dessus de la surface de la terre. Une nouvelle tête de champignon apparaitra si le champignon est cultivé dans en endroit à l’abri du soleil et dans un substrat humide.

    Si vous avez d’autres idées, si vous connaissez d’autres légumes ou fruits capables de repousser à partir de leurs restes, vos commentaires sont bien entendu les bienvenus ! [divider]

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  • Tomates et patates sur une même plante !

    Tomates et patates sur une même plante !

    Connaissez-vous la “Pomate” ? Il s’agit d’un croisement naturel et sans OGM entre un plant de tomate et un plant de pomme de terre. En effet, la tomate (Solanum lycopersicum) ainsi que la pomme de terre (Solanum tuberosum) sont deux plantes de la même famille, les Solanacées. Il est donc tout à fait possible de créer un plant ou patates et tomates font racine commune !

    Malgré ses allures de Frankenstein végétal, cette plante n’est pas du tout un organisme génétiquement modifié, mais bien au contraire est issue d’un procédé entièrement naturel presque aussi vieux que le monde, le greffage. Par ailleurs, cette technique n’est pas vraiment nouvelle puisque elle était déjà connue et mise en œuvre au XIXe siècle.

    Tomates et patates sur une même plante
    Cette plante étonnante est issue d’un procédé entièrement naturel !

    La fusion de la tomate et de la patate en 5 étapes :

    1.) Le choix du porte-greffe : Prenez une belle pomme de terre germée de votre variété préféré. Enlevez tous les germes sauf un, le plus beau et le plus gros évidemment !

    2.) La sélection du greffon : Prélevez ensuite un gourmand sur un plant de tomate, d’une longueur d’environ 10-12 cm. Il est préférable le prélever sur un plant de tomate cerise car naturellement la pomme de terre produit de petites baies, il sera donc plus facile pour la plante d’obtenir des tomates d’envergure plus modeste qu’une grosse ‘Cœur de Bœuf’ par exemple.

    3.) Le greffage : Pour ce faire, coupez simplement de biais la base du gourmand de tomate et de biais la partie haute du germe de pomme de terre à l’aide d’un greffoir bien tranchant. Faites coïncider les deux parties en les maintenant par une petite pince spéciale de greffage. Si vous n’avez pas de pince, utilisez un morceau de scotch. Procéder de manière délicate en évitant d’écraser les tiges entre les doigts.

    4.) La plantation du “monstre” : Plantez maintenant cette nouvelle plante dans votre potager, en veillant à ne pas enterrer le point de greffe pour l’instant. Le point de greffe doit d’abord former un petit bourrelet.

    5.) Buttage de la plante : Au bout de quinze jours environ, quand la cicatrisation sera bien formé, vous pourrez alors butter la tige en ramenant la terre tout autour de son pied de façon à ce que le point de greffe soit enterré de quelques centimètres.

    Tomates et patates sur une même plante !
    Le point de greffe entre la tomate et de la patate !

    Bien que ce type de greffage soit utilisé par les professionnelles de l’horticulture depuis le XIXe siècle, la société Thompson & Morgan est la première à produire et commercialisée la “Tomtato” (contraction des termes anglais tomato et potato) à grande échelle au Royaume-Uni depuis l’année dernière.

    Grâce à notre article qui vous donne les clés indispensables de la technique, vous pouvez vous adonner à de nombreux autres tests ! Pourquoi ne pas faire un mix entre la tomate et une autre solanacée telle que le piment ou encore l’aubergine, par exemple ? Ou même entre deux Cucurbitacées, comme le melon et la courgette ? Bref, les possibilités sont nombreuses…a vos expériences ! Je vous invite à découvrir pleins d’autres plantes potagères incroyables en cliquant ici : Légumes et plantes potagères insolites !

  • Les secrets de la Mertensia maritima, du semis à la dégustation !

    Les secrets de la Mertensia maritima, du semis à la dégustation !

    La Mertensia maritima, cette plante comestible au gout d’huitre très prisée des grands chefs étoilés possède bien des secrets. Dès la mise en bouche, les qualités gustatives et la ressemblance avec le mollusque sont frappantes ! Mais comment cultiver cette plante gastronomique dans son jardin ? Comment semer les graines de Mertensia maritima ? Comment déguster cette plante savoureuse ? Dans cet article, on vous dit tout sur la Mertensia maritima, depuis le semis jusqu’à la dégustation !

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    La Mertensia maritima, la fameuse plante comestible au gout d’huitre – Photo : Alsagarden.com

    Comment semer les graines de Mertensia maritima ?

    Si vous souhaitez cultiver la Mertensia maritima à partir de graines, deux méthodes de semis s’offrent à vous, l’une naturelle inspirée du cycle naturel de la plante et la seconde dite « artificielle » qui nécessite une stratification à froid afin de lever la dormance. Cette stratification étant destinée à imiter artificiellement une vernalisation.

    • Méthode de semis naturelle : Celle-ci consiste simplement à semer les graines directement à l’extérieur en pleine terre ou en pot durant la période automnale, la germination des graines de Mertensia maritima interviendra dès le printemps.
    • Méthode de semis artificielle : Semis de printemps vers le mois d’avril-mai en ayant pris soin préalablement de conserver les graines au froid. Pour cela rien de plus simple, placer simplement les graines dans le bac à légumes de réfrigérateur durant 3 à 6 semaines.

    Dans les deux méthodes ci-dessus, il est aussi important de semer les graines de Mertensia maritima de manière à peine les recouvrir, dans un substrat léger et drainant, un mélange composé de 50% de terreau et 50 % de sable est idéal. La température doit être de l’ordre de 15-20°C. Le substrat doit rester légèrement humide durant cette période et le semis doit être exposé à la lumière. Dans ces conditions, la germination des graines de la Mertensia maritima intervient entre 7 à 20 jours.

    mertensia maritima semis graines
    Jeunes pousses de Mertensia maritima, quelques jours après la germination des graines. Photo : Alsagarden.com

    Comment bien réussir la culture de la Mertensia maritima dans son jardin ?

    La Mertensia maritima peut se cultiver sans problème en pot ou en pleine terre dans le jardin, c’est une plante parfaitement rustique. En effet, c’est une plante très rustique qui peut supporter des températures minimales très basse (jusqu’à -25°C voire d’avantage), ce qui fait qu’elle s’adapte à tous les climats de nos régions. La preuve en est que les conditions extrêmes ne lui font pas peur, puisque en plus d’être originaire du littoral européen, elle est aussi présente naturellement en Islande, au Danemark, en Suède, au Canada et même en Sibérie !

    La Mertensia maritima apprécie les endroits lumineux ou mi-ombragée. Le substrat doit être assez drainant, riche et sableux. Ainsi un mélange moitié terreau et moitié sable est idéal. Pendant les mois plus froids de l’année, durant la période hivernale, la partie aérienne de la plante peut sécher entièrement, pour repousser au printemps de l’année suivante. Au niveau de l’arrosage, la Mertensia maritima nécessite un apport régulier d’eau sauf pendant la période de repos végétatif. Durant la période estivale, on peut intensifier les arrosages afin de permettre une croissance optimale, en évitant toutefois de laisser le substrat trempé d’eau, car l’eau stagnante peut rapidement lui être fatale. Attention en pleine terre la limace, comme tout bon gastronome qui se respecte est particulièrement friande de son feuillage, il est donc conseiller de placer un paillage au pied des plants. La Mertensia maritima peut également être sujette aux attaques de pucerons verts, pour les éloigner placer des végétaux répulsifs à proximité. Il est aussi possible de cultiver la plante en pot afin de limiter l’impact des gastéropodes sur vos feuilles de Mertensia maritima.

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    La Mertensia maritima, la fameuse plante comestible au gout d’huitre – Photo : Alsagarden.com

    Comment utiliser la Mertensia maritima en cuisine ?

    Depuis des siècles, les feuilles, les fleurs et les rhizomes de la plante étaient traditionnellement consommés par les Amérindiens ainsi que les Inuits. Riche en zinc, manganèse, potassium et fer, les feuilles de Mertensia maritima sont aujourd’hui utilisées en cuisine souvent en association avec des plats de poissons. Elle se consomme aussi sous forme d’amuse-bouches ou encore sous forme de mousse afin d’accompagner des fruits de mer.

    Ainsi, la Mertensia maritima peut être mangée crue, légèrement cuite ou conservée dans du vinaigre comme les salicornes. Il suffit d’une ou deux feuilles de cette « huître potagère » pour aromatiser un plat. Après la cueillette, afin de conserver les feuilles de la plante durant quelques jours, placer les dans un contenant de préférence hermétique et placer le dans le réfrigérateur à une température de 4-5°C. Les petites fleurs bleu-mauve qui apparaissent en été sont également comestibles et agrément avec subtilité vos salades estivales.

    Mertensia maritima, osterleaf, feuilles
    Les feuilles et les fleurs de la Mertensia maritima sont parfaitement comestible. Photo : Alsagarden.com

    Si vous souhaitez en savoir plus sur cette plante étonnante ou si vous souhaitez cultiver ce végétal chez vous, sachez que des graines ainsi que des plants sont disponibles à la vente dans la jardinerie en ligne Alsagarden, cliquez ici : Acheter graines et plants de Mertensia maritima !


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  • Purin d’orties, la recette de la potion magique !

    Purin d’orties, la recette de la potion magique !

    Bien plus qu’une simple “mauvaise herbe”, l’ortie dioïque (Urtica dioica) est une plante herbacée particulièrement redoutée en raison des brûlures qu’elle provoque. Mais cette mal-aimée n’est pourtant pas dénuée d’intérêts. Les jardiniers détenteurs du savoir faire et de la recette de la potion magique le savent bien, une fois transformer en purin, elle peut être utilisée au jardin à de multiples fins !

    Une plante mal-aimée, mais pas dénuée d’intérêts !

    Outres ses nombreux usages alimentaires, industriels ou encore médicinaux, l’ortie transformée en purin constitue également :

    • Un excellent engrais pour le potager et les plantes du jardin. En effet, riche en azote, fer, potasse et oligo-éléments, le purin d’ortie constitue un bon fortifiant pour les plantes et stimule la croissance et la résistance naturelle contre les ennemis et les maladies.
    • Un très bon fongicide naturelle : Le purin d’ortie est en effet un très bon fongicide. Il permet de lutter contre des maladies comme le mildiou par exemple.
    • Un insecticide naturel et efficace : Il débarrasse des insectes sans les tuer mais en les repoussant. Le purin d’ortie est notamment très efficace contre les pucerons.
    • Un activateur de composte : De part sa composition et ses propriétés, le purin d’ortie permet d’accélérer la dégradation des matières organiques par l’activité biologique au sein de celui-ci.

    De plus l’usage du purin d’orties évitera d’utiliser des produits chimiques bien souvent nuisibles à l’environnement tout en gardant une grande efficacité.

    purin orties
    Le purin d’orties à la fois engrais, fongicide et activateur de compost !

    La recette traditionnelle et 100% naturelle du Purin d’orties !

    La recette du purin d’orties est à la fois une recette traditionnelle et 100% naturelle qui à le mérite de traiter vos plantes de manière écologique mais aussi bien moins onéreuse que tous les produits phytosanitaires que l’on trouve dans le commerce.

    La recette du purin d’orties est très simple à réaliser, en voici les différentes étapes :

    • 1. Cueillez les orties en sélectionnant uniquement les jeunes plantes qui ne sont pas encore montés en graines. Mettez-les dans un bac ou dans un seau en plastique (évitez absolument le métal).
    • 2. Mélangez ensuite les orties récolter avec de l’eau, en respectant la dose de 1 kilogramme de feuilles d’orties pour environ 10 litres d’eau.
    • 3. Laissez macérer le tout durant 7 à 14 jours en remuant tous les deux jours environ. Astuce, si vous souhaitez accélérer le temps de fermentation, hacher préalablement les orties.
    • 4. Filtrez ensuite la solution de purin d’orties : Il ne faut récupérer que le mélange et se débarrasser des résidus végétaux de la solution.
    • 5. Votre purin d’ortie est prêt : En tant qu’activateur de composte, aucune dilution n’est à faire. Par contre pour arroser les plantes veillez bien à le diluer à raison d’un litre de purin pour 10 litres d’eau. En ce qui concerne l’utilisation en tant qu’insecticide ou fongicide, diluez également à 10%, c’est à dire un litre de purin pour 10 litres d’eau.

    Attention : Ne faites pas une utilisation du purin d’orties avec des concentrations trop élevées. Cela pourrait avoir un effet contraire à celui recherché !

    L'Ortie, une herbe pas si mauvaise !  (1)
    L’ortie dioïque (Urtica dioica) – Photo : www.alsagarden.com

    Le saviez-vous ? La cueillette des orties sans gants est tout à fait possible à condition de choisir les feuilles les plus jeunes et de déplacer la main de la tige vers l’extrémité des feuilles.

    Si vous n’avez pas d’orties dans votre jardin, promenez vous un peu à la campagne, vous en trouverez certainement ! Sinon, vous pouvez toujours en acheter sous forme de farine : Farine d’ortie (Engrais naturel Biotop). Sachez également que nous proposons des graines d’ortie dans notre boutique, cliquez-ici ! N’hésitez pas également à nous laisser des commentaires sur vos expériences dans la préparation, l’utilisation ou encore sur l’efficacité du purin d’ortie !


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  • Arroser les plantes pendant les vacances ! Astuces…

    Arroser les plantes pendant les vacances ! Astuces…

    Vous vous apprêtez à partir en vacances, mais un problème se pose : Comment être sûre que vos plantes qu’elles soient dans la maison, sur votre balcon, ou dans le jardin résisteront pendant votre absence ? Voici quelques astuces simples, faciles et économiques répondant à cette problématique afin de vous assurez que vos plantes à votre retour seront aussi belles que lors de votre départ !

    L’éclairage et l’arrosage, deux paramètres majeurs pour vos plantes !

    Au moment de partir, le premier réflexe est comme tout le monde de fermer les volets ou stores des fenêtres. Mais ce premier point peut s’avérer fatal pour vos plantes. L’été est une période de croissance intense pour les plantes, selon les espèces elles ont plus ou moins besoin d’un apport en lumière. Il est donc indispensable de les placer à proximité d’une source de lumière, par exemple un velux ou dans une pièce bénéficiant de petites fenêtres sans volets. Attention tout de même à ne pas exposer les plantes derrière une baie vitrée ou une fenêtre qui laisse entrer trop de soleil. Il existe un risque de déshydratation…en effet la plante respire et transpire comme l’être humain. Si elle transpire trop, elle perd son potentiel d’eau !

    Vous partez en vacances Comment arroser vos plantes 2
    La technique de la bouteille, une réserve d’eau pour vos plantes !

    Comment assurer l’arrosage des plantes durant votre absence ?

    En ce qui concerne l’arrosage, il existe différentes solutions plus ou moins artisanales, ou issus du système D afin de permettre à vos plantes de pouvoir boire quand elles en ont besoin !

    • La technique de la bouteille : Une astuce simple est d’utiliser une bouteille d’eau minérale. Une fois renversée et percée d’un petit trou au niveau du bouchon, cette dernière fournira à votre plante une alimentation en eau faible mais continue.  Il est aussi d’usage de mettre sous sa plante une soucoupe volumineuse, pour  mettre une bonne réserve d’eau. Technique aussi bien valable pour les plantes d’intérieur que pour celles qui sont en pots à l’extérieur.
    • Mettre ses plantes dans sa baignoire : Dans le fond de votre baignoire, laissez couler quelques centimètres d’eau (2 ou 3, pas plus), et installez-y plusieurs serviettes. Les tissus vont s’imprégner d’eau, vous pourrez ensuite disposez vos plantes sur ce tapis humide afin qu’elles puissent y puiser l’eau dont elles ont besoin. En effet, l’eau va remonter par capillarité jusqu’aux racines de la plante. Attention, ne laissez jamais tremper les racines directement dans l’eau, les excès d’eau sont souvent fatals aux plantes d’intérieur.
    • La méthode de la laine imbibé : Remplissez un récipient avec de l’eau et placez-le en hauteur à côté de vos plantes, par exemple sur une chaise pour des plantes posées au sol. Pour chacune, découpez un morceau de laine suffisamment long pour relier le récipient d’eau au pot de la plante. Coincez l’une des extrémités dans le fond du seau, avec une pierre par exemple, et l’autre au cœur du substrat de la plante. Par capillarité, votre plante récupèrera toute l’eau dont elle a besoin. Cette méthode peut également fonctionner en remplaçant la laine par une longue mèche de coton.
    • A l’ombre dans le jardin : N’oubliez pas que si vous disposez d’un jardin, la meilleure solution est sans doute de placer les plantes d’intérieur à l’extérieur dans un coin frais et ombragé !
    • Le paillage (ou Mulch) au jardin : Dans les massifs et dans le potager, couvrez d’un bon paillage végétal. Grâce à cette couverture, le sol reste plus longtemps humide. En évitant que la température ne monte trop au niveau du sol, le paillage limite l’évaporation. De plus, il limite la pousse des plantes adventices !
    • La technique du bon voisin : N’oublions pas cette méthode, simple et sympathique…donner vos clés à un voisin de confiance pour qu’il vérifie, entretienne et arrose vos plantes. Et puis par la même occasion, il jettera un œil pour vérifier que tout va bien dans votre maison.

    Et vous, quels sont vos trucs et astuces pour permettre à vos plantes de subsister jusqu’à votre retour de vacances ? N’hésitez pas à laisser un commentaire afin de compléter cet article ! Et pour ceux qui ne sont pas adeptes des “systèmes D”, sachez que nous proposons en boutique des cônes irrigateurs, cliquez-ici : Cône irrigateur pour plantes “Froggy” (Réserve d’eau).


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  • Euphorbia lathyris : Une plante anti-taupe !?

    Euphorbia lathyris : Une plante anti-taupe !?

    C’est bien connu, les taupes agacent les jardiniers, mais avant de chasser toutes vos taupes du jardin, sachez que ce ne sont pas des animaux nuisibles, loin de là ! Ce ne sont pas des rongeurs, elles ne mangent ni graines, ni racines, juste des insectes et des vers, y compris des insectes ravageurs et nuisibles au jardin. De plus, les galeries de taupes permettent de maintenir la bonne santé des sols et des plantes en surface car elles aèrent la terre, la rendant plus meuble et plus perméable à la pluie. Mieux encore, les taupinières fournissent au jardinier une terre finement travaillée, idéale pour faire des semis. Toutefois, il est aussi compréhensible qu’un jardinier soit un peu agacé contre les taupes et leurs monticules de terre ! Pour ceux-là, nous proposons dans cet article une solution toute simple et naturelle pour chasser les taupes, sans les tuer bien entendu ! Cette solution s’appelle Euphorbia lathyris, une plante répulsive…

    Une plante “très originale” mais aussi “utilitaire au jardin” !

    L’épurge (Euphorbia lathyris) est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Euphorbiacées, assez commune en Europe depuis très longtemps, on en trouvait autrefois dans tous les jardins ! Très originale avec ses grandes tiges présentant de belles feuilles lancéolées bien régulières aux reflets bleutés, c’est aussi une plante utilitaire au jardin puisque on l’utilise pour chasser les taupes, ce qui explique ses différentes appellations (herbe à taupe, chasse-taupes…). Cette plante bisannuelle au port particulier peut atteindre une hauteur comprise entre 30 et 150 cm. Les feuilles, d’un vert bleuté sont sessiles, allongées, se rétrécissant vers leur extrémité terminée par une petite pointe. Les fleurs qui sont en réalité de petites inflorescences condensées apparaissent entre le mois de juin et de juillet.

    taupinière
    Les taupinières fournissent au jardinier une terre finement travaillée, idéale pour faire des semis !

    Une fausse réputation ? Ou plutôt une mauvaise utilisation !

    Cette plante jouie d’une réputation déjà ancienne en ce qui concerne sont pouvoir répulsif contre les taupes ! Malgré tout, la plante elle-même ne possède pas le pouvoir de chasser les taupes, mais uniquement le latex contenu dans la plante. En effet, la réputation donnée à cette plante doit être attribuée aux branches cassées que l’on introduit dans les galeries de la taupe (ou de campagnol), c’est le latex corrosif qui abime le nez de la taupe et non pas la plante proprement dit. On peut également réaliser un extrait fermenté de l’Euphorbia lathyris et arroser dans les galeries, son effet lui est véritablement répulsif !

    Comment semer et cultiver l’Euphorbia lathyris dans son jardin ?

    En ce qui concerne le semis : Il peut être effectué soit sous abri au printemps ou à l’automne. Pour sa culture, cette plante peu exigeante, ne demande pas d’entretien particulier si ce n’est de toujours maintenir la terre drainée à son pied. Elle apprécie particulièrement les expositions ensoleillées ou mi-ombragées. Elle est parfaitement rustique et cela au moins jusqu’à -20°C. L’herbe à taupe a tendance a se ressemer spontanément et peut même devenir relativement envahissante au jardin, il est donc important de gérer sa progression en récoltant les graines. Attention lors de la manipulation de la plante car toutes ses parties sont toxiques. Le contact du latex avec la peau peut également crée une irritation assez rapide et persistante.


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  • Lutte et traitements biologiques contre l’oïdium !

    Lutte et traitements biologiques contre l’oïdium !

    L’oïdium, c’est le nom donné à certains champignons appartenant à la famille des Erysiphacées. L’oïdium est une maladie cryptogamique également appelée maladie du blanc car son attaque commence par l’apparition d’un feutrage (poudre), blanc à blanc-grisâtre, d’aspect farineux à la surface des feuilles, des tiges et parfois même des fleurs ou des fruits. L’oïdium peut aussi provoquer une déformation des feuilles, qui se gondolent et se boursouflent. Le champignon se multiplie préférentiellement sur les organes jeunes (feuilles), qu’il envahit et déforme.

    Comment et pourquoi l’oïdium se développe t-il ?

    Contrairement à d’autres groupes de champignons (tavelure, mildiou, rouilles, etc.), il peut proliférer par temps relativement sec, sous réserve d’un taux d’humidité de 70 à 80 %. C’est souvent vers le mois d’avril et mai qu’il commence ses ravages, favorisé par l’humidité encore bien présente et l’arrivée de la chaleur. Les écarts de température importants entre la nuit et le jour constituent également des facteurs favorisant l’apparition de ce champignon qui menace grand nombre de cultures, aussi bien au jardin d’ornement qu’au verger ou au potager !

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    Le Goji (Lycium barbarum) est très sensible à l’oïdium !

    Quels sont les moyens de lutte et les traitements bio contre l’oïdium ?

    Il est tout d’abord recommandé de traiter l’oïdium de manière préventive pour cela il faut respecter un espacement suffisant entre les plants. Ne pas arroser le feuillage des plantes lorsqu’il fait chaud et nettoyages réguliers autour des plantations afin de ne pas favoriser le maintien d’humidité. Si la maladie venait  à apparaitre, il est vivement conseillé de supprimer rapidement les parties ou les sujets atteints afin d’éviter la propagation.

    Voici les différents traitements possibles et à votre disposition pour lutter contre cette maladie cryptogamique particulièrement néfaste pour les cultures : 

    -Traitement à la décoction de racines : En effet, la décoction de racines d’ortie ou encore d’oseille a un effet spectaculaire, il suffit de faire tremper dans un litre d’eau, 100 g de racines pendant 24h. Laissez frémir 30 minutes et utiliser la solution pure sans dilution.

    -Traitement au bicarbonate de soude : En raison de son ph basique, le bicarbonate de soude empêche la formation des spores des champignons responsables de la maladie. Dissoudre 5 g (1 cuillère à café) de bicarbonate de soude par litre d’eau et ajouter 1 cuillère à café de savon de Marseille liquide, de lait, ou d’huile horticole ou alimentaire afin que la solution s’accroche aux feuilles. Pulvériser cette solution sous et sur les feuilles et renouveler après toute grosse pluie. L’utilisation du bicarbonate est tolérée en Agriculture Biologique.

    -Traitement au lait : Une vaporisation régulière du feuillage avec un mélange d’eau et de lait écrémé permet d’éradiquer l’oïdium. Mélangez 1/2 litre de lait à 4,5 litres d’eau et pulvérisez toutes les semaines jusqu’à disparition totale ! De plus, cette pulvérisation renforcerait les défenses immunitaires de la plante. Utiliser de préférence un lait écrémé ou demi-écrémé pour éviter les odeurs de décomposition des graisses du lait. L’action du lait sur l’oïdium s’expliquerait par ses propriétés antifongiques naturelles. Attention à ne pas surdoser le lait sinon d’autres types de champignons se développeraient !

    -Traitement au soufre : Employé depuis un siècle et demi sur la vigne, le soufre est un produit reconnu par l’agriculture biologique. Il agit également sur d’autres champignons ou acariens. Du fait qu’il est totalement biodégradable, il peut être utilisé très prêt de la récolte. Il est conseillé de l’appliquer par des températures comprises entre 10 et 20 °C et de préférence hors soleil (comme tout traitement à pulvériser sur les feuilles), le soir par exemple, pour éviter les brûlures du feuillage. Généralement appliqué en pulvérisation, il forme un dépôt blanc sur les feuilles. Pour un arbre en pot, on peut mettre un petit récipient avec une solution de soufre au pied de l’arbre et les vapeurs de soufre empêchent le développement de l’oïdium. Le soufre s’achète sous forme de « poudre à mouiller » que l’on dilue donc dans l’eau selon les doses indiquées sur l’emballage ; respectez strictement les dosages !

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    La prêle contre l’oïdium !

    L’utilisation de purin de prêles, contenant de la silice, ou une infusion d’ail additionnée de lait permettent également de supprimer l’oïdium tout en préservant l’environnement et la fertilité du sol. À utiliser dès l’apparition des premiers symptômes. En savoir plus sur cette méthode, lisez notre article sur le sujet : Maladies cryptogamiques, pensez à la prêle !

    Et vous, comment faites vous pour lutter contre l’oïdium ? Connaissez-vous d’autres traitements et techniques ? Avez-vous des astuces ? N’hésitez pas à laisser un commentaire !


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  • Fourmis, vrai faux ennemis ! Pucerons, trublions !

    Fourmis, vrai faux ennemis ! Pucerons, trublions !

    Vous l’avez sans doute remarqué : qui dit fourmis dit pucerons ! Avant de vouloir éradiquer les fourmis à tout-va, il est nécessaire de s’intéresser à cette complicité entre fourmis et pucerons. Explications : Les pucerons vivent sur des plantes et, pour se nourrir, ils en sucent la sève. Ils vont ainsi fabriquer une substance liquide se nommant le miellat. Les fourmis sont friandes du miellat produit par les pucerons. Si les fourmis prennent soin des pucerons, c’est donc tout simplement parce qu’elles en font l’élevage pour récupérer ce miellat. Elles viennent se positionner à coté du petit insectes et avec leurs antennes, elles frottent le dos de ce dernier jusqu’à ce qu’une goutte de ce miellat sorte du puceron. On dit alors que les fourmis traient les pucerons. Elles élèvent ces derniers et en échange de la nourriture, elles leur assurent la sécurité contre leurs prédateurs.

    On en arrive donc à la conclusion que les fourmis ne sont pas directement un problème pour les plantes. Elles ne s’y intéressent même pas ! Ce qu’elles veulent en réalité, c’est le miellat des pucerons. Ainsi si vous ne voulez plus avoir de fourmis, il est avant tout nécessaire d’éliminer les pucerons. Et vice et versa, en évitant la prolifération des fourmis, vous évitez donc celle des pucerons puisque ce sont elles qui élèvent et protègent les pucerons.

    Mais attention, éliminer les fourmis sans comprendre leurs rôles pourrait bien engendrer des dégâts encore plus important sur les végétaux. En effet, si les fourmis n’étaient pas là pour récolter le miellat des pucerons, celui-ci tomberait sur les feuilles et les branches, ce qui profiterait au développement des champignons. Notamment la fumagine qui est une maladie cryptogamique qui en trop grande abondance réduit la photosynthèse et peut provoquer une asphyxie des feuilles, puis de la plante attaquée.

    De plus, les fourmis ont d’autres rôles bien précis dans le biotope et ne doivent en aucun cas être éliminer totalement, sous peine de voir son jardin ravagé par d’autres nuisibles, autrement plus voraces que ces petites ouvrières. En effet, les fourmis s’attaquent aux autres petites bêtes comme les chenilles, vers, larves, araignées, mouches, cloportes et cadavres d’insectes en général.

    Elles jouent également un rôle très important dans la pollinisation des plantes en transportant le pollen de fleur en fleur. Elles contribuent donc tout simplement à l’équilibre naturel de votre jardin !

    Une fourmi transportant du pollen.
    Une fourmi transportant du pollen.

    Alors attaquez-vous aux véritables perturbateurs, les pucerons !  Ce sont des insectes piqueurs et suceurs de sève qui puisent les éléments nutritifs aux végétaux, ce qui a pour conséquence une affaiblissement de la plante. Il est vrai que la plante ne meurt que très rarement d’une attaque de pucerons, mais ces petits insectes sont aussi vecteur de plusieurs autres pathologies.

    Découvrez nos conseils et astuces pour lutter de manière naturelle, biologique et efficace contre ces ravageurs du jardin. Lutte biologique, plantes répulsives et traitements naturels. Lire l’article complet : Lutter contre les pucerons, oui mais naturellement ! 

  • Les plantes anti-moustiques, des insecticides naturels !

    Les plantes anti-moustiques, des insecticides naturels !

    Insecticide et naturel sont deux mots peu compatibles. Et pourtant, il existe bel et bien des alternatives respectueuses de l’environnement et 100 % écologiques pour tenir les moustiques éloignés. La nature est bien faite, il suffit de la connaître, car en effet, on peut se passer des substances chimiques pour lutter de façon raisonnable contre les moustiques en utilisant des plantes ! Ces plantes anti-moustiques dites “insectifuges” possèdent un feuillage qui dégage une odeur permettant d’éloigner de manière efficace les insectes piqueurs comme les moustiques mais aussi les guêpes.

    “Les moustiques n’aiment pas les odeurs citronnées” !

    C’est prouvé et bien connu que les moustiques n’aiment pas les odeurs citronnées. Si l’huile essentielle de citronnelle (Cymbopogon citratus) est utilisée comme répulsif, en planter dans votre jardin, à proximité de votre terrasse sera tout aussi efficace. En effet, cette graminée doit à son odeur citronnée la capacité d’éloigner particulièrement bien les moustiques. Mais d’autres plantes qui exaltent un parfum citronné permettent de lutter contre les moustiques c’est le cas du thym citron, de la mélisse, du basilic citron, de la verveine citronnelle ou encore de l’eucalyptus.

    Le géranium odorant, l’exemple de l’Alsace !

    L’Alsace a toujours été une région marécageuse à moustiques avant la création du canal d’Alsace, qui draine maintenant les eaux du Rhin. Le meilleur anti-moustique que les Alsaciens aient trouvé, est une plante insectifuge, le fameux géranium (Pelargonium). L’odeur particulière de ses feuilles et de ses fleurs crée un véritable barrage aux moustiques et autres insectes présents dans la région.

    C’est pourquoi depuis plus de cinq siècles le géranium fleurit sur les maisons alsaciennes. D’ailleurs, le géranium au même titre que les maisons à colombages est devenu un des emblèmes de l’Alsace. Aussi appelé Pélargonium dans le jargon professionnel, le géranium se décline dans une multitude de parfums, de quoi convenir à toutes les préférences. Son odeur fortement marquée déplait fortement aux moustiques et aux guêpes. Ainsi, la plantation de cette plante dans vos balconnières ou à proximité de votre terrasse constitue une très bonne solution contre les moustiques.

    D’autres plantes répulsives et anti-moustiques !

    La cataire : Une plante anti-moustique bien connu des jardiniers. D’ailleurs, des chercheurs américains on fait des essais qui leur ont permis d’affirmer que la cataire était dix fois plus efficace que la plupart des produits chimiques présents dans les insectifuges commerciaux.

    L’absinthe : Son odeur repousse efficacement les moustiques et les guêpes. En petits bouquets séchés et disposés dans toute la maison, elle éloignera toutes sortes d’insectes de votre intérieur.

    Le tabac d’ornement : Son odeur marquée possède la particularité d’être plus forte le soir venu. De plus, la hampe florale est collante, elle peut même capturer des insectes légers comme les moucherons ou moustiques. Cette plante vivace peut se cultiver aussi bien en pot, qu’en massif.

    La lavande : Ornementale et multi-usages, si la lavande attire les insectes butineurs, son odeur très singulière déplait fortement aux guêpes et aux moustiques.

    L’armoise : Autrefois, les couturières cousaient de l’armoise citronnelle séchée dans les doublures des vêtements pour les protéger des mites. L’armoise éloigne également les moustiques.

    Le basilic : Le basilic est très répandu à travers le monde. Il possède de nombreuses vertus aromatiques et médicinales…mais le basilic est également un anti-moustiques, notamment le basilic citron.

    La sarriette : Cette plante condimentaire et aromatique est très utile au jardin car elle éloigne les pucerons mais aussi les moustiques. Elle est aussi très efficace pour soulager les piqûres d’insectes en frottant la partie douloureuse avec quelques feuilles.