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Catégorie : Bricolage et Inspirations
Comment recycler les palettes au jardin ? Comment fabriquer des sachets pour vos graines ? Comment faire un Kokedama ? Retrouvez toutes nos idées créatives et nos tutoriels bricolage au sein de cette catégorie !

Hôtel à insectes : Invitez la biodiversité au jardin !
Prendre soin des insectes du jardin est un acte à ne pas prendre à la légère lorsque l’on souhaite avoir un jardin potager, productif et en accord avec la nature. En effet, la biodiversité du jardin abrite de nombreux insectes auxiliaires qui très utiles pour lutter contre les parasites, mais aussi des insectes pollinisateurs indispensables pour obtenir de bonnes récoltes. Ainsi, fournir un abri à cette faune bénéfique, permet d’optimiser tout l’écosystème du jardin ! L’hôtel à insectes constitue ce qui se fait de mieux en matière d’hébergement pour ces auxiliaires du jardin, mais quels intérêts offre précisément un hôtel à insectes ? Et comment l’installer de manière de manière optimale ?
Principes de base de l’hôtel à insectes !
L’hôtel à insectes est une construction qui permet d’optimiser la présence, par la survie hivernale, d’insectes et d’arachnides qui sont souhaités des écosystèmes. En effet, les insectes utiles, comme les nuisibles par ailleurs, hibernent sous forme d’œufs dans les écorces des arbres ou au stade adulte dans les interstices paisibles des murets de pierres ou encore dans le bois morts ! Cependant la dégradation de leur environnement entraine une disparité dans l’offre d’abris qui sont à leur disposition. C’est dans ce contexte et pour ces différentes raisons que l’hôtel à insectes devient une nécessité dans nos jardins. Cet abri de luxe permet à chaque espèce de disposer d’un espace dédié !

Quels insectes auxiliaires y trouverons refuge ?
Une grande variété d’insectes auxiliaires peuvent se voir offrir le gîte dans les hôtels à insectes. C’est le cas des chrysopes qui se se nourrissent des pucerons, les bourdons, certaines abeilles et guêpes solitaires (comme la megachile) qui assurent la pollinisation, divers diptères notamment les syrphes dont la larve se nourrit de pucerons, et l’adulte assure la pollinisation. Les forficules (pince oreille) qui sont eux aussi de très bons auxiliaires contre les pucerons. Sont aussi présent les fameux carabes dont les larves sont de grandes dévoreuses de parasites.

Les clés du succès de l’hôtel à insectes !
Le principal critère à prendre en compte est l’emplacement et l’implantation de l’abri : de préférence au Sud à l’abri des vents dominants. Il devra être équiper d’un toit imperméable pour le protéger de la pluie, et surélevé pour le protéger de l’humidité du sol. Une armature en bois permet de rendre l’ensemble plus étanche. L’endroit choisi devra être assez calme, à l’écart des allées et venues, et de préférence à d’un massifs de fleurs sauvages ou cultivées, afin que les insectes aient un accès facile à leur nourriture et à leur terrain de jeux favoris !
Si vous souhaitez ouvrir un hôtel de luxe dans votre jardin, nul besoin de licence ou de payer de taxes…il suffit d’être bricoleur ou d’en acquérir un prêt à être installer, pour cela je vous invite à découvrir nos offres, cliquez-ici : Tout pour attirer la biodiversité au jardin ! [divider]
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Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !

L’urine au jardin, un excellent fertilisant écologique
Au cours d’une vie, chaque être humain produit environ 38.000 litres d’urine, soit l’équivalent d’un gros camion-citerne. Ce fluide qui jouit d’une très mauvaise réputation possède pourtant de multiples vertus pour votre jardin ! En effet, notre urine possède les trois plus importants nutriments dont une plante a besoin : l’azote (N), le phosphore (P), et le potassium (K). L’utilisation de l’urine comme engrais permet d’économiser de l’argent, des combustibles fossiles (largement utilisés dans la production d’engrais chimiques) et de l’eau (pas besoin de tirer la chasse d’eau) !

Une dilution est tout de même nécessaire avant utilisation ! L’urine-engrais : Mode d’emploi !
L’urine humaine est riche en éléments fertilisants, si riche qu’elle peut brûler les jeunes racines quand elle est apportée pure. Une dilution dans de l’eau est donc nécessaire; 1 volume d’urine dans 10 volumes d’eau permet d’alimenter les plantes sans prendre de risques. Vu que le pipi est stérile quand on est en bonne santé, on peut l’utiliser au potager, au jardin d’ornement, au verger et sur le balcon. Il faut cependant éviter de recycler notre urine au jardin lorsqu’on a une infection urinaire et surtout lorsqu’on est traité aux antibiotiques.
La règle d’or pour bien récolter votre urine est de la séparer des autres déchets corporels. L’urine est propre et doit être conservée telle quelle. La technique consiste tout simplement à faire pipi dans l’arrosoir ! Il existe une autre solution, investir dans un séparateur d’urine pour les toilettes. Un fois l’urine récoltée, il est important de l’utiliser fraîche sous 24 heures maximum, sous peine d’en perdre les bénéfices nutritionnels. Nous connaissons tous l’odeur de l’urine après plusieurs heures. Plus votre urine sentira, moins elle sera nutritive pour vos plantes.
A savoir que les plantes qui profiteront le plus de l’urine sont celles avec des besoins en azote les plus élevés. C’est par exemple le cas des légumes à feuilles. L’urine non diluée est trop forte pour être utilisé directement sur les plantes, mais elle peut être utilisée comme désherbant. Elle peut également être utilisée pur dans un spray l’hiver pour les arbres fruitiers, afin de décourager l’installation des maladies fongiques. La dernière utilisation de l’urine dans le jardin est comme activateur de compost. La teneur en azote dans l’urine va accélérer le processus de compostage.
Qu’en pensez vous, avez vous déjà utilisez l’urine dans votre jardin ? J’attends avec impatience vos réactions !
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Insolite : Les baskets végétales de Mr Plant !
Les « baskets végétales » sont des créations originales sorties tout droit de l’imaginaire de l’artiste Christophe Guinet, alias “Mr Plant”. Réalisées à partir de plantes et de matériaux trouvés dans la nature, ces baskets insolites ne permettent absolument pas de courir le moindre kilomètre mais nous invite cependant à la réflexion concernant la surconsommation et le marketing de notre époque !

Les baskets végétales – Source : Mr PLANT © 2014 / Just Grow it ! Une basket qui se fane, pourrit et meurt !
Entreprit au printemps 2014, le projet baptisé “Just grow it” consiste à créer des ponts improbables entre des produits marketing cultes et des compositions végétales. L’idée a surgi dans l’esprit de ce Marseillais, originaire de Paris, lors d’un voyage en Inde. “Je m’y étais rendu pour couper avec l’univers du marketing et de la communication, dans lequel je baigne au quotidien, et qui était devenu pesant”. En réaction à la surconsommation, il décide de végétaliser un objet symbolique de l’époque contemporaine. Passionné de culture urbaine, la basket s’impose naturellement. Entre ses mains, elle devient éphémère, se fane, pourrit, meurt. “L’état de nature reprend ses droits sur l’industrialisation, précise Mr Plant. C’est une invitation pour chacun d’entre nous à contempler, redécouvrir la beauté d’une simple graine, d’une herbe sauvage, la délicatesse d’une fleur ou encore l’odeur de la mousse.”

Les baskets végétales – Source : Mr PLANT © 2014 / Just Grow it ! Jusqu’à une semaine de travail pour une paire !
Chaque paire réalisée par l’artiste est composée de plantes et matériaux naturels, dénichés au gré des promenades marseillaises…des coquelicots trouvés dans la campagne Pastré, de la roche des Calanques ou encore de la mousse de l’arrière-pays varois ! Selon Mr Plant, une paire demande une journée de travail entre la cueillette, le montage et le shooting. Certains modèles, réalisés à partir d’écorce de bois notamment, nécessitent une semaine entière. Tous seront exposés dès la fin de la semaine à Marseille, à la galerie Seize (16 rue fontange, 13006 Marseille) rattachée à l’agence créative du même nom créée par l’artiste. Une visibilité que Mr Plant espère bénéfique pour revisiter d’autres objets cultes, toujours selon une conscience écologique.

Les baskets végétales – Source : Mr PLANT © 2014 / Just Grow it ! Sources : Monsieurplant.com, Seizegalerie.com, Laprovence.com.
Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !

Bien récolter ses graines au jardin et au potager
Quelle joie de pouvoir récolter les graines de nos plantes et légumes préférés pour les multiplier. Facile et économique, produire ses propres semences, c’est aussi retrouver un peu d’autonomie et préserver la biodiversité. Chaque années, nos plantes, produisent des semences souvent en quantité importante qu’il est pratique de récupérer afin de les semer la saison suivante. Quelques règles sont cependant à respecter pour réussir à coup sûr la récolte de ses graines au jardin d’ornement comme au potager, alors suivez nos conseils !
La méthode de récolte des graines !
Après leur floraison, les plantes potagères ainsi que les plantes à fleurs fructifient afin de donner des graines et ainsi permettre leur multiplication naturelle. Chaque espèce végétale ayant ses particularités, les graines ne se récoltent pas en même temps. Pour la récolte, il est important de choisir des plantes dont les graines ont atteint leur pleine maturité. Pour cela observez bien les opercules les contenant. Il vous sera facile de les reconnaître, ils doivent être bien secs et commencer à s’ouvrir d’eux-même. C’est le signe qu’à ce stade, vous ne devez plus attendre, sinon les graines seront propagées sans que vous n’ayez eu le temps de les récolter ! Procédez toujours par temps sec, en milieu de journée pour éviter que les graines soient humides et ne pourrissent une fois stockées.

Graines d’Allium après récolte. Si vous récoltez les graines de plantes à bulbes, tubercules ou rhizomes, il faut savoir qu’elles ne donneront de fleurs et de fruits qu’après plusieurs années de patience. Les plantes annuelles seront elles semer dès le printemps pour une floraison dès l’été suivant ! Attention, les variétés hybrides portant la mention F1 ne peuvent être multipliées par semis, elles ont une germination très aléatoire. Vous n’obtiendrez que des graines qui donneront des plantes aux caractéristiques « défectueuses ». Au vu de l’érosion toujours croissante de la biodiversité cultivée par l’abandon des variétés traditionnelles au profit des variétés hybrides, sachez que la jardinerie en ligne Alsagarden se démarque en proposant uniquement aux jardiniers amateurs des semences « naturelles », reproductible d’année en année.
Un stockage dans les règle de l’art !
Avant de stocker vos graines veillez à ce qu’elles soient bien sèches. Laissez-les sécher à l’air pendant une bonne semaine, dans un endroit sec et à l’ombre. Nettoyez également les graines en supprimant tous les éléments inutiles et impuretés par exemple les fruits secs devront être débarrassés de leur enveloppe. La manière la plus simple de les conditionner et de les conserver est l’emploi de sachets en papier sur lesquelles vous prendrez soin de noter chaque nom et date de récolte au fur et à mesure de l’ensachage. Attention aux contenants en plastique qui, s’ils sont trop hermétiques et que vos graines ne sont pas parfaitement sèches, risquent de faire pourrir la récolte.
Une fois bien installées dans leurs contenants individuels les graines seront stockées dans un endroit frais et obscur, hors gel et à l’abri de l’humidité où elles attendront la saison suivante pour être semées. A savoir que pour une durée de conservation supérieure à une année, vous pouvez aussi conserver vos graines au réfrigérateur (plus la température est fraîche, plus les graines restent vivantes longtemps), cela permet aussi pour tuer par le froid tous les organismes potentiellement nuisibles. Dans ce cas, veillez à les placer dans un récipient hermétique (boîte en métal ou en plastique alimentaire), pour les protéger de l’humidité du réfrigérateur.
Stockées dans de bonnes conditions, la plupart des graines de fleurs et de légumes peuvent se conserver plusieurs années. A titre d’exemple : les graines de tomate, haricot, physalis possèdent une durée germinative de plus de 3 ans. Les graines de laitue, de bourrache, de basilic, et de persil peuvent être semer entre 5 et 8 ans après la récolte de leurs graines (pour en savoir plus, consultez le tableau de la durée de conservation des graines potagères). Enfin pour bien réussir le semis de vos propres graines, n’oubliez pas de bien respecter les dates de semis concernant chaque espèces. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à nous contacter !
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Eliminer le liseron : La solution miracle ?
Quel jardinier n’a pas en horreur le liseron ? Il est vrai qu’il est particulièrement difficile de se débarrasser de cette plante volubile envahissante. Pourtant, le liseron, comme toute les “mauvaises herbes” a ses raisons d’être. Nous allons voir dans cet article que cette adventice peut même s’avérer utile au jardin ! Alors, comment se réconcilier avec le liseron ? Quelles sont les solutions pour éliminer et limiter le développement de cette vigoureuse plante adventice.
Plusieurs raisons de se réconcilier avec le liseron !
Le Liseron est une plante herbacée vivaces à rhizome plus ou moins charnu, de la famille des Convolvulacées, à tiges volubiles et feuilles en forme de flèche. En France les espèces présentes appartiennent aux genres Calystegia, comme le liseron des haies ou Convolvulus comme le liseron des champs.
Les Liserons sont des plantes très mellifères ce qui les rend utiles pour le jardin ou autour des vergers. Fleurissant de juin à octobre, le liseron attire de nombreux insectes pollinisateurs, dont les abeilles qui sont friandes de ses fleurs au parfum d’amande), favorisant ainsi la production de fruits et de légumes. De plus, les Liserons possèdent une floraison à l’aspect très décoratif. Le rôle ornementale de cette plante sauvage n’est donc pas à sous estimer.
Le liseron des haies possède aussi une utilité à des fins médicinales. Le liseron indique est aussi une plante indicatrice. En effet, cette plante indique un sol tassé et une terre riche en azote. Il s’installe notamment sur les sols manquant de silice, ce qui permet justement de remédier à ce manque. Grâce à ses racines plongeantes et très profondes, le liseron est une plante-engrais particulièrement riche en nutriments. La plante entière séchée pourra être apportée au compost qu’elle enrichira en azote et divers oligo-éléments.

Le liseron des haies (Calystegia sepium) ! Plusieurs solutions mais pas de miracle pour éliminer le liseron du jardin !
Effectivement, pour se débarrasser de cette plante adventice au jardin, il n’y a malheureusement pas de solution miracle. Différentes méthodes permettent toutefois d’éliminer partiellement le liseron, ou en tout cas de limiter son développement, à condition d’avoir de la patience. Tout d’abord, il faut savoir que le binage ou le sarclage, n’est pas adapter car ces opérations multiplient le liseron. Il faut donc appliquer d’autres méthodes pour en venir à bout.
-Le désherbage à la main est à faire au printemps ou en début d’été, la terre doit être plutôt sèche. Il est impératif de retourner délicatement la terre avec une fourche-bêche ou une grelinette sur environ 25 à 30 cm de profondeur. Enlever tous les bouts de racines. Cette action est délicate, il ne faut pas casser les racines. Un seul bout oublié et le liseron repart !
-Sur une plate-bande envahie par le liseron, la méthode dite de « solarisation » donne de bons résultats. Pour cela, couvrez la plate-bande par une épaisse bâche noire en prenant soin d’en enterrer les bords. Laissez cette couverture en place pendant plusieurs mois. Si vous le souhaitez, camouflez-la avec un paillis.
-La technique de l’eau bouillante. Plutôt que jeter l’eau de cuisson de vos pâtes ou de vos pommes de terre, versez-la sur le liseron et sur les mauvaises herbes. Utilisez cette eau lorsque elle est encore tiède ou bouillante.
-Pour éliminer le liseron, certaines plantes nettoyantes ont également fait leur preuves, c’est le cas des végétaux de la famille des tagètes, toxiques pour le liseron. De manière préventive, essayez l’œillet d’Inde, ou Tagetes patula ou encore la Tagetes nématicides, une plante dont la racine sécrète des substances herbicides anti-liseron, anti-chiendent et anti-nématodes.

Le liseron des champs (Convolvulus arvensis) ! Quoi qu’il en soit n’utilisez jamais de désherbant chimique pour en venir à bout. Les herbicides font plus de mal que de bien à votre jardin. Laisser un petit commentaire, pour nous dire si vous tolérez le liseron dans votre jardin et vos méthodes pour l’éliminer ou limiter son développement.
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Le bouturage : Un façon rapide et économique pour multiplier les plantes de votre jardin !
Le bouturage est un mode de multiplication économique et rapide qui permet d’obtenir un nombre important de sujets à partir d’un même pied mère. C’est également la technique idéale pour reproduire à l’identique une plante qui vous plaît dans votre jardin ou encore dans celui d’un(e) ami(e). Selon les espèces, on bouture au printemps, en début d’été, en fin d’été ou en automne, mais pour de nombreuses plantes et arbustes, le mois d’août est souvent la période la plus favorable. Pourquoi est ce le moment opportun pour bouturer et comment procéder ? Découvrez nos secrets de la réussite du bouturage d’été !
Le mois d’août, la période la plus favorable !
A la faveur des chaleurs estivales, le cycle végétatif de la plupart des végétaux marque généralement un petit coup d’arrêt. Puis en août, un redémarrage s’opère, lequel marque le signal attendu pour tailler les haies, mais aussi multiplier les plantes par le bouturage. Pour de nombreuses espèces de votre jardin, la fin de l’été est la période la plus favorable. En effet, c’est à ce moment là que les tiges à bouturer sont « semi-aoûtées », c’est-à-dire que la base des tiges est déjà dure et la pointe encore tendre. C’est par exemple le moment pour faire des boutures de vos citronniers et autres agrumes, mais aussi des arbustes tels que l’Abélia, l’Aucuba, le Buddléia, le groseillier à fleurs, l’Hortensia, le Millepertuis, le rosier, le troène ou encore vos plantes à fleurs comme les Fuchsias, les Géraniums, les Hibiscus, les Impatiens…

Comment procéder au bouturage d’été ?
Bien prélever la bouture est le secret de la réussite. Cette dernière doit être saine, exempte de maladie et de préférence sans fleurs. Choisissez donc une plante-mère correspondant à ces trois critères. À l’aide d’un sécateur désinfecté, couper une portion de tige ou de branche de 10-15 cm en biseau juste sous un « œil ». Supprimez ensuite toutes les feuilles, à l’exception de celles du sommet de la tige, le but étant de limiter l’évaporation et de permettre une bonne reprise.
Il est conseillé d’employer une hormone de bouturage afin de favoriser la reprise de boutures. Beaucoup de jardiniers utilisent de l’hormone de bouturage de synthèse afin de favoriser l’émission et la croissance des racines. Mais, il faut savoir qu’il existe une méthode naturelle alternative et tout aussi efficace qui vous permettra aisément de fabriquer vous-même votre propre hormone de bouturage grâce à des branches de saule, je vous invite à lire cet article : L’eau de Saule : Hormone de bouturage naturelle !
Placez ensuite vos boutures dans un mélange mi-tourbe, mi-sable ou encore un terreau à semis que vous aurez humidifié auparavant. Lorsque vos petits godets sont prêts, placez-les dans un endroit ombragé, à l’abri des vents et des fortes expositions, mais arrosez modérément sous peine de provoquer la pourriture. Certaines variétés ont vraiment besoin de beaucoup d’humidité ambiante, une solution consiste à entourer le pot d’un sachet en plastique maintenu avec un élastique ou encore d’utiliser une mini-serre de culture. Rempotez par la suite vos boutures quand cela semble nécessaire.
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Le marquage des fruits : Une technique ancienne, toujours tendance !
Bien que très populaire à l’époque du Roi Soleil (1638-1715) jusque vers la fin du 19e siècle en Europe et au Japon, le marquage des fruits est une technique encore plus ancienne qui a bien failli disparaître. Louis XIV émerveillait déjà ses hôtes en leur offrant des fruits marqués à son effigie, mais l’origine du marquage sur fruits remonte bien au-delà. En effet, l’agronome Ibn Al’Awwam, ayant vécu au 12e siècle à Séville en faisait déjà mention dans son traité “le livre de l’agriculture”.

Après avoir ôté le sachet qui protège la pomme de la lumière, le pochoir est collé sur la pomme – Aux Jardins Fruitiers de Laquenexy. Le marquage des pommes : Mode d’emploi
La méthode de marquage des pommes consiste simplement à cacher du soleil une partie de l’épiderme du fruit, soit avec un papier collé avec de la gélatine, soit avec un sticker, soit directement avec une peinture alimentaire. A Montreuil, on a surtout utilisé le pochoir en papier, puis, à partir de 1898, des négatifs photographiques, les deux étant collés avec de la gélatine. En mûrissant, la pomme prend sa couleur, excepté sous la forme où elle reste verte pâle, révélant ainsi le motif choisi. La forme est retirée après la récolte. A savoir que le résultat est encore meilleur si le fruit a été ensaché avant la pose du pochoir (comme sur la photo ci-dessous).

L’ensachage des fruits – Aux Jardins Fruitiers de Laquenexy. La technique du pochoir, étape par étape :
- Vers le mois de juin-juillet, sélectionner les pommes les plus exposés au soleil.
- Ensacher ces fruits pour les priver de lumière.
- Compter 3 mois, le temps que les pommes grossissent.
- Puis 30 jours avant la récolte, retirer le sachet.
- Badigeonner la pomme de gélatine (1 mesure pour 4 volumes d’eau)
- Appliquer le pochoir de votre choix.
- Essuyer la colle avec une éponge humide.
- Récolter vos pommes environ 1 mois plus tard.
Une fois le fruit récolté, il sera lavé pour décoller le pochoir et révéler le marquage tant attendu. Sur le site de la Société Régionale d’Horticulture de Montreuil on apprend que l’art du marquage est facilité sur les variétés à épiderme délicat se colorant facilement. Le marquage fonctionne aussi très bien avec les pêches et certaines variétés de poires. En ce qui concerne la préparation des pochoirs, n’oubliez pas de tenir compte du fait que la partie cachée sera claire sur le fruit. Pour leur fabrication par découpage au ciseau, l’imagination n’a pas de limites (dessins, portraits, symboles, logos, silhouettes…), bref les possibilités sont nombreuses, de plus cette activité passionnante est parfaitement accessible aux amateurs et particulièrement adaptée aux associations d’arboriculture et aux ateliers pédagogiques.
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Comment lutter contre la cloque du pêcher ?
Au jardin, la cloque du pêcher est malheureusement une maladie assez courante qui touche les différentes variétés de pêchers et d’abricotiers. Cette maladie cryptogamique due au champignon Taphrina deformans engendre la déformation des feuilles et jeunes pousses, ce qui peut causer d’importants dommages aux arbres, voir même conduire à leur mort après quelques années ! Dans cet article, on vous dit tout pour s’en débarrasser de manière naturelle et biologique !
En effet, la cloque est une maladie très répandue. Elle doit son nom aux boursouflures que montrent les feuilles infectées. Elle s’attaque aux feuilles, aux jeunes pousses et parfois aux fruits qu’elle altère en surface. Les feuilles atteintes changent de couleur et deviennent généralement rouges ou vert pâle. Surtout, elles prennent un aspect tordu et enroulé puis s’épaississent et se boursouflent lorsque l’infection progresse.
L’évolution naturelle de la maladie est un brunissement des feuilles, qui se flétrissent et tombent de l’arbre à la fin juin ou début juillet. De plus les rameaux terminaux dépérissent, ce qui rend problématique le développement des fruits, l’année de l’infection, et le réduit l’année suivante. L’arbre devient plus fragile, et cette perte répétée des feuilles au printemps peut conduire à la mort de l’arbre après quelques années.

Comment prévenir l’apparition de la maladie ?
Le développement de la cloque étant à la fois précoce et très rapide, les mesures préventives sont impératives ! La première consiste à faire le choix d’une variété résistante dès la plantation, on choisira de préférence des variétés anciennes naturellement résistantes comme ‘Amsden’, ‘Bénédicte’, ‘Angevine de Marmande’, ‘Madame Girerd’, ‘Reine des vergers’ ou les pêchers issus de semis, en particulier les pêchers de vigne.
Afin d’éviter l’apparition de la maladie, il est aussi très important d’entretenir la vigueur de l’arbre et prévenir les carences. Les carences en zinc et en bore rendent le pêcher plus vulnérable à la cloque. Des apports de compost à l’automne lui permettront de mettre en réserve tout ce dont il aura besoin au printemps pour se défendre et éventuellement pour refaire des feuilles après une attaque de cloque.
On sait que la maladie est liées au climat : les hivers doux et pluvieux favorisent la conservation des organes infectieux. La germination des spores se produit généralement en fin d’hiver, au débourrement, à partir de 7 °C. Leur développement est favorisé par un printemps frais et humide. Si cela est possible, alors protéger l’arbre contre la pluie pendant les mois de janvier à mai.
Les traitements efficaces contre la cloque !
Seuls les traitements préventifs sont efficaces. Les traitements effectués après l’ouverture des bourgeons, ou pendant l’été, sont inefficaces. Alors, que faire si la maladie a déjà fait son apparition ? On peut simplement éviter la propagation de la cloque du pêcher en retirant les feuilles infectées, supprimer les branches les plus atteintes !
- Le traitement à la bouillie bordelaise doit se faire à la fin de l’automne, une fois que toutes les feuilles sont tombées, et à la fin de l’hiver, juste avant l’ouverture des bourgeons. L’arbre doit être traité au cuivre par une pulvérisation soigneuse de bouillie bordelaise, en respectant bien le dosage.
- Une pulvérisation de décoction d’ail en début de végétation est également efficace. Pour cela, hachez une dizaine de gousses d’ail, versez ce hachis dans 5 litres d’eau bouillantes puis laissez infuser environ 12 heures. Après ce laps de temps, pulvérisez directement sur le feuillage et arrosez le pied de l’arbre. Renouvelez ce traitement 2 à 3 fois à 3 jours intervalle. Cette décoction peut également s’utiliser sur l’ensemble de vos plantes concernée par les maladies cryptogamiques. Attention, une pluie lors de la pulvérisation ou immédiatement après, peut fortement limiter l’efficacité de ces traitements.
- Enfin, une autre solution naturelle et 100% biologique consiste à planter de l’ail directement aux pieds des pêchers. En effet, l’ail serait efficace grâce à sa diffusion naturelle d’allicine. C’est un composé organo-sulfuré abondant dans l’ail, dans les oignons et dans d’autres espèces de la famille des Alliacées. Ce composé présente des propriétés anti-bactérienne et anti-fongique. L’allicine fait partie des mécanismes de défense de certaines Alliacées comme l’ail contre les attaques d’insectes et autres maladies.
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Cultivez l’Absinthe pour protéger votre potager !
L’Absinthe (Artemisia absinthium) est une plante surtout connue pour sa liqueur surnommée « fée verte ». Mais l’Absinthe n’en reste pas moins une plante intéressante pour ses vertus décoratives, aromatiques et médicinales. Au potager, elle est à la fois décorative, aromatique et utile car son odeur repousse certains insectes nuisibles comme la mouche des semis des haricots et les altises des choux et son purin tue les pucerons et éloigne les acariens. Ainsi, l’Absinthe est tout bonnement une plante indispensable au jardin naturel !
L’Absinthe : De l’illégalité jusqu’au potager !
En effet, l’Absinthe est surtout connue pour avoir été l’ingrédient de base d’une boisson populaire au XIXe siècle. Rimbaud, Baudelaire et Verlaine étaient entre autres des buveurs d’absinthe. Interdite dans de nombreux pays depuis le début du XXe siècle, l’absinthe a été retirée du marché en grande partie à cause du tort qu’elle faisait aux producteurs de vin, en effet l’absinthe était vendu bien moins cher que le vin ce qui créer une situation de concurrence, de plus à cette époque les viticulteurs étaient confrontés à la crise du phylloxéra. L’absinthe est aujourd’hui de nouveau autorisée dans certains pays depuis quelques années, à condition que son taux de thuyone soit limité.
Dans le principe des cultures associées, l’absinthe, de par ses sécrétions racinaires d’absinthine, exerce un effet inhibiteur sur la croissance des plantes environnantes, ainsi que des adventices. Il est donc important d’éviter de la planter trop proches des plantes cultivées à cause de son effet allélopathique important. L’Absinthe est aussi de plus en plus connue dans la sphère des jardiniers, puisque elle éloignerait les pucerons et autres insectes nuisibles comme les altises et la piéride des choux par exemple. Il est aussi possible de réaliser des purins et macérations à partir de son feuillage.

L’Absinthe (Artemisia absinthium) ! Recette, dosage et utilités du purin d’Absinthe !
Il est très facile de réaliser son purin d’absinthe soit-même. Pour cela, il vous faut tout d’abord cueillir la plante entière. Placer ensuite la plante dans un récipient en plastique (surtout pas dans un récipient en fer) en mélangeant à la dose de 1 kg d’absinthe fraiche à dix litres d’eau. Une fois par jour pendant une dizaine de jours, mélangez l’ensemble. La fermentation du purin d’absinthe est terminée lorsque que la mousse à cesser de se former à la surface, entre 10 et 15 jours généralement.
Le purin d’Absinthe est efficace contre les carpocapses, les limaces, les piérides et les pucerons. Elle permet également de lutter contre les Altises, les Cécidomyies, les Hoplocampes, les mineuses des agrumes, les mouches de la cerise, les noctuelles et les sitones. Et il est aussi conseiller comme fongicide naturel contre la rouille du groseillier.
Il faut donc diluer 10 fois avant de pulvériser la solution (9 litres d’eau pour 1 litre de macérât ou de décoction). Les traitements peuvent être renouvelés en cas de grande invasion plusieurs fois à 10 jours d’intervalle. Mais attention, n’abusez pas de ce traitement car contrairement au purin d’ortie, il ne stimule pas la croissance des plantes !
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Jardinier-paysagiste et géographe de formation, je suis passionné par le monde végétal et ses innombrables curiosités. Fondateur de la Graineterie Alsagarden et militant d’un jardinage en accord avec la Nature, je suis aussi un fervent défenseur des variétés anciennes, libres et reproductibles. Découvrez mon parcours, mon histoire et mes dernières publications via ce lien !

Jardinage biologique : Le savon noir contre les pucerons et les cochenilles !
Le savon noir est un produit totalement naturel et biodégradable dont les propriétés sont connues depuis fort longtemps. Utilisé notamment pour l’entretien de la maison, pour les soins corporels ou encore pour le shampoing de vos animaux domestiques, ses vertus antibactériennes et insecticides en font également un allié précieux en jardinage biologique pour lutter contre les insectes nuisibles, notamment les pucerons et les cochenilles, mais aussi les araignées rouges, les thrips et les aleurodes !
Le savon noir, qu’est ce que c’est ?
Le savon noir est fabriqué avec des sels potassiques et un corps gras naturel, une huile végétale, généralement de l’huile de lin et ou d’olive. Dans le commerce on le trouve sous forme liquide ou en pâte molle. Pour une utilisation au jardin, il est conseillé de prendre du savon noir liquide car son emploi est plus facile. À condition de ne pas contenir d’additifs, le savon noir est inoffensif pour l’environnement. C’est un produit 100% naturel biologique et biodégradable. Attention donc à ne pas confondre avec le savon noir destiné à la cosmétiques qui contient parfois des additifs chimiques. Pour le jardin, il faut du savon noir naturel !

Le savon noir, un traitement efficace contre les pucerons ! Au jardin : Utilisation et dosage du savon noir !
Le savon noir liquide est utilisé comme insecticide de contact pour lutter contre les pucerons, les cochenilles, les araignées rouges, les aleurodes, les psylles et autres thrips. Il permet de tuer les larves et nettoie le miellat qui englue les feuilles.
La recette de l’insecticide à base de savon noir est très simple à réaliser : Dans un vaporisateur mettez 1 litre de l’eau tiède, ajoutez 4 à 5 cuillères à café de savon noir liquide. Secouez bien le tout et une fois refroidie, vaporisez le mélange sur les feuilles atteintes en prenant soin de ne pas oublier le dessous des feuilles. Renouvelez l’opération une à deux fois si nécessaire, pour être totalement débarrassé de ces insectes indésirables.
Le savon noir est également utile pour nettoyer les outils de jardins mais également les dalles ou autres supports en pierre. Compter 2 à 3 cuillères pour 5 litres d’eau chaude et frotter bien avec ce mélange.

Le savon noir est aussi un insecticide de contact pour lutter contre les cochenilles ! Quelques précautions et conseils d’usage du savon noir !
Comme pour tous traitements insecticides, certaines précautions sont à prendre pour une bonne efficacité : Tout d’abord, ne pas effectuer les pulvérisations les jours de pluie, ni les jours de grand soleil. Et pulvérisez plutôt le matin de bonne heure ou en fin de journée. Idéalement la température doit être inférieure à 20°C.
Bien que le savon noir soit un produit naturel et non toxique, il est recommandé de le conserver hors de portée des enfants et des animaux domestiques. Aussi pour ne pas nuire aux insectes auxiliaires du jardin, comme la coccinelle par exemple, utilisez le savon noir uniquement en cas de forte menace sur cultures et vérifier avant la pulvérisation s’il y en a sur la plante !
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